30/06/2008

Les accoucheuses.

La Louvière - Samedi 1er février 1913.

Les accoucheuses de La Louvière, Haine-Saint-Pierre, Haine-Saint-Paul et les environs avertissent leur clientèle qu'à partir du 1er février 1913, elle aura à se soumettre au tarif suivant: classe ouvrière, 15 francs; classe moyenne, 25 francs; classe aisée, 50 francs.

 32012A [Web520]
Bain de nourrisson à l'Ecole provinciale pour infirmières . Ces prix comprennent les soins donnés pendant l'accouchement et une dizaine de visites. Ils constituent un minimum et s'entendent pour un accouchement simple et normal. Des suppléments seront de droit dans les cas difficiles, prolongés, de soins spéciaux et de visites supplémentaires. Chaque visite supplémentaire sera taxée à un franc minimum.

18:30 Écrit par La Petite Louve dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : accoucheuses |  Facebook |

29/06/2008

La Louvière - Rue de Bouvy

338LL_RUE_DE_BOUVY

13:45 Écrit par La Petite Louve dans Cartes postales | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/06/2008

L'Hôpital civil.

La Louvière - Dimanche 5 janvier 1913.  Lorsque, en 1892, l'Hôpital Civil de La Louvière ouvrit ses portes, il existait encore, à l'égard de ce genre d'établissements charitables, un  bon nombre de préjugés, aujourd'hui, heureusement, presque disparus. Des esprits généreux avaient assumé la lourde tâche de fonder, puis d'entretenir un hôpital, mais les indigents ne venaient pas spontanément, comme aujourd'hui, y chercher l'apaisement de leurs maux. Il fallut à cette époque, que l'on nommerait volontiers les temps héroïques de cet  établissement, arracher les souffrants à leur milieu, et les convertir, si l'on peut s'exprimer ainsi, à l'idée de se faire soigner dans un hôpital. C'est dire que les débuts des hospices civils furent très humbles. Le 13 mars 1892, se présentait le premier cas; du 13 au 31du même mois, quatre personnes avaient été hospitalisées, pendant le mois d'avril, 5 cas furent traités; en mai, il y en eut deux, si bien qu'à la fin de 1892, 46 personnes seulement avaient reçu des soins dans cet établissement et se dénombraient comme suit: 37 cas pour la localité, 9 étrangers. Le total des journées d'entretien fut de 2.631. La Louvière comptait alors 15.042 habitants, soit environ les deux tiers de la population actuelle. En 1893, première année complète du fonctionnement de l'Hôpital, il y eut 90 personnes entretenues, dont 70 de La Louvière et 20 étrangères à la commune. Le total des journées d'entretien fut de 5.225. 

En 1895, on note 111 cas, dont 51 de La Louvière, 51 étrangers et 9 payant leur entretien; il y eut 5160 journées d'entretien.

