20/08/2009

A la gare


Dimanche à juillet 1897.

Un abonné nous écrit à propos de la salle d'attente de 3e classe, à notre station, qu'il appelle une salle sale, où l'on respire un tas de parfums qui n'ont rien de la rosé. C'est parfait, mais il ne peut en être autrement. 

La dite salle est trop petite, comme l'autre du reste, et étant donné le nombre de voyageurs qui y séjournent du matin au soir, si grands que soient les soins qu'on y consacre, la saleté sera l'état permanent, tant que ce défaut capital d'exiguïté subsistera. 

On fait des gares partout; dans les Ardennes, où les voyageurs sont clairsemés, de petits villages sont dotés d'une belle station, d'une salle d'attente de 1ère et de 2ème classe, un salon.

Ici rien de semblable. 

On laisse une grande localité industrielle, avec une bicoque pour servir de station, où tout est à faire disparaître: bâtiments de recettes, salle d'attente, logement du chef de gare. 

Nous ne parlerons pas de l'étroit espace réservé aux voies; c'est un fait incontestable que des manoeuvres, etc., d'une gare de cette importance, ne peuvent s'accomplir avec sécurité dans de telles conditions. 

Il est temps, grand temps, qu'on se décide à caser le public autrement que dans les places qui servent actuellement de salles d'attente, les employés dans des bureaux plus spacieux, à donner au titulaire une habitation plus convenable, et enfin qu'on élargisse le terrain réservé à la circulation des trains. 

Pour cela, il faut une nouvelle gare. Que des voix plus autorisées la réclament énergiquement, car les populations qui paient, ne sont pas contentes, et elles ont bien raison.

18:45 Écrit par La Petite Louve dans Equipements publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gare |  Facebook |

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