28/02/2010

Manifestation de sympathie.

La Louvière - Mardi 23 mars 1927.

En décembre dernier, le personnel des Etablissementa Lacroix-Moureaux célébrait le cinquantième anniversaire de leur fondation; hier dimanche, notre ami Pierre Coekelbergh, du Roeulx, y était fêté à son tour. Depuis 25 ans, en effet, M. Coekelbergh est attaché à la maison Lacroix, dont il est le plus ancien représentant.

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En-tête de lettre de la S.A.L.Lacroix-Moureaux.

Entouré de Mme Lacroix, de Mme et Mlle Coekelbergh, de ses comptable et représentants, M. Léon Lacroix congratula le jubilaire. Il lui fit présent de son portrait, exécuté magistralement par la maison Oswald Werder, de notre ville. Profondément ému, M. Coekelbergh remercia son patron et collègues. La fête se clôtura par un banquet où régna, cela se conçoit, la plus fraîche gaieté.

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27/02/2010

Charbonnages de La Louvière

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26/02/2010

Aus Magasins Communaux du Centre

Mercredi 27 décembre 1924.

Lorsque l'odieuse agression allemande fut connue et que le pays eût été envahi par les hordes barbares, les grands centres industriels coururent le risque de se trouver sans ravitaillement. 

Quelques administrateurs de la chose publique virent le danger, et en calculèrent toutes les conséquences. Au milieu de cette situation angoissante et qui paraissait sans issue, il fallut des hommes adroits, énergiques et aimant leur pays, pour entreprendre une tâche qui, pour beaucoup, paraissait au-dessus des forces humaines.

Le Centre vit se lever, sous la direction habile de M. Guyaux, une pléiade d'hommes de bien qui entreprirent de ravitailler, avec des moyens de fortune, une population aussi dense que celle-ci. M. Mabille comprit toute la portée de l'oeuvre et se donna corps et âme pour aider de son expérience, ce groupe d'hommes de bonne volonté qui négligèrent leurs intérêts, leur santé et leur famille, pour venir en aide aux habitants malheureux. 

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En-tête de lettre des Magasins Communaux du Centre en 1910.

Après quelques semaines d'une angoissante incertitude, l'Amérique, notre bienfaitrice, se mit à l'oeuvre et les services du C.R.B. s'organisèrent. La population était sauvée. 

En 1916, lorsque l'occupant eût constitué des "Centrales", lesquelles groupaient les vivres, il fallut adjoindre aux organismes existants, un autre organe de répartition qui prit le nom de "Magasins Communaux". Cette oeuvre devint bientôt l'un des principaux éléments de l'activité commerciale de Belgique. M. Guyaux et ses collaborateurs ne négligèrent rien pour assurer à celui du Centre une activité importante.

C'est alors qu'on fit appel au concours d'un homme d'action d'une valeur incontestable, de celui qui pouvait, par son levier puissant, donner à l'oeuvre nouvelle, l'essor indispensable. Nous avons nommé M. Charles Bernier, directeur-gérant des Charbonnages de Maurage. Inutile de dire que, sous l'impulsion nouvelle, les Magasins Communaux prirent une importance considérable. Les vivres indigènes, pour l'hiver 1918 et 1919, étaient emmagasinés et on pouvait, dans notre contrée, espérer, sous le rapport de l'alimentation, passer des mois beaucoup moins durs que ceux de 1916 et de 1917. 

Heureusement, très heureusement, l'armistice survint, mais avec lui, la débâcle des Magasins Communaux devint également un fait accompli. Ces belles oeuvres disparurent en très peu de temps et la liquidation onéreuse commença. Et c'est ici que se place un fait historique qu'il est bon, nous semble-t-il, de signaler à l'attention publique. 

Après de nombreuses palabres et des difficultés sans nombre, qu'il est malaisé de relater ici, les administrateurs-liquidateurs peuvent présenter le bilan de la liquidation. Le 23 décembre 1922, à 2 heures, le Conseil d'Administration se trouvait réuni sous la présidence de M. Bernier. 

M. Delattre donne lecture du dernier rapport et du bilan; il fait l'historique rapide de l'oeuvre, rend hommage à la mémoire des disparus et se plaît à rappeler les qualités et les vertus de MM. Guyaux et Mabille; il félicite et remercie M. Bernier de son dévouement et de l'activité inlassable dont il a fait preuve pendant les années terribles. 