 Dans la suite, on apprend de plus en plus à connaître le chemin de l'Hôpital, qui, en 1900, héberge 218 personnes, dont 80 de la localité, 89 étrangères à la commune et 49 payant leur entretien; le total des journées s'élève à 7481. 1905 donne 331 hospitalisés,   dont     155      louviérois,        152 étrangers, 24 payants, et 8440 journées. Et l'augmentation se maintient: en 1910, 414 personnes sont venues se faire soigner soit: 205 de la localité, 175 étrangères, 34 payants; le nombre de journées d'entretien est de 11.848. En 1911, 434 cas: 201 de la localité, 203 étrangers, 30 payants; on relève 12.706 journées. Les onze premiers mois de 1912 accusent déjà une population supérieure à l'année 1911, puisqu'au 30 novembre, 440 personnes avaient été hospitalisées, dont 202 appartenant à la localité, 211 étrangères et 27 payant leur entretien. 209LL_HOPITAL [Web520]
L'Hôpital civil. Le nombre de journées qui s'élève à 15.181 pour les onze premiers mois, peut être évalué à 16500 environ pour toute l'année. La population de décembre 1912, calculée en prenant comme base la population des onze mois précédents, s'élèvera à 40 personnes, de sorte que l'Hôpital comptera, cette année, environ 480 cas (459 au 13 décembre). En résumé, en prenant comme points premières années et les deux fonctionnement de l'Hôpital, ainsi quinquennales, on a: 1892, 46 cas, 2.631 journées ; 1893, 90 cas, 5.225 journées ; 1895, 111 cas, 5.160 journées; 1900, 218 cas, 7.481 journées ; 1905, 331 cas, 8.440 journées ; 1910,414 cas, 11.848 journées ; 1911, 434 cas, 14.545 journées ; 1912, environ 480 cas et 16.500 journées. Si on répartit les personnes hébergées en trois catégories, on obtient:1892: localité, 37, étrangers, 9; payants, néant. 1893: localité, 70; étrangers, 20; payants, néant. 1895: localité, 51; étrangers, 51; payants, 9. 1900: localité, 80; étrangers, 89; payants, 49. 1905: localité, 155; étrangers, 152; payants, 24. 1910: localité, 205; étrangers, 175; payants, 34. 1911: localité, 201; étrangers, 203; payants, 30. 1912 (douze mois, chiffres approximatifs calculés en prenant onze mois comme base): localité, 220; étrangers, 230; payants, 30. Voici maintenant, pour les mêmes années citées plus haut, les dépenses ordinaires: En 1892, les dépenses ordinaires s'élèvent à 8.516 fr.; en 1893, à 11.558 fr.; en 1895, à 18.728 fr.; en 1900, à 18.241 fr.; en 1905, à 39.718 fr.; en 1910, à 45.118 fr.; en 1911, à 55.267 fr. La différence des dépenses qui existe entre 1900 et 1905, et qui semble disproportionnée avec la différence des journées d'entretien, provient de ce que, en 1900, le chiffre de 7.481 journées est réel, tandis qu'aux 8.440 journées renseignées pour l'Hôpital en 1905, il faut ajouter 5.898 journées pour l'Hospice, qui avait été ouvert dans le courant de 1901; de sorte qu'en réalité, il y eut, en 1905, 14.338 journées d'entretien pour l'Hôpital-Hospice. Le pavillon isolé, transformé en Hospice, qui fut aménagé pour recevoir des vieillards, comptait: en 1905, 16 pensionnaires, pour un total de 5.898 journées; en 1910, 19 pensionnaires, pour un total de 7.209 journées; en 1911, 21 pensionnaires, pour un total de 7.835 journées; en 1912, le chiffre moyen des vieillards hébergés sera de 22, avec environ 8.000 journées d'entretien. Si l'on met en regard, d'un côté, le nombre total de journées d'entretien, pour l'Hôpital et l'Hospice, de l'autre, les dépenses ordinaires, nous avons: en 1905, 14.338 journées; dépenses, 39.718 francs; en 1910, 19.057 journées; dépenses, 45.118 francs; en 1911, 22.380 journées; dépenses, 53.267 francs; en 1912, on aura 24 à 25.000 journées d'entretien pour tout l'établissement et pour l'année complète. Voyons maintenant si les recettes résultant du remboursement des frais d'entretien, et qui constituent la seule ressource qu'il possède, suivent une marche régulière et progressive. Le remboursement des frais d'entretien rapporte: en 1892, 1.246 francs; en 1893, 1.044 francs; en 1895, 5.443 francs; en 1900, 7.719 francs; en 1905, 10.068 francs; en 1910, 16.270 francs; en 1911, 18.716 francs; en 1912, les recettes provenant' du remboursement des frais d'entretien s'élevaient, au 3 décembre, à 18.818 francs 80, dépassant déjà de plus de 100 francs, le total des recettes de 1911; des calculs basés sur des données sérieuses, permettent d'affirmer que l'on ira certainement cette année au-delà de 20.500 francs de recettes, et qu'il est très possible que l'on arrive à 21.000 francs, chiffre atteint sans arriéré d'aucune sorte. Le service de chirurgie, de beaucoup plus important, comptait, au 30 novembre de cette année, 344 cas, c'est-à-dire le même nombre déjà qu'au 31 décembre 1911. Ces chiffres se passent de commentaires et montrent assez la confiance de la population en l'habileté de nos chirurgiens. Le service de médecine, au 30 novembre, comptait 69 cas, contre 73 pour l'an dernier, décembre compris. Onze personnes avaient été soignées pour des affections de la vue, au 30 novembre de cette année, contre 15 pour tout l'an dernier. Au 30 novembre, 9 personnes avaient subi l'épreuve radiographique; c'est le même nombre qui fut enregistré pour toute l'année dernière. En outre, différents cas de chirurgie ont été soumis à l'épreuve radiographique. Les différentes communes de la région nous accordent toujours leur confiance et les établissements industriels nous envoient régulièrement les blessés qui exigent des soins spéciaux. Les services médicaux et administratifs fonctionnent normalement. L'harmonie la plus. parfaite règne à l'Hôpital. Et les Hospices, créés grâce aux générosités des Boucqueau, des Boël, gérés par une suite d'administrateurs zélés, dont l'édilité communale assure généreusement la subsistance, continuent à grandir et à prospérer.

