20/04/2007

Après la suppression du pont tournant Capitte.

Houdeng-Goegnies - Samedi 23 décembre 1933.

 

C'est donc le 29 décembre que l'on procédera, à Mons, à l'adjudication du passage supérieur au-dessus du canal du Centre, destiné à supprimer le pont tournant, le Iong de la chaussée de Soignies à Mariemont.

 

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Le Pont Capitte.

 

L'information, publiée, dans notre numéro du dimanche 17 est erronée dans son estimation bénévole finale.

 

L'exécution de ce travail n'a pas pour résultante de faire disparaître le projet de l'Administration communale relatif à la suppression du passage à niveau, bien au contraire: le passage supérieur dont question en fait partie. Il ne faut pas le confondre avec le projet de M. Jules Draily présenté en 1928-1929, qui prévoit le détournement de la chaussée suivant le canal à gauche, en le traversant par passage supérieur, pour passer sous le chemin de fer de l'Etat et venir rejoindre la route à proximité de la rue Léopold II.

 

Cette conception disparaît du moment que. l'Etat adopte le passage au-dessus de l'actuel pont tournant.

 

Mais le projet de l'Administration communale existe toujours.

 

Pour éviter toute confusion, nous allons rappeler ce qu'il comporte, nous mettant dans la position de l'usager venant de La Louvière:

1° le passage supérieur que l'on adjuge aujourd'hui.

2° le détournement de la chaussée sur toute sa largeur, dès vingt mètres au-delà de la rue de l'Ascenseur, vers la gauche. La route passera dans les ruines du vieux laminoir, sous le chemin de fer de l'Etat, pour venir au carrefour des rues Deburges et Léopold II.

 

Ce détournement a l'avantage de se présenter sous une courbe de grand rayon; il nécessitera l'expropriation de trois maisons en bas du vieux laminoir et des habitations faisant le coin des rues Deburges et de la Chaussée.

 

Il aura l'avantage de ne coûter que 3 millions et demi.

 

Mais l'Administration des Ponts et Chaussées n'en veut pas. Elle veut que la chaussée passe sous le passage à niveau. Elle veut anéantir un des plus beaux quartier du village.

 

Elle veut entraîner l'Etat dans une aventure qui coûtera des millions et des millions.

 

Nous disons une aventure, tant l'état du sol est dangereux.

 

Elle veut, ensuite, donner naissance à de nombreux procès et dans lesquels, quoi qu'on dise, la situation de l'Etat ne sera pas bien claire. Il n'a pas le droit, en effet, d'anéantir des industries, des ventes de charbon au comptant, en rendant leur accès, si pas impossible, du moins plus difficile.

 

Et ce qui est vrai pour l'industriel, l'est aussi pour le particulier.

 

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La passerelle, le pont Capitte et la chaussée montant vers Houdeng-Goegnies. 

 

Le Commission sénatoriale, lors de sa visite des lieux, a été bien surprise d'apprendre que l'Administration communale avait un projet de détournement de la route, et elle le fut davantage lorsque le délégué de la commune lui affirma que l'on ne voulait pas l'étudier, ni l'examiner en haut lieu.

 

Il paraît que, depuis, la conception de la commune serait sur le métier.

 

Mais les contribuables vont-ils assister, impassibles, à un gaspillage de millions, par respect du principe de la ligne droite!

 

Au résumé, ce sont eux qui paient!... Et, en l'occurrence, on ne peut qu'approuver ceux qui se disposent à signaler l'exorbitance que l'on veut commettre, alors que l'on peut arriver à un résultat identique en déboursant beaucoup moins, sans nuire à qui que ce soit, sans susciter des procès.

 

Car la courbe du projet de la commune est à grand rayon et, vu la largeur de la route, le principe de la visibilité est respecté et très bien observé.

 

Mais l'idée vient d'en bas! Et dès lors, on la dédaigne...

17:45 Écrit par La Petite Louve dans Equipements publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pont |  Facebook |

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