11/09/2007

Le cortège du Centenaire du 9 juin.

Houdeng-Goegnies - Vendredi 8 juin 1930.

 

On se demande la signification du groupe de pages qui participeront au cortège. Un mot d'histoire édifiera le 'public.

 

Sous le règne de Marie-Thérèse (domination autrichienne), le Hainaut connut une ère de paix et de prospérité remarquables.

 

La grande impératrice ne vint jamais en Belgique, mais elle délégua ses pouvoirs à son beau-frère, le prince Charles de Lorraine. C'est un homme simple et bon et eut vite fait de conquérir l'affection populaire. Il habitait Bruxelles, où il établit sa cour. Il organisa des réceptions brillantes, des fêtes somptueuses, qui ne tardèrent pas à donner au commerce de la capitale un essor extraordinaire.

 

Le prince se rendit, à plusieurs reprises, dans le Hainaut, mais sa soeur Anne-Charlotte de Lorraine se fixa à Mons de 1754 à 1773. Elle avait une prédilection marquée pour le splendide domaine de Mariemont, où elle résidait en permanence à la bonne saison.

 

A l'instar de son frère, elle pratiquait la charité et organisait aussi de nombreuses réceptions et des  fêtes.

 

Presque journellement, des carrosses allaient prendre des invités à Mons et dans les environs.

 

Tout ce mouvement de Mariemont favorisait évidemment les alentours. Aussi, en 1759, à titre de gage de reconnaissance, un grand cortège fut organisé en l'honneur de la princesse, et Goegnies y participait en y envoyant un joli groupe de pages.

 

C'est ce groupe que la jeunesse communale de Houdeng-Goegnies reconstitue lundi prochain.

 

GILLES DU SART.

 

La seigneurie du Sart devint l'apanage de l'un des preux de la comtesse Richilde de Hainaut, après la sanglante bataille des Mortes Haies.

 

Parmi la lignée de ses chevaliers, il est deux noms célèbres: Gilles du Sart et son fils.

 

Nous extrayons de la première édition de l’Histoire des Houdeng, par feu Jules Monoyer, ce qui suit: 

Gilles du Sart  (Égidius de Sarto), chevalier, son fils, assistait à la bataille de Bouvines, le 27 juillet 1214, et figure parmi les preux du Hainaut tombés prisonniers entre les mains du roi de France.

 

Plusieurs anciens chartiers signaient le noble chevalier; d'abord celui d'Aine, aux époques suivantes:

 

1211: en présence des échevins et des prêtres de Houdeng et de Haine-Saint-Paul, Gilles du Sart donne à l'abbaye tous ses pâturages du Sart et de Hosden, et quatre bonniers et demi de terre à l'endroit dit Menaulu;

 

1211: Eustache IV, seigneur du Roeulx, pair du Hainaut, confirme cette libéralité.

 

1220: Gilles du Sart donne à la même communauté 29 bonniers de bois à Menaulu, pour dotation d'une chapelle en la nouvelle église d'Aine, à charge, par les religieux, d'y célébrer l'office divin chaque jour après la mort du donateur;

 

1231: Gilles du Sart et dame Marie, sa femme, cèdent, à la même maison, vingt bonniers de terre à Menaulu."

La générosité de ce seigneur envers l'église était réellement inépuisable.

 

On lit, dans un cartulaire de Saint-Denis en Broqueroie, que Gilles fonda, en 1234, en son manoir du Sart, une chapelle pour le repos de son âme et celui de ses prédécesseurs, avec le consentement du curé d'Houdeng; l'évêque de Cambray, Gavydon, en ratifia la fondation en 1244.

 

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Houdeng-Aimeries - Le pigeonnier.

 

Le chapelain devait dire la messe au Sart l'année, sauf aux grandes fêtes de Noël, tous les jours de Pâques et de Pentecôte. Il jouissait, à ce titre d'un bénéfice consistant en une maison à Houdeng, un bonnier de bois, la moitié du terrage de Mignault, quarante soles en argent par an, sur le sens de Houdeng, un bonnier de terre près du Sart acquis de Simon d'Houdeng, chevalier; enfin, une partie de la terre à la Tombelle, proche du village, un muid de blé, un muid d'avoine. Le dit chapelain avait à charge le chantre et le luminaire.

 

L'acte de fondation portait que si, à la suite des temps, le Sart devenait désert, les biens de la chapellerie, seraient distribués aux pauvres par le soin des abbés de Saint-Denis d'Aine (Gozée) et de Saint-Feuillien (Roeulx).

 

Les chevaliers du Sart devenus propriétaires de la seigneurie de Fayt, allèrent s'y installer fin du XVème siècle.

 

Le domaine du Sart devint une exploitation agricole. Pillé en 1583, par les soldats de Don Juan d'Autriche, il fut rasé. Il fut incendié et détruit en 1585, par les troupes confédérées.

 

Le Sart devint, de la sorte, désert et, vers l'an 1600, le bénéfice de la chapelle fut rattaché à la cure de Goegnies. L'oratoire actuel, situé sur Aimeries, à proximité du Thiriau et de la limite de Goegnies, date de cette époque.

 

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Houdeng-Aimeries - La chapelle Notre-Dame du Bois du Sart.

 

Le style de l’ancienne chapelle était du gothique flamboyant. Elle fut restaurée et agrandie, il y a un quart de siècle. Mais le bâtiment actuel ne présente pas, dans ses

Détails intéressant, le style élégant du sanctuaire primitif.

 

Pendant longtemps, celui-ci porta une inscription rappelant un miracle: un enfant (que l'on croyait mort) fut présenté à la Vierge et revint à la vie. Cet événement donna, à cette époque lointaine (1683), à la chapelle, une renommée que l'on devine et comprend.

 

Le 25 mars fut, au cours d'une longue période la journée du pèlerinage qui attirait la grande foule. A la fin du XVIIIème siècle, on lui substitua le lundi de Pâques. Les forains s'installèrent le long du chemin du Trieu-à-Vallée, le seul qui conduisait au bois du Sart, et c'est là qu'il faut voir l'origine de la célèbre Ducasse du Bos.

19:30 Écrit par La Petite Louve dans Histoire locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cortege, centenaire, gilles du sart, chapelle |  Facebook |

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