18:15 Écrit par La Petite Louve dans Bâtiments publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hopital |  Facebook |

27/06/2008

La Louvière - Place des Martyrs

333LL_PLACE_DES_MARTYRS

13:45 Écrit par La Petite Louve dans Cartes postales | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/06/2008

Les bières belges

La Louvière - Dimanche 29 décembre 1912. UNE NOUVELLE FABRICATION REGIONALE. La Bière est le breuvage cher à tous les Belges. C'est véritablement la boisson nationale. Cette prédilection pour la bonne bière s'explique aisément et votre docteur, si vous l'interrogez, vous dira qu'elle constitue, en effet, la boisson par excellence lorsqu'elle est bien préparée. Auxiliaire puissant de la digestion, la bière bien faite facilite l'assimilation des aliments même chez les délicats et les dyspeptiques. 0001 Brasseries du centre 

En-tête de lettre de la Brasserie du Centre en 1913.

 Pour arriver à une fabrication supérieure et pouvoir offrir une nouvelle bière avant toutes les qualités de la fermentation basse sans en avoir les inconvénients, la Brasserie du Centre, 22, rue Neuve, La Louvière, vient de faire venir de Londres, et cela à grands frais, un outillage complet et tout spécial. Elle est la première à utiliser, dans la région, les appareils et brevets anglais Pontifex, qui donneront le "BOCK MOUSSE", bière délicieuse, translucide, d'une forte densité en même temps que pure, hygiénique et digestive. Aussi, la vaillante population du Centre, tant bourgeoise qu'ouvrière, appréciera à sa juste valeur le "BOCK MOUSSE"; toute sa faveur sera pour cette bonne bière, qui remplacera avantageusement les bières étrangères. Le "BOCK MOUSSE" sera vendu en fûts et en bouteilles. Son prix est relativement peu élevé. La bouteille se paiera à 0fr.25 centimes et les fûts spéciaux de 50 litres, 12fr.50. Adresser les commandes par correspondance à la "Brasserie du Centre", La Louvière, ou par téléphone numéro 189.

10:45 Écrit par La Petite Louve dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biere |  Facebook |

25/06/2008

La Louvière - Monument 14-18

198LL_MONUMENT_HEROS_14_18

13:45 Écrit par La Petite Louve dans Cartes postales | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/06/2008

Une lacune comblée.

La Louvière - Samedi 13 juillet 1912.

Il a été fondé à La Louvière une société philanthropique ayant pour but le relèvement des pochards et la remise à domicile des personnes ayant usé outre mesure de boissons fortes ou autres. La S.P.D.I. s'est donnée pour mission d'opérer avec énergie, rapidité et discrétion, les divers transports qui lui seront confiés, à toute heure du jour ou de la nuit, et par tous les temps. 

Divers moyens sont utilisés pour ce service et nous donnons ci-après le tarif:

Enlèvement et remise à domicile:

Sans ménagement: 0,75 fr.

Très délicatement: 1,00 fr.

Sur chaise à porteur: 1,50 fr.

Au moyen d'une brouette et recouvert d'un sac: 1,75 fr.

Au moyen d'une charrette à bras, recouvert d'une bâhce: 2,10 fr.

Au moyen d'une charrette à bras, versé devant la porte: 1,90 fr.

Au moyen d'une charrette à chiens et d'une chaise: 2,50 fr.

Au moyen d'un camion: 3,50 fr.  A noter que le matériel est très bien entretenu et est désinfecté avec le plus grand soin après chaque opération. Les employés sont tenus à la plus grande prévenance envers les clients. Des abonnements sont délivrés au prix de 15 francs pour un an, 9 francs pour 6 mois et 5 francs pour 3 mois. Le nouveau service a été inauguré hier soir et a donné toute satisfaction, tant au patient qu'aux entrepreneurs. Un de nos concitoyens, d'ordinaire très tempérant, avait, hier, levé le coude plus que ses forces ne le lui -permettaient. On fut forcé, vers 11h.30, de le reconduire, mais ses jambes ne pouvaient même plus le supporter. On dut avoir recours à la S.P.D.I., qui bâcla cette besogne en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. Bref, on sut de la sorte ramener l'ami chez lui sain et sauf, sans que le transport, bien qu'il fut opéré sur une brouette de maçon, l'ait fortement incommodé. Il est venu ce matin au bureau de la Société remercier les dirigeants et les féliciter de leur bonne oeuvre.

10:45 Écrit par La Petite Louve dans Anecdotes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alcoolisme |  Facebook |