M. Léon Debelle, au nom du groupe socialiste, en une belle improvisation, franche et réellement impressionnante, retrace les raisons de sa collaboration. Ennemi de la guerre, ami de la paix, il espère que des événements aussi terribles ne se présenteront plus; mais si le pays était à nouveau envahi, il ferait encore son devoir. 

M. Jules Dambot, qui a connu les grosses difficultés du début, remercie ceux qui ont compris leur devoir et qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes à une oeuvre ingrate entre toute. 

M. Adolphe Pary, au nom du groupe libéral, s'associe aux paroles qu'on vient d'échanger; j'espère qu'aux heures du danger, dit-il, nous nous retrouverions unis pour faire face à l'ennemi commun. 

M. Kayart, au nom du personnel, remercie d'une façon toute spéciale, MM. Bernier et Dambot, de l'esprit d'hommes d'affaires qu'ils ont apporté au sein de l'oeuvre, s'efforçant de rompre avec la routine administrative, au grand profit du développement industriel de l'affaire; il remercie tous les administrateurs d'avoir pu gérer leur organisme en s'inspirant d'une démocratie large et généreuse. 

M. Bernier tire les conclusions de la journée; nous assistons, dit-il, à une séance mémorable, à une séance historique. C'est la disparition définitive du dernier souvenir des heures pénibles que nous avons vécues. Tous, vous avez fait votre devoir, mais je dois souligner la conduite de M. Delattre, qui fut la cheville ouvrière de notre organisme. C'est lui qui, pour aider nos chers disparus, MM. Guyaux et Mabille, consentit des sacrifices réellement douloureux pour sa santé. Depuis l'armistice, il n'a cessé de travailler au couronnement de son oeuvre et il est assez heureux pour soumettre aujourd'hui à notre signature, un rapport de liquidation et le dernier bilan. 

Je me fais l'interprète du Conseil d'Administration et de toute la population, pour remercier M. Delattre et lui assurer que nous garderons toujours le meilleur souvenir de nos rapports cordiaux pendant les longues et douloureuses années de la guerre. Je le répète, nous vivons un moment historique et que chacun de nous sorte d'ici avec la satisfaction du devoir accompli.

La réunion prit fin au milieu de la plus cordiale animation. 

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25/02/2010

Le Canal

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24/02/2010

Le froid artificiel.

La Louvière - Lundi-Mardi  5-6 septembre 1921.

Maintenant que la chose est bien lancée, disons, à propos de la nouvelle industrie, qu'il s'agit d'une institution relative au froid artificiel; on y fabriquera de la glace et il y aura des chambres froides pour la conservation des denrées alimentaires, les fourrures, etc., etc., on établira probablement aussi des saloirs à l'usage des charcutiers. La nouvelle usine, destinée à produire le froid artificiel qui aura des applications variées, sera établie dans l'important quartier de Longtain et viendra combler une lacune existant dans notre commune. 

Dès que l'installation projetée sera érigée, nous pourrons dire que MM. les bouchers, charcutiers, pâtissiers, hôteliers, marchands de poissons, de volailles et de crème à la glace de La Louvière, seront outillés comme on l'est, en ce moment, sous le rapport du froid, dans les plus grandes villes du pays.

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23/02/2010

Etablissements Boël

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22/02/2010

Une nuisance publique

La Louvière - Dimanche 5 septembre 1920.

La Louvière, comme toute cité située en pleine région industrielle, jouit ou souffre des conséquences de cette situation; elle lui doit sa prospérité et les moyens d'existence de sa population, mais elle en subit aussi les inconvénients. 

De ces inconvénients, il y en a qui sont vraiment une nuisance, une calamité publique, et l'on ne comprend pas comment, depuis qu'elle perdure, aucune administration communale n'ait pris aucune résolution d'y remédier, sinon la supprimer. 

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Les usines le long de l'embranchement du canal du Centre.

Nous voulons ici parler des Laminoirs du Centre qui, là derrière notre "Hôtel de Ville", empeste et souille de ses noires et lourdes fumées, tout le voisinage. La Place Communale, qui aurait pu être un endroit des plus beaux et des plus agréables de la ville, en est, au contraire, le plus sale et le plus misérable; tous les immeubles qui avaient été conçus pour être des maisons confortables, discrédités, sont devenus, par suite d'abandon de locataires auxquels elles étaient destinées, des refuges d'ouvriers, qui en sous-louent à des prix onéreux, les chambres et appartements divisés en quartiers, qui sont aussi des plus sales et des plus insalubres, par la négligence des propriétaires qui ne s'intéressent qu'à en recevoir les loyers. S'il y a à La Louvière une commission d'hygiène, nous l'invitons à faire une inspection de ces maisons de logements.

