22/12/2007

Les jeux dangereux.

La Louvière - Samedi 10 janvier 1920.

Nous voulons parler du sport auquel se livra l'autre soir le spectateur d'un cinéma qui crut devoir décharger son revolver, à la faveur de l'obscurité, dans les jambes du public qui, heureusement, s’en tira indemne.

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Et les gens calmes et paisibles - il y en a encore - se demandent s'il ne conviendrait pas de réglementer davantage le commerce des armes à feu. Le premier venu peut maintenant s'acheter un revolver; il reste l'acheteur anonyme; il peut, sans inconvénient pour lui, se procurer l'objet, qui, le soir même, lui permettra d'assouvir une haine, de satisfaire une vengeance ou même de... s'amuser!

Le pharmacien, homme conscient, ne peut débiter des poisons que contre ordonnance d'Esculape - ou sur demande écrite du consommateur... Mais le commerce du revolver, ce poison violent et... pénétrant est libre, tout ce qu'il y a de plus libre.

Quand nos législateurs auront fini d'étatiser le pays, ne pourraient-ils songer à élaborer un petit bout de loi qui permette de sauvegarder la vie des citoyens?

18:00 Écrit par La Petite Louve dans Anecdotes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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