22/03/2008

Un violent incendie.

La Louvière - Jeudi i9 novembre 1931. UN VIOLENT INCENDIE DETRUIT EN PARTIE LA BRASSERIE BOURGOIS -500.000 FRANCS DE DEGATS. Mardi, vers 7 heures du soir, alors que le personnel de la Brasserie-Malterie Bourgois, rue Gustave Boël, avait quitté le travail, M.Bourgois, sortant de son habitation, vit de la fumée s'échappant des bâtiments de la malterie. 

Il prévint M.Quenon, le directeur de l'établissement, qui se trouvait dans les bureaux contigus à la Brasserie. M. Quenon vint se rendre compte et alerta immédiatement le Central téléphonique qui, lui, suivant ses instructions, avisa la police et la gendarmerie.


01035LL_BD_MAIRAUW 
 La nouvelle sirène, installée à l'Hôtel de ville et qui a vraiment son utilité, lança ses appels aux pompiers; ceux-ci, avec une rapidité louable furent vite sur les lieux, mais le feu gagnait en intensité et menaçait de se propager avec une rapidité déconcertante. Aussi, les pompiers des environs furent également mandés et, avec une célérité remarquable, les pompiers des Charbonnages de Bois-du-Luc vinrent se joindre à leurs confrères de La Louvière. La police et la gendarmerie organisèrent un service d'ordre: la foule, prévenue par la sirène, se portant vers les lieux du sinistre. De nombreuses lances furent mises en batterie et l'on attaqua le brasier, avec vigueur. L'effort des pompiers fut impressionnant; montés sur les toitures, ils risquaient leur vie pour épargner un terrible malheur, le vaste bâtiment de la Brasserie-Malterie étant contigu aux installations du Comptoir Général d'Approvisionnement, qui, renferment de nombreuses réserves, qui auraient aidé puissamment à la propagation du foyer et tout le quartier aurait été anéanti, le vent, assez fort, poussant les flammes vers la rue de l'Abattoir. D'un autre côté, une cabine électrique à haute tension – 11.000 volts environ - qui dessert la brasserie et tout le quartier est encastrée dans le mur des bâtiments. On craignait qu'elle ne soit atteinte, ce qui nécessita que, après avoir coupé le courant, plongeant le quartier dans l'obscurité, on protégea avec succès cette installation dangereuse qui, si elle avait subi les atteintes du feu aurait peut-être provoqué une catastrophe, par suite de la proximité d'un réseau de fils électriques partant du Dépôt des Vicinaux tout proche. L'eau fut déversée à torrents, grâce aux réserves du Bassin de Natation Bourgois, situé à quelques mètres du brasier. Des gendarmes furent postés près du passage à niveau de La Louvière, et près de la rue des Rivaux, afin de détourner la circulation des autos, très intense à cette heure, sur cette chaussée importante. La circulation des trams fut complètement interrompue sur la ligne La Louvière-Houdeng. Une foule considérable postée rue Gustave Boël et rue de l'Abattoir, suivait les évolutions des pompiers qui, sous la direction du commandant Nopère, ont donné toute la mesure de leurs moyens avec le matériel qu'ils possèdent. Les réserves de malt ont été complètement détruites; la malterie ne présente plus que des murs calcinés, ainsi que la touraille, qui rougie par le brasier, s'effondra. Les silos à malt et les magasins à houblon sont également anéantis, ainsi que les concasseurs, démergeurs, dépoussiéreurs. Les bureaux ont pu être préservés, ainsi que la bouteillerie, nouvelle construction en béton, qui n'a pas non plus souffert. On put aussi sauver les germoirs et les magasins à grains verts. Les caves, protégées par des voûtes solides, n'ont subi aucune atteinte. Le feu s'éteignit vers minuit. Les dégâts sont couverts par l'assurance. On estime le préjudice à environ 500.000 francs. Le service des clients sera assuré par les réserves de la brasserie. Il n'y aura donc aucun chômage; les tonneaux et camions se trouvant hors d'atteinte. Ajoutons que les bâtiments sont installés sur une longueur d'environ quarante mètres et une largeur de 15 mètres.  UN POMPIER BLESSE. Le pompier Fleurice Duray, habitant rue de la Flache, à La Louvière, appartenant au corps des pompiers de La Louvière, a été blessé au cours des travaux de sauvetage. Il a eu le menton écartelé, la lèvre supérieure sectionnée et les poignets foulés. Fleurice Duray fit une chute de 1m.50. Quelques jours de repos suffiront pour rétablir le courageux sauveteur. 

 

18:00 Écrit par La Petite Louve dans Faits divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : incendie |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.