31/10/2007

Historique du journal "Les Nouvelles".

Après Houdeng-Goegnies et Houdeng-Aimeries il nous apparaît logique que les chroniques du journal "Les Nouvelles" de notre commune actuelle, La Louvière, soient reprises sur ce site.

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C'est ce que nous nous sommes attachés à réaliser et nous apportera certainement des compléments d'information aux livres réalisés par Marcel Huwé, Fidèle Mengal et Fernand Liénaux en 1984 et intitulés "Histoire et petite histoire de La Louvière".

« Les Nouvelles », premier quotidien libéral fondé en 1897, a pris en main toute l'information de l'arrondissement jusqu'en 1960.

Il a eu pour fondateurs les deux principaux industriels du Centre: Raoul Warocqué, propriétaire des charbonnages de Mariemont, et Pol Boël, administrateur-délégué des usines qui portent son nom, ce qui leur valut d'être élus députés, le premier en 1900, le second en 1905.

Dotée d'un format sans cesse croissant, « Les Nouvelles » furent jusqu'en 1935 le seul quotidien libéral d'information dans le Centre. Non content de distribuer des nouvelles à qui bénéficiait de sa lecture, le quotidien déploya un programme de réformes concret et développé: l'instruction obligatoire, le suffrage universel et le service personnel (service militaire), tels furent ses objectifs les plus chers. Après une interruption de plus de quatre ans, due à la guerre, le libéralisme reprit vite vie: le premier décembre 1918, « Les Nouvelles » reprenaient leur activité.

(M. Arnould, Répertoire de la presse de l'arrondissement de Soignies (1841-1940), Louvain, 1982, p.11).

Pendant de nombreuses années Camille Deberghe collabora activement au journal. Né à Houdeng-Aimeries, le 31 janvier 1879, il débuta au quotidien, en 1898, et y remplit successivement plusieurs emplois importants, avant d'accéder aux charges de directeur, puis, en 1920, d'administrateur-délégué.

Nommé conseiller communal de La Louvière le 24 avril 1921, il siégea en cette qualité jusqu'à sa mort. Il appartenait au libéral du Conseil communal où il était considéré comme le leader de l’opposition.

De 1924 à 1932, il appartint au Conseil provincial, où il fit montre de ses brillantes qualités administratives. Il avait le sens inné de l'organisation, une ardeur au travail exemplaire, une combativité que nous qualifierons de sportive, tant il se donnait tout entier, mais avec, toujours, le respect de l'adversaire.

Camille Deberghe remplit de nombreux mandats aussi bien politiques que culturels et il coopéra à l'organisation de nombreuses oeuvres.

Par ordre de l'autorité allemande, il occupa de mai à août 1940 les fonctions de bourgmestre, mais il fut arrêté par la suite par les Allemands.

Il fut assassiné à La Louvière le 3 octobre 1944, dans le climat trouble qui suivit la libération.

La collection de ce journal local n'est malheureusement pas complète dans les archives communales de la Louvière. Au cours de ses transferts successifs quelques volumes ont disparu, oubliés dans quelque coin isolé ou tout simplement empruntés par des chercheurs et remisés dans leur grenier. Il manque en effet les périodiques suivants:

  • 1897 – 1er semestre
  • 1899 – 2ème semestre
  • 1923 – 1er et 2ème semestres
  • 1924 – 1er semestre
  • 1926 – 2ème semestre
  • 1927 – 2ème semestre
  • 1929 – 1er semestre
  • 1933 – 1er semestre
  • 1933 – 1er semestre
  • 1938 – 1er semestre
  • 1939 – 1er et 2ème semestres
  • 1940 – 1er et 2ème semestres

D'autre part les journaux des lundi 17 octobre 1921 et mardi 18 octobre 1921 ont été enlevés de la collection. Il ne nous est donc pas possible, à notre grand regret, de vous communiquer les commentaires du journal concernant la manifestation socialiste du "Fusil brisé".

Malgré ces absences d'information j’espère que la lecture de ce site vous donnera une idée plus large de la vie quotidienne dans la commune au début du XXe siècle et qu'elle soit ainsi un hommage à la mémoire de nos ancêtres.

18:00 Écrit par La Petite Louve dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Commentaires

Questions sur la descendance de C. Deberghe Je serais intéressé de connaître sur ce qu'advint la descendance de C. Deberghe.
Merci d'avance.
A. Mathys

Écrit par : André Mathys | 04/07/2009

J'aimerais savoir si vous pourriez m'aider à retrouver d'autres renseignements sur Camille Deberghe c'était le frère de mon grand-père, j'ai appris cela de ma tante qui vit aujourd'hui à la louvière

Écrit par : Pascale Deberghe | 27/11/2009

Camille Deberghe était le frère de mon grand-père paternel, je fais actuellement des recherches sur ma famille. Ou puis-je trouver le journal "les nouvelle" ou du moins ce qui a été retrouvé ?

Écrit par : Pascale Deberghe | 27/11/2009

Bonjour, Pascale,
Apparemmlent, nous sommes petites cousines. Ma grand-mère Hyacinthe Deberghe, dite Madeleine, était la soeur de Camille Deberghe. Elle s'est mariée avec René Louthe, directeur de l'Ecole de musique d'Houdeng-Aimeries (aujourd'hui Académie René outhe), dont elle eut Jean, musicien (mort à vingt-ans), Christian (mon père) fonctionnaire de l'Etat, Francis (surveillant d'école), et Edith, professeur de musique. Mais peut-être savez-vous tout cela maintenant depuis que vous avez lancé votre message...

Écrit par : Louthe Vivienne | 08/05/2012

Je m'excuse pour toutes les fautes de frappe (je suis malvoyante). N'y-a-t'il personne qui connaisse la famille Louthe/Deberghe?

Écrit par : Vivienne louthe | 03/03/2013

Non personne de connai la famille Louthe

Écrit par : NOUVELLE | 26/03/2013

Bonjour Louthe,

Votre message date de 2012, je ne sais pas si je peux encore espérer avoir de vos nouvelles. Voici mon adresse mail au cas où ...
pascaledeberghe@gmail.com

À bientôt ... peut-être

Écrit par : Deberghe | 29/03/2013

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