30/06/2009

Passage à niveau du Hocquet

Vendredi  30 novembre 1900.

Les personnes qui doivent emprunter le passage à niveau du Hocquet, les ouvriers surtout, se plaignent vivement des arrêts prolongés qu'on leur fait subir à la barrière. 

Ne peut-on espérer voir la fameuse passerelle, ou le non moins fameux souterrain, enfin établi? Les plans dont on parlait, en période électorale, ne seraient-ils pas ceux "qu'on nous tire" depuis si longtemps?

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29/06/2009

Le canal.

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28/06/2009

Les nouveaux tarifs postaux.

Samedi 7 novembre 1931.

A partir du 9 novembre prochain, des modifications seront apportées aux taxes postales; les principaux changements sont indiqués ci-après. Pour des renseignements plus complets, prière de consulter la brochure des tarifs qui sera mise en vente dans les bureaux de poste, à la même date, au prix de 50 centimes. 

Service intérieur : 

Lettres: par 50 gr., 0.75 fr.; cartes postales simples, 0.50; cartes illustrées, de Noël et de Nouvel-An et cartes de visite avec toute espèce de mentions manuscrites 0.50 ; échantillons, par 50 gr., 0.10 (minimum 0.50); papiers d'affaires : par 50 gr., 0.10 (minimum 0.75); mandats internes, effets et quittances à l'encaissement: jusqu'à 50 gr., 0.75; chèques et virements postaux : versements, faits au guichet (montant illimité), jusqu'à 50 fr., 0.50; au-dessus de 50 fr., 0.75; encaissements, par cartes-récépissés (montant illimité), jusqu'à 1.000 fr., 0.75; chèques (maximum 100.000 francs): taxe fixe, 0.75; taxe proportionnelle, 1/10 pour mille.

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27/06/2009

Villa Ponceau-Guyaux (2)

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26/06/2009

Célérité postale.

Vendredi 28 août 1931.

Une Louviéroise a reçu le 25 août 1931, une lettre expédiée le 31 mars 1924 d'une ville belge. En ce moment où l'on fait le tour du monde en avion en huit jours...

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25/06/2009

Villa Ponceau-Guyaux (1)

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24/06/2009

Le facteur rural.

Samedi 25 octobre 1930.

Type populaire, connu de tous les habitants du patelin qu'il doit desservir. 

Appelé autrefois piéton parce qu'il se déplace "pedibus cum jambis". Mais aujourd'hui qu'on aime les vocables sonores et les noms ronflants, le piéton s'est mué en facteurs des postes comme le voyageur à la commission est devenu voyageur de commerce ou agent commercial; l'apothicaire, pharmacien; la fille de boutique s'intitule pompeusement demoiselle de magasin. 

On l'accueille presque partout avec bienveillance, comme un rayon de soleil. Bien le bonjour, facteur! Tiens voilà le facteur! Rien pour moi, facteur! Quelles bonnes nouvelles! Telles sont les banalités familières qu'on échange préalablement avec lui pour entrer en conversation. Comme il a déjà jeté, dès le classement de sa correspondance au bureau, un rapide coup d'oeil sur les journaux, il taille une courte bavette avec Pierre ou Paul, sur les grands événements du jour. 

Notre modeste fonctionnaire est le messager du bonheur comme du malheur: ici, un événement heureux, une naissance, un mariage, l'annonce d'une visite agréable, un héritage parfois; là, une lettre de faire-part d'un décès, un accident pénible, la baisse des valeurs boursières! 

Les commerçants véreux, à court d'argent pour le paiement d'une traite, sont les seuls à lui réserver un accueil glacial et une mine de grincheux. 

Grâce à son contact journalier avec des personnes appartenant aux diverses couches sociales, il est détenteur de bien des confidences. Connaissant, disons-nous, nombre de petites misères domestiques, des bisbilles de ménage, il finit par devenir quelque peu philosophe. Rien d'étonnant alors que les gens dans l'embarras, des coeurs en détresse le choisissent en arbitre ou conseiller. Aux illettrés, surtout, il rend de grands services. 

Savourez, par exemple, cette idylle amoureuse; une demoiselle qui courtise ne reçoit plus de nouvelles de son dulciné! Elle est inquiète. A l'heure de la tournée du facteur, elle sort inspecter les alentours. Là-bas, au loin, à la ligne d'horizon, elle croit apercevoir un képi! Serait-ce lui! Son coeur palpite d'émotion. La silhouette grandit; oui, c'est le facteur, et elle l'attend au pignon donnant sur le chemin. Les minutes lui paraissent des heures, jusqu'à ce que, clignant de l'oeil et souriant, le discret fonctionnaire lui remette la missive attendue. 

Ces scènes se répètent si souvent qu'on l'a chansonné, le brave homme. Oh! pas méchamment comme vous allez le juger: 

Voilà le facteur d'amour qui passe (bis)
Demoiselles levez-vous!
Et peut-être a-t-il pour vous
Quelque petit billet bien doux! 

N'est-ce pas que cette chanson d'amour et de bonté exprime bien la vérité? On est tenté de fredonner ce refrain du passé. 

Par tous les temps, par la pluie, la neige, bourrasques, soleil dardant; par monts et par vaux; par sentes ou chemins boueux, l'agent postal déambule: châteaux, villas, fermes, métairies, chaumières; hameaux, bourgades perdues, écarts, rien n'est oublié! Il connaît, au bout des doigts, la topographie et la toponymie du village. 

Si la vie de facteur rural est parfois rude, il en est largement dédommagé à la belle saison. Car, à l'inverse des autres postiers qui mènent une existence sédentaire dans des bureaux étroits et mal aérés, il peut, dès les beaux jours, se rassasier d'azur et de soleil, de grand air et de liberté, d'espace et de mouvement. 

Va! brave facteur rural; comme le chemin de Jean Richepin: chemines. 

Camille d'HENRIPONT.

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