31/01/2007

Le krach Mabille.

Houdeng-Aimeries - Samedi 3 novembre 1928.

 

Le tribunal de commerce de Mons, qui a déclaré la faillite du banquier Léon Mabille, de Houdeng-Aimeries, vient de désigner un deuxième curateur, Me René Leroy, avocat à Houdeng-Aimeries, qui a été adjoint à Me Roger Delcenserie, avocat à La Louvière, précédemment désigné. Cette décision a été prise à cause de l'importance de l'affaire, qui prend chaque jour de plus en plus d'ampleur et, aussi en raison des difficultés que rencontre l'examen de la situation du failli.

 

Le parquet et le tribunal de commerce de Mons n'ont trouvé aucun document qui puisse leur permettre d'établir une situation nette et précise de Mabille, qui ne tenait aucune comptabilité et ne peut produire aucun compte. C'est par l'afflux des plaintes qui se sont produites et qui continuent à arriver, que l'on parviendra à connaître, aussi approximativement que possible, l'étendue du krach. Beaucoup de gens sont complètement ruinés par les agissements du financier véreux. Ses victimes sont principalement des ouvriers et des petits bourgeois de la région, qui lui avaient confié leurs économies, dans le but de les faire fructifier et qui ont perdu tout leur avoir. Mabille avait aussi parmi ses clients, des gens habitant aux divers points de la province, et l'on cite, notamment, le cas d'une femme de Tournai, qui est complètement ruinée, après avoir perdu dans l'affaire une somme de 218.000 francs.

 

Au parquet de Mons, on a l'impression que le déficit de Mabille sera bien de cinq millions, en regard de quoi il ne présente qu'un actif absolument nul. Nous avons dit que l'immeuble qu'il possède est hypothéqué au delà de sa valeur et que son mobilier est saisi par l'administration des Finances, pour assurer le paiement de contributions qui sont dues. Dans les caisses du banquier, il n'y avait pas un sou et, au moment de son arrestation, il n'avait sur lui qu'une somme de 200 francs. C'est tout son actif.

 

Ce sont de malheureuses spéculations boursières qui ont consommé la ruine de Mabille qui, il y a peu de temps, possédait un avoir de plusieurs millions. Il a tout perdu ce qu'il possédait, en même temps que les fonds qui lui avaient été confiés, ayant travaillé avec la plus grande audace et au hasard, acceptant d'effectuer des opérations importantes, dont certaines atteignaient le million d'un seul coup.

 

On prévoit que l'instruction du parquet et les recherches des curateurs seront longues et laborieuses; mais, contrairement à ce qui a été dit, il n'est pas question d'opérer de nouvelles arrestations dans cette affaire, les agissements de Mabille ayant été effectués par lui seul.

16:30 Écrit par La Petite Louve dans Finance | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : banque |  Facebook |

Le krach financier.

Houdeng-Aimeries - Mardi 30 octobre 1928.

 

Comme on le pense, la nouvelle de la déconfiture de la Banque Mabille, a mis en émoi, non seulement les deux Houdeng et les environs, mais aussi les communes du Roeulx, de Naast et de Gottignies, où la dite banque comptait de nombreux clients.

 

Les plaintes continuent d'arriver à la gendarmerie et à la police; on cite tel ouvrier houilleur, qui perd 100.000 francs; tel petit patron, qui écope pour 70.000 francs; tel autre ouvrier, qui en est pour 35.000 francs, etc. Il y a lieu d'ajouter la foule des souscriptions pour les "Briqueteries de la Campine", société qui n'a jamais fonctionné.

 

Les locaux de la banque sont hypothéqués pour cinq fois leur valeur et il n'y a rien à espérer de la vente; en ces derniers temps, M. Mabille a remboursé des sommes assez conséquentes; mais comme la faillite remonte au 20 avril 1928, les personnes qui ont reçu des sommes au détriment de la masse des créanciers, seront forcés de rapporter ce qu'ils ont reçu indûment.

13:30 Écrit par La Petite Louve dans Finance | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : banque |  Facebook |

Un krach de cinq millions.

Houdeng-Aimeries - Samedi 27 octobre 1928.

 

Le parquet de Mons a fait procéder à l'arrestation d'un financier de Houdeng-Aimeries, le nommé Léon Mabille, dont le passif serait d'au moins cinq millions. Il est prévenu d'escroqueries, de détournements et de banqueroute et sa situation paraît, pour le moins, embrouillée.

 

Il y a déjà plusieurs mois que, à la suite de plaintes qui lui étaient parvenues, le Parquet de Mons s'occupait des affaires de Mabille, mais celui-ci avait promis de désintéresser ses créanciers et, en attendant les résultats d'une expertise qui avait été ordonnée, on crut qu'il tiendrait ses engagements. Les faits ont établi que certaines victimes du financier avaient été remboursées, mais ce fut au détriment d'autres dupes.

 

Actuellement, le Parquet de Mons est saisi de 57 plaintes et l'expert qui a été chargé de vérifier la situation de Habille et qui n'a trouvé ni comptes ni comptabilité, a d'autre part, découvert de faux bordereaux. L'escroc avoue un passif de deux millions et demi environ, mais, comme nous le disons plus haut, il est possible qu'il sera au moins du double. Les victimes sont de petits épargnants qui sont ruinés par les agissements de Mabille.

