18/04/2007

Encore la question du passage à niveau.

Houdeng-Goegnies - Mercredi 31 août 1932.

 

La question si controversée de la suppression du passage à niveau de Houdeng-Goegnies va-t-elle enfin être résolue de façon pratique et satisfaisante.

 

On sait que le Département des Travaux publics ne veut rien entendre au sujet des solutions comportant le détournement de la route de Mariemont à Soignies.

 

D'un autre côté, nous nous sommes déjà fait l'interprète des vives et légitimes protestations que soulève le projet retenu par le Gouvernement.

 

Or, voici qu'un architecte, M.Pol Votquenne, vient de nous présenter une nouvelle solution qui remédie aux principaux défauts de ce dernier projet. Dans cette solution, la route reste directe, mais passe en tunnel depuis la rue Deburges jusqu'au delà du chemin de fer, et ce tunnel est interdit aux piétons. Pour ceux-ci, il est prévu, à côté du tunnel, un passage de six mètres de large sous le chemin de fer, avec courtes rampes d'accès.

 

La circulation des piétons reste aussi presque entièrement au niveau de la route actuelle, à la grande satisfaction des maisons de commerce existantes.

 

Les routes vers la station, le rivage des Charbonnages de Bois-du-Luc et les Verreries du Centre auraient, en moyenne, 8 mètres de large, avec chaussée de 5 m. 50. Les autos pourraient donc s'y croiser et s'y dépasser à l'aise.

 

L'auteur profite de la situation nouvelle pour créer une place d'environ un quart d'hectare en face du magasin de M. Masquelier.

 

Il préconise d'établir, sous cette place, une station de tram genre Métro, avec deux voies, deux quais et un escalier d'accès débouchant à la rue Léopold II. Enfin, il prévoit la transformation du terrain des anciens laminoirs en cité-jardin, avec un grand immeuble à logements multiples. Le plan est intelligemment conçu et de belle allure.

 

Nous prévoyons que cette nouvelle solution pourrait rallier de nombreux partisans.

 

Une objection cependant: pas plus que celui des Ponts et Chaussées, Ie projet Paul Votquenne ne se préoccupe pas de la situation qui serait créée à quelques magasins entre le château de M. Defévrimont et la rue Deburges. Si, Vraiment, on ne pouvait éviter certains dommages, il conviendrait impérieusement d'en assurer la réparation.

 

L'exécution de ce projet coûterait quelques trois millions au trésor; mais l'utilité de ce travail n'est pas contestée par personne - et puis, c'est de l'occupation en perspective pour nos chômeurs.

17:45 Écrit par La Petite Louve dans Equipements publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : passage a niveau |  Facebook |

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