24/10/2008

La destruction d'un terril.

La Louvière - Jeudi 1er avril.1937.

 

On sait que notre Syndicat d'initiative aurait voulu boiser le terril Sainte-Marie, à Bouvy, afin d'en faire un point panoramique. Mais on s'est heurté au refus des Charbonnages de La Louvière, qui ne veulent pas se dessaisir de l'usage de ce promontoire. Comme l'enlèvement des terres coûterait une somme respectable, on a décidé de les faire sauter, en vue d'aménager un immense espace où l'on édifiera une cité ouvrière, pour remplacer' la cité de Bouvy (Ville). 

Des mineurs, s'emploieront, jeudi, vers 8 heures du matin, à réduire, avec des petites chargea de dynamite, l'immense cône de Sainte-Marie. Ce sera du plus curieux effet que ces explosions projetant les terres en l'air. Les habitants sont priés de se tenir à distance des opérations et de laisser leurs fenêtres ouvertes, de 8 à 9 heures du matin, pour éviter le bris des carreaux.

 Ces opérations se feront sans aucun danger, si toutes les précautions prescrites sont observées. 

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16/09/2008

Les moyens de transport.

Samedi 14 septembre 1929.

 

L'après-guerre a révolutionné les différents moyens de transport. Nous disions dernièrement qu'un marchand de crème à la glace transportait sa matière froide dans une somptueuse limousine.

 

Le laitier, le marchand de beurre et d'oeufs viennent maintenant de la campagne dans leur auto. Le vieux cheval est ainsi mis au rancart. Mais nous avons, ce matin, assisté à une petite scène provoquée par le passage d'un nouveau tracteur non breveté, il est vrai, mais qui a certainement fait ses preuves.

 Il s'agissait d'une moto remorquant à l'aide d'une corde une petite charrette dénommée "queue de brasseur", sur laquelle il est vrai aussi, l'un de nos plus sympathiques sportsmen avait pris place. Et il fallait qu'il soit acrobate pour se tenir en équilibre sur le véhicule ballotté dans les virages. Mais "maugré-tout" ce curieux tandem accomplit sa mission sous l'oeil amusé du public.

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12/09/2008

Un nouveau brevet.

La Louvière - Dimanche-Lundi 23-24 décembre 1928.

 

Un Louviérois vient de faire breveter un petit moteur qui, placé à côté de chaque téléphone, actionne la manivelle, ceci afin d'éviter toute fatigue pour appeler les demoiselles du téléphone. Déjà, de nombreuses commandes sont parvenues.

 Ce Louviérois est sur le chemin de la fortune. Nous félicitons chaleureusement ce bon citoyen, qui évite ainsi à tous ceux qui doivent se servir du téléphone, des fatigues inutiles et très dangereuses pour les nerfs. Le Gouvernement devrait reconnaître les services rendus et décorer ce bienfaiteur de l'humanité.

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29/08/2008

En battant du tambour.

La Louvière - Mercredi 1er juin 1927.

 

M. Aloïs Dekimpe, tambourineur, et un compagnon batteur de caisse, partiront dimanche, à 3 heures du matin, du Mitant-des-Camps, pour se rendre à pied à Bruxelles, en jouant de leurs instruments, sur tout le parcours. Les deux musiciens originaux reviendront, par la même voie, toujours en battant tambour et grosse caisse, ayant couvert ainsi 90 kilomètres. Il y aura foule pour assister à l'arrivée de ces deux piédestrans. Pour peu que le soleil prodigue ses chauds rayons, ce sera là une belle performance. Bon courage les amis!

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27/08/2008

Le terrain contraire.

La Louvière - Mercredi 4 mai 1927.

 

Dans une commune du Centre, il vient d'arriver à un mandataire communal, une mésaventure bien ennuyeuse. Ce mandataire avait acquis un terrain sur lequel il fit bâtir une maison. Or, celle-ci édifiée, on vint lui faire observer qu'il s'était trompé et qu'il avait élevé son habitation sur un "terrain contraire", n'appartenant pas au même propriétaire. Souhaitons pour l'édile en cause, que cette affaire puisse s'arranger. Mais tout de même...

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21/08/2008

Taxes sur les chiens.

La Louvière - Mardi 11 mai 1926.

 

