28/04/2009

Avis aux abonnés du réseau téléphonique de La Louvière.

Samedi 21 janvier 1928.

Important. 

Le comptable des téléphones a l'honneur de porter à la connaissance des abonnés du réseau de La Louvière: 

1- Qu'à partir du 15 février prochain, leur bureau central restera ouvert jour et nuit. Du chef de cette extension de service, il sera perçu annuellement, un supplément de 20 francs par raccordement direct ; 

2- Qu'à partir de la même date, étant donné que le réseau de La Louvière compte actuellement plus de 1000 abonnés, il sera perçu un deuxième supplément de 80 francs par raccordement direct et par an. 

Le versement du supplément total de 100 francs aura lieu, pour la première fois, lors du renouvellement annuel de l'abonnement. Ces décisions sont prises en exécution des articles 10 et 12 de l'arrêté royal du 20 octobre 1926. 

03036LL_GARE
La gare et la centrale téléphonique avec la herse de raccordement des abonnés.

La Louvière, le 19 janvier 1928. 

Ainsi donc, pour un service qui actuellement, ne "sert" qu'à cinq personnes, on va faire payer par les abonnés de La Louvière, plus de vingt mille francs par an. Nous serons heureux d'enregistrer les statistiques des communications nocturnes et noctambulesques! 

Au moment où l'on parle tant de lois de huit heures, des loisirs, etc. on va astreindre des télégraphistes à passer la nuit pour ne rien faire. Espérons qu'on leur appliquera, à eux aussi, le tarif de nuit. 

Nous protestons, en tous cas, contre cette décision. C'est ce qu'on appelle "pomper l'argent de la poche de nos concitoyens". 

Quant à la redevance de 80 francs, il est regrettable que La Louvière soit devenue une si grande ville. Mais ce n'est pas l'Etat, en tous cas, qui l'a embellie, grands dieux! Voyez les stations infectes de La Louvière, Bouvy, la passerelle chancelante, le passage à niveau gênant et renversant, les locaux du télégraphe et du téléphone, où s'entassent, sans souci d'hygiène, de nombreux et dévoués fonctionnaires masculins et féminins, au travail si harassant. 

Mais voilà, on veut nous faire payer un joli bureau des postes de la rue Paul Leduc. Et, cependant, on y travaille avec le minimum d'employés. Questionnez d'ailleurs les habitués de ces bureaux. Non, vraiment, La Louvière n'a pas encore coûté grand'chose à l'Etat depuis la fondation de la commune.

C'est déplorable!

19:45 Écrit par La Petite Louve dans Services publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : telephone, telegraphe |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.