Mais revenons aux Laminoirs; il est d'abord incompréhensible qu'au début, on ait laissé construire cette usine à cet endroit, alors que l'on savait ce que serait cette partie de la ville. Dans toutes ces questions, il y a toujours le recours de commodo et incommodo des habitants, mais comme en ce temps, il n'y avait d'habitants dans ce quartier que ceux du Hocquet, on n'a pu leur demander leur avis. 

Plus tard, il était trop tard, le mal était fait, et on ne pouvait plus penser à le réparer en transférant l'usine ailleurs ou en la démolissant. 

Quand on pense que les Boches ont démoli les laminoirs Piérart, là-bas, à La Croyère, on regrette vraiment qu'ils aient épargné celui-ci. A quelque chose malheur est bon, dit-on; en ce cas, c'eut été un bien si ces laminoirs avaient été détruits de fond en comble, et qu'on eut pu par ce fait ne pas les rétablir. 

Quand on pense à la campagne d'opposition qu'on fit jadis pour empêcher la Société de la Vieille Montagne de venir monter dans les champs de Tout-y-Faut, une usine à zinc, sous prétexte que ses fumées auraient empesté la contrée, mais aussi parce que d'autres industriels en voulaient éviter la concurrence, on ne comprend pas que l'on ait toléré si longtemps, malgré les protestations et les plaintes, les préjudices et la nuisance causés par ces maudits laminoirs. 

Maintenant, beaucoup plus qu'avant, on souffre de ces fumées, qui, par la qualité du charbon employé, sont tellement lourdes, chargées de suie, qu'elle ont peine à s'élever et à se dilater en l'air. Et il suffit d'un peu de vent ou d'un temps brumeux, comme celui dont nous jouissons en ces jours, pour que ces fumées se rabattent, pénètrent par portes et fenêtres, dans les habitations, salissant et empestant partout. 

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Plan parcellaire de P.C.Popp montrant les implantations industrielles de La Louvière vers 1870

Mais puisque cela coûterait trop d'exproprier ces laminoirs pour cause d'utilité publique, notre Conseil Communal socialiste, qui a pour principe de défendre avant tous autres les intérêts de la classe ouvrière qui habite ces quartiers, ne pourrait-il pas, se faisant l'interprète de ces plaintes, demander et, si besoin est, obliger les propriétaires des Laminoirs à hausser de quelques mètres, les cheminées qui dépassent à peine la hauteur de la Maison communale? 

Ces cheminées sont réellement trop basses et ne répondent nullement à la hauteur imposée à toutes ces cheminées d'usines; on peut comparer avec celles de la Faïencerie, des usines Boël et de la brasserie de Maugrétout, qui n'occasionnent pas tout le mal de celles-là. Et si ces cheminées sont trop vieilles, trop peu solides, on doit en faire des neuves, avec toutes les dimensions exigées, car il est certain que si les cheminées des Laminoirs étaient de cinq ou six mètres plus hautes, les fumées retomberaient moins, emportées qu'elles seraient au-dessus des maisons. Peut-être que tout ce que nous disons ne servira à rien, que nous aurons parlé dans le désert, mais au moins nous aurons dit les plaintes de beaucoup de gens qui pensent et croient qu'un Conseil communal est là pour défendre les intérêts de ses administrés et agir là où il doit agir pour le salut public. 

D'ailleurs, les salles et bureaux de l'Hôtel de Ville sont assez enfumés, et les employés sont trop souvent incommodés par les gaz asphyxiants du Laminoir, pour qu'il soit besoin de faire une enquête supplémentaire de commodo et incommodo. 

Mais il est une chose incontestable, c'est que la question des Laminoirs du Centre, qui fut déjà autrefois à l'ordre du jour de la commune, devra un jour se résoudre: ou bien ils doivent disparaître, ou bien l'Hôtel de Ville sera transféré ailleurs; mais cela n'empêcherait pas le mal de persister, en condamnant tout un quartier à subir les inconvénients des fumées. 

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