16/07/2009

L'accident du Hocquet.

Dimanche 24 juillet 1910.

Le découpage de la passerelle du Hocquet à l'aide de l'oxhydrique a duré vendredi jusqu'à cinq heures du soir. L'on en avait fait trois tronçons, celui du milieu restant à cheval sur deux wagons remplis de chaux. L'un des véhicules put être dégagé assez aisément, mais il n'en fut pas de même du second. On multiplia les essais de tous genres: on attela une locomotive de chaque côté dans le but d'écarteler le wagon, mais peine inutile, câbles et chaînes se brisaient et il fallait recommencer. Finalement l'on attacha un câble à l'une des extrémités de la passerelle et l'on fit glisser celle-ci en bas du véhicule avec facilité. Le fourgon, qui avait deux de ses roues en l'air, retomba sur le sol. Et tout fut dit. Il était alors plus de 9 heures du soir.

Entre-temps, des électriciens des usines Boël avaient installé de chaque côté des voies une grosse lampe électrique, ce qui permit de continuer les travaux toute la nuit. 

A minuit, une voie était rendue à la circulation, à une heure du matin, il y en avait deux, une heure après il y en avait trois et bientôt après, cinq. 

On travaille maintenant d'arrache-pied au déblaiement des voies de marchandises, tandis que les ouvriers procèdent déjà au démontage des débris de ce que fut la passerelle du Hocquet.

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19:00 Écrit par La Petite Louve dans Equipements publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : passerelle, hocquet |  Facebook |

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