15/03/2008

Un coq, deux poules.

La Louvière - Samedi 9 août 1930. 

Grand émoi, jeudi soir, vers 10 heures, au Drapeau Blanc: deux femmes étaient aux prises et n'y allaient pas de main morte; le match, évidemment, était agrémenté des épithètes les plus savoureuses.


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 Finalement, la plus amochée, le chapeau en capilotade, l'imperméable déchiré, la figure en sang, quitta l’arène, tandis que la maîtresse du terrain descendait triomphalement vers le Kursaal, où se trouvait, paraît-il, le tendre enjeu de la rencontre. Là, comme elle continuait de manifester son esprit belliqueux, la police fut requise et la jeune furie dût être amenée à la permanence non sans qu'elle eut, en cours de route, signifié aux agents tout l'irrespect qu'elle nourrit vis-à-vis des représentants de l'ordre. Le motif: cherchez l'homme; en la circonstance un sémillant garçon de café, vivant en concubinage avec la gente Alida, la poule battue et mouillée, à qui la fulgurante Lydie dispute de temps à autre les faveurs du don Juan.

18:45 Écrit par La Petite Louve dans Faits divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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