07/02/2007

La question de l'Hôtel de Ville.

Houdeng-Aimeries - Dimanche 24 avril 1921.

 

Dans une de leurs circulaires, les camouflés font allusion à l'acquisition du château des demoiselles Debauque, acquisition qu'on représente comme onéreuse pour la commune.

 

Coupons les ailes à ce canard, en n'envisageant réellement que le développement de Houdeng-Aimeries, c'est une magnifique opération. Tout d'abord, au point de vue intrinsèque, il n'y a rien à critiquer.

 

L'Administration communale a acquis pour la somme de 100000 francs, une propriété qui a une valeur de 200 à 250000 francs;. le terrain, d'une superficie de 65 ares, représente 40000 francs.

 

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Le château Debauque, avant sa transformation en Maison communale.

 

Mais il y a un autre point qui a quelqu'importance ; c'est celui-ci: à la rue Boël et à l'avenue des Champs, il y a des emprises à faire qui, tôt ou tard, devront s'exécuter; elles représentent une somme assez élevée. Si nous ajoutons à cela le produit de la vente éventuelle de l'ancienne Maison communale et les subsides qu'on peut équitablement espérer, nous voyons qu'il faut déduire du coût total au moins une somme de 50 à 60000 francs. Nos lecteurs avoueront que, pour 40 à 50000 francs on ne pouvait faire une meilleure acquisition: il n'existe peut-être pas en Belgique, un Hôtel de Ville placé dans une situation aussi belle; ajoutons, ce qui n'est pas négligeable, que les services communaux y sont installés dans des conditions parfaites, qu'il était impossible de réaliser dans les infectes locaux - le mot n'est pas trop fort - de la place Communale.

 

Il est à remarquer que le nouvel immeuble est en excellent état de conservation et d'entretien et que tous les visiteurs se montrent très admirâtifs des magnifiques conditions, dans lequel il se trouve.

 

Mais il y un point de vue bien plus important et qu'il faut envisager sans parti pris, car de lui dépend la vie ou la mort de Houdeng-Aimeries.

 

Avant la construction du canal du Centre, la population de Houdeng-Aimeries était égale, si pas supérieure, à celle de Houdeng-Goegnies. Elle lui est, aujourd'hui, inférieure de plus de 1500 habitants. Pourquoi?

 

Parce qu'on n'a pas su, en temps opportun développer des quartiers à bâtir, de façon à compenser la disparition des maisons, dont l'expropriation avait dû être faite pour le canal.

 

On avait prévu, il y a 30 ans, sur le champ du Calvaire, de nouvelles artères; mais le projet en resta là, à part l'amorce de la rue Arthur Putsage; actuellement, malgré les difficultés de l'heure, le projet est repris et l'érection du nouvel Hôtel de Ville va permettre de lui donner un développement impossible précédemment: à quelque chose, malheur est bon!

 

19:15 Écrit par La Petite Louve dans Bâtiments publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maison communale, chateau |  Facebook |

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