A partir de 1926, il est dû une taxe d'Etat de 15 francs par chien ordinaire et de 30 francs par chien de luxe, payable au bureau du receveur des contributions du domicile ou de la résidence des propriétaires, ou détenteurs de chiens imposables. Cent centimes additionnels sont perçus au profit de la province; les taxes susvisées sont donc doublées pour l'année en cours; elles doivent être acquittées avant le 18 mai prochain. Il sera remis au déclarant, avec la quittance de la taxe, une médaille dont le chien doit être muni lorsqu'il circule sur la voie publique; cette médaille est en cuivre rouge pour les chiens ordinaires, et en cupronickel pour les chiens de luxe. Sont considérés comme chiens de luxe, qu'ils soient de race pure ou croisée: A - Tous dogues, bouledogues, grands danois, ou dogues d'Ulm, Saint-Bernard, Terre-Neuve, Léonberg, chiens des Pyrénées, chiens-loups, Mastiffs, Boxers, Doberman, lévriers, chiens de berger (de Brie, de Beauce, d'Angleterre ou Bobtails, d'Ecosse ou Coleys, Hollandais, Allemands, Groenendaels,. Malinois, Tervuren, etc.), bouviers, loulous ou Spitz, chows-chows, chiens de Ténériffe, caniches, chiens-levrettes, whippets, petits-danois ou chiens de Dalmatie, terriers (notamment fox-terriers), schipperkes, carlins, griffons, brabançons, petits épagneuls d'appartement (pékinois, spaniels), bichons (Maltais, Havanais, chiens-lions), Pinschers, bassets;B - Tous chiens de chasse ou servant a la chasse;C - Tous autres chiens dont la valeur marchande, dépasse notoirement 150 francs. Dès le 18 mai, le recouvrement des taxes qui n’auraient pas encore été payées à cette date, et la remise de la médaille seront effectués par la poste, aux frais des intéressés (minimum, 80 centimes). Les contrevenants encourent le triplement de leur taxe, indépendamment d'une amende de 50 â 1000 francs.

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13/08/2008

Croquis

La Louvière - Mardi 20 octobre 1925.

 

J'ai voulu connaître l'âge de Victor et j'ai consulté la liste électorale. J'ai lu: "Né à Saint-Vaast le 2 mars 1854".Né à Saint-Vaast, parce qu'au moment de sa naissance, La Louvière n'était encore qu'un hameau: mais il est, en réalité Louviérois, puisque, comme il le dit lui-même, est "né massif de Baume". Est tellement Louviérois qu'il est de ceux qui prétendent que c'est Baume qui a donné naissance à La Louvière. Il vous prouvera, du reste, par des documents authentiques, qu'à une voix près, le centre administratif de notre ville, lors de sa fondation, aurait été porté sur les rives du Rieu de Baume. Et La Louvière n'aurait été qu'un vulgaire hameau... Traditionaliste par excellence, ne veut pas quitter ce quartier, où il est, du reste, entouré d'une affection et d'une estime peu communes. A gardé une verdeur extraordinaire. C'est probablement parce qu'il a été à l'Ecole militaire, qu'il fut officier instructeur des gardes civiques et qu'il remplit les fonctions de moniteur des gymnastes du Cras-Culot et de la Ville de Houssu. A d'ailleurs toujours aimé les militaires. Au point que lorsqu'on construisit la nouvelle gendarmerie, il fit bâtir sa maison actuelle à côté et eût l'insigne honneur de pouvoir percer une porte dans la cour de la caserne, pour permettre aux gendarmes d'aller se désaltérer aux sources de sa cave renommée. Etait anciennement coiffeur! Dans le temps, exerçait même des talents de grimeur en noircissant de cirage le visage des gamins, les mardis de ducasse. Avait aussi l'habitude de leur enduire la figure de sirop et d'y coller des plumes... N'a pas gardé rancune à La Louvière de ce que la commune ne soit pas à Baume; n'a jamais manqué d'assister à une séance du Conseil communal, dont il est souvent l'unique auditeur. A même entrepris spontanément et sans aucune préoccupation d'intérêt pécuniaire, la tâche importante et cependant dédaignée de nos édiles, d'archiviste communal. Consigne dans plusieurs gros volumes tous les faits administratifs, politiques ou autres, qui se sont passés dans la commune depuis sa fondation. A des pages tantôt drôles, tantôt pathétiques, sur les faits les plus divers. Vous y trouvez enregistrés: l'inauguration du monument Mairaux, la déportation des hommes en Allemagne, le nombre d'aventures amoureuses du célèbre étalon Rêve d'Or, les grèves des charbonnages d'Houssu, les sections des conduites d'eau dans les différentes rues de La Louvière, la date de naissance des maçons qui ont posé la première pierre des principaux édifices louviérois, etc., etc., etc. Il montre ses archives à ses intimes ou à leurs amis. Quand on est encore plus intime, il vous offre un cigare d'avant-guerre. Devait en avoir une fameuse collection; prétend cependant chaque fois qu'il vous en présente un, que c'est le- dernier... Porte sur la tête une calotte et sur la figure une grande moustache â la hussarde, qu'il brosse fréquemment du revers des doigts, crache légèrement du bout des lèvres dans son comptoir, en vous servant une "saison". Pose l'index sur le front à la manière de "Je sais tout" chaque fois qu'il vous communique un souvenir intéressant. Est amusant au possible et est le boute-en-train des excursions qu'il effectue périodiquement avec les gens de son quartier.  Prétend et doit avoir raison, que sa cave et les soins donnés, procurent à sa bière une qualité égalant celle de la saison d'avant-guerre. Beaucoup de gens habitant même à une lieue vers le sud-est de notre ville, préfèrent ne pas prendre le tram au Drapeau Blanc, pour aller déguster un kilo chez Victor. (Le kilo est une mesure de capacité qui équivaut à une pinte jaugée). Il a tellement conservé les vieilles habitudes qu'il ne parvient pas à mettre le prix de ses consommations au taux de l'index-number. Sans vouloir faire de la réclame, nous vous invitons â aller vous en rendre compte... Vous ferez ainsi connaissance du type louviérois le plus original…, et le plus sympathique.

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