 

Mabille, qui avait établi des succursales de sa maison au Roeulx, à Bracquegnies et à Maurage, employait des démarcheurs qui s'occupaient, surtout, à trouver des clients consentant à déposer de l'argent en compte de dépôt. C'est de ce argent que Habille se servait pour spéculer en Bourse et qu'il a perdu les sommes qui lui avaient été confiées pour des usages déterminés et celles provenant de la vente de titres appartenant à des clients dont il n'avait jamais fait les comptes. Mabille avait également édité une feuille financière, "Les Avis Boursiers", qui lui servait à faire des dupes, mais dont il avait abandonné la publication il y a quelque temps.

 

A côté du passif du financier, il n'y a rien comme actif. Mabille est propriétaire d'un immeuble d'une certaine valeur, mais il est hypothéqué pour ce qu'il vaut; quant à son mobilier, il a été saisi par l'Administration des Finances pour garantir le payement de contributions arriérées, et dont la réalisation sera à peine suffisante pour payer ses dettes.

On croit que le nombre de victimes de Mabille n'est pas encore entièrement connu et l'on craint que le passif soit encore plus élevé qu'on le suppose.

 

LA FAILLITE EST DECLAREE.

 

Le Tribunal de Commerce a déclaré, cet après-midi, la faillite de la "Banque Mabille et Valentin".

 

Le curateur est Me Delcenserie et le juge-commissaire, H. F. Richard.

09:15 Écrit par La Petite Louve dans Finance | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : banque |  Facebook |

30/01/2007

Le pétrole dans le Centre.

Mercredi  8 août 1928.

 

LES TRAVAUX DE RECHERCHE DANS LES DEUX-HOUDENG.

 

Nous avons fait mention dans nos précédentes publications des travaux exécutés au hameau du Pont-du-Sart, à Houdeng-Aimeries, en vue de rechercher du pétrole.

 

Le deuxième sondage, en cours à ce moment, a été terminé depuis et a atteint une profondeur de 43 mètres, donnant des résultats aussi satisfaisants que le premier.

 

Depuis lors, un troisième sondage a été entrepris de l'autre côté du Pont-du-Sart, mais sur le territoire de Houdeng-Goegnies, les deux communes mitoyennes n'étant séparées que par le Thiriau du Sart, ruisseau de peu d'importance.

 

Ce dernier travail est, actuellement, à une profondeur de 17 mètres et des constatations, plus intéressantes que les précédentes, ont été faites. Un sondage de 3 à 4 mètres, dans une source située à environ 10 mètres, a amené, à la surface de celle-ci, des traces bien caractérisées de corps huileux; le même fait a été constaté dans la cave d'une maison voisine.

 

Un quatrième sondage est prévu près du chemin de fer du Roeulx, dans la direction nord et également sur le territoire de Houdeng-Goegnies; un cinquième aura lieu encore plus au nord, près de la ferme Meuter. Enfin, un sixième sera exécuté dans la direction de la ville du Roeulx.

 

Tous ces travaux de recherches ont pour but de déterminer l'endroit où un sondage plus important sera creusé; il est question de lui donner une profondeur de 1.000 à 1.200 mètres, afin d'atteindre le fond de la cuvette où doit se trouver le pétrole, selon les prévisions des spécialistes.

 

Pour terminer, ajoutons qu'une demande a été adressée aux autorités supérieures, par le syndicat de recherches, de pouvoir occuper environ 300 hectares, se trouvant dans la partie nord de Houdeng-Aimeries et joignant le territoire de la ville du Roeulx. Tout fait donc prévoir que les travaux de recherches seront poussés activement.

20:15 Écrit par La Petite Louve dans Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : petrole |  Facebook |

A la recherche de pétrole.

Houdeng-Aimeries - Mardi  15 mai  1928.

  

Il y aurait sur le territoire d'Houdeng-Aimeries, à l'endroit dit "Moulin Collet", du pétrole. Des spécialistes bruxellois sont venus, ces jours derniers, commencer des recherches. Ils ont commandé un moteur dans le but de commencer les sondages.

17:15 Écrit par La Petite Louve dans Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : petrole, moulin |  Facebook |

Une oeuvre d'art.

Houdeng-Aimeries - Mercredi 21  octobre 1925.

 

C'est celle qu'on peut admirer sur notre place Communale, près du pont du canal. Dans le but de masquer l'urinoir établi près de l'église, on y a élevé un mur en béton qui n'a, avec l'esthétique, que de très lointains rapports.

 

Franchement, c'est affreux, et il nous semble qu'on aurait pu, sans mettre les finances communales en péril, installer un écran d'un caractère un peu plus artistique.

 

Faut-il toujours qu'Houdè se distingue?

15:15 Écrit par La Petite Louve dans Equipements publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : urinoirs |  Facebook |

Démolition d'un calvaire.

Houdeng-Aimeries - Samedi 26 juillet 1924.

 

Un des derniers vestiges de notre commune, déjà si ancienne, va disparaître. Vendredi matin, le premier coup de pioche du démolisseur a été donné dans notre Vieux Calvaire de la rue de la Tombelle. Depuis longtemps, son état laissait à désirer et il va disparaître pour faire place à un édifice, peut-être plus moderne, mais qui n'aura plus le caractère naïf de l'ancien, laissé depuis longtemps à un abandon lamentable.

 

Il est à espérer que les deux pilastres du bas de l'escalier, qui rappellent la fondation du Calvaire, seront conservés à titre de souvenir.

13:15 Écrit par La Petite Louve dans Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : calvaires |  Facebook |