22/10/2009

La grande pitié du passage à niveau

Mardi 22 octobre 1929.

Ce matin, lundi, vers 9h.40, un coup de sonnette retentit. La barrière du passage à niveau se ferme au grand désappointement de nombreux voyageurs qui, descendant du tram venant de Houdeng et de celui venant de la Chaussée, auraient voulu ne pas user de la passerelle, si fatigante. Mais des voyageurs sont pressés, ils veulent quand même passer et risquent de se faire écraser par la barrière qui continue à se fermer. Deux femmes et un homme sont enfermés dans le passage. Le garde-barrière enguirlande l'homme qui escalade la dite barrière. Les femmes regardent du côté du garde-barrière pour connaître ses intentions. Il ouvre et laisse passer tout même les deux femmes enfermées, non sans avoir jeté un regard de l'autre côté et intimé l'ordre aux récalcitrants de ne pas continuer à traverser les voies. On attend, les automobiles, voitures, piétons, font boule de neige des deux côtés. Nouvelle sonnerie. Le garde-barrière ouvre les barrières et la circulation reprend. Mais aucun train ni de voyageurs, ni de marchandises, aucune machine, aucune manoeuvre n'a été effectuée. Pourquoi alors cette fermeture intempestive? Et l'on nous dit que ce n'est pas la première fois. Ne pourrais-t-on pas, au contraire, rendre plus facile l'accès de la traversée des barrières en ne fermant celles-ci qu'à bon escient et surtout le moins longtemps possible, avant et après le passage des convois.

19:30 Écrit par La Petite Louve dans Equipements publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : passage a niveau |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.