10/06/2008

La mort de Rêve d'Or.

La Louvière - Dimanche 4 avril 1909.

Nous avons, un peu trop brièvement, annoncé la mort de "Rêve d'Or", le glorieux étalon bien connu. Il convient que nous y revenions. "Rêve d'Or" était né à Hal en 1890, chez l'éleveur Neerinckx, de Jupiter et Catherine.Il fut acheté à l'âge de 3 ans par  M. Raoul Warocqué pour 15.500 francs, prix énorme pour l'époque. Lorsque  M. Warocqué cessa l'élevage du cheval en 1890,  M. Guyaux s'en rendit acquéreur pour la même somme. En 1898, "Rêve d'Or" fut proclamé champion belge, à Bruxelles.En 1900, il remporta, à Paris, le premier prix des chevaux belges; â ce titre, il concourut et remporta le championnat des races étrangères à la France, les Français concourant entre eux pour le titre de champion de France. Restaient le champion des races étrangères et le champion français qui luttèrent pour le titre de champion du monde; "Rêve d'Or" l'emporta facilement.Il est à remarquer que le jury était en majeure partie composé d'éleveurs français. Les divers succès de "Rêve d'Or" à Paris valurent à son propriétaire 5.000 francs et trois médailles d'or. La Louvière fit une réception triomphale à M. Guyaux et à son champion à cette occasion.A Paris, une somme fabuleuse avait été offerte par un Américain qui désirait s'en rendre acquéreur. Ce championnat attira fortement l'attention du monde entier sur la valeur de la race de trait belge.Un grand quotidien français, appréciant les diverses races, parlait du cheval belge dans les termes suivants: « Mais il y avait à côté d'eux, un type de couleur foncée, d'un calme inouï, plein de confiance dans sa structure athlétique, ne dépensant point sa force en trépidations ni énervements inutiles, la mettant tout entière au service de son maître; ne s'emballant jamais; ne tirant pas plus qu'il faut; assez doux de tempérament pour se laisser diriger par un enfant, marchant à la parole, et s'arrêtant de même, plus besoin de conducteurs expérimentés, intelligence de l'homme et de l'animal ne faisant qu'un nouveau Centaure à corps de cheval à tête humaine, porté à se mettre naturellement sur le collier; entraînant également par le déplacement de son poids que par la détente de ses leviers et de ses muscles, ne s'usant pas; en même temps d'un coffre immense, de taille élevée par le corps et non par la longueur des jambes, mangeant moins que le boulonnais, mais s'assimilant davantage. » Ce cheval était "Rêve d'Or", de race belge. Pendant le cours de sa carrière, "Rêve d'Or" remporta plus de 70 médailles, et de 1898 à 1905, chaque année, au grand concours national de Bruxelles, il remporta le premier prix dans la catégorie des raceurs, c'est-à-dire des étalons ayant produit les meilleurs chevaux. "Rêve d'Or" ne tombera pas dans l'oubli. L'Ecole de Médecine Vétérinaire de Bruxelles et l'Ecole d'Agriculture de Gembloux, avaient demandé sa dépouille. Son propriétaire l'a envoyé à Bruxelles; le squelette de "Rêve d'Or" sera monté et placé dans le Musée de l'Ecole.

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19/05/2008

Rêve d'Or.

La Louvière - Dimanche 30 juin 1901. 

La "Patriote illustré" reproduit, dans son numéro de ce dimanche matin, la photographie de "Rêve d'Or", le beau cheval de  M. Sylvain Guyaux fils, et lui consacre la notice suivante: 

"Au premier rang de ces spécimens il faut placer "Rêve d'Or", un alezan doré qui remporta, à l’Exposition de Paris, le championnat du monde, et qui, cette fois encore, suscita l'admiration unanime.

Malgré son apparence massive, ce merveilleux étalon évolue avec une grâce qui répond à l'élégance de ses formes. Aussi défilait-il., en tête, devant la tribune royale le jour des récompenses, comme champion du monde, suivi de "Câline I" et "Pirate", tous deux champions de Paris (1900), et de "Bienvenue" et "Alice", champions de 1901. Plus de 3.000 personnes, curieux et amateurs, se pressaient, en ce moment, dans le Hall du Cinquantenaire".

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15/05/2008

Machine routière.

La Louvière - Vendredi 28 juin 1901. 

Hier, on a pu assister, à La Louvière, à un spectacle peu commun: une machine routière, conduisant de la station au champ de foire, les "roulottes" venant s'y installer pour la fête annuelle.

Elle a gravi d'une allure superbe la forte rampe de la Chaussée, escortée d'une foule de curieux.

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05/05/2008

Rêve d'Or, le bel étalon.

La Louvière - Vendredi 14 septembre 1900. 

Mercredi soir, nos concitoyens ont fêté avec enthousiasme la rentrée de  M. Sylvain Guyaux fils, qui est allé à Vincennes, remporter avec son bel étalon Rêve d'Or, la plus haute distinction au concours hippique. 

Des sociétés de musique, une voiture dans laquelle se trouvaient M M. Guyaux, suivies du champion du monde, et d'un autre étalon, ont parcouru en cortège, escortés d'une foule considérable, les rues de la cité, jusqu'à l’Hôtel-de-Ville, où a eu lieu la réception, et à la rue Hamoir-Warocqué, où habite  M. Guyaux père, devant le château duquel on avait dressé une fausse porte qu'on a illuminée. 

Une superbe gerbe de fleurs naturelles, arrangées artistement par l'horticulteur Florent Grambras, a été offerte par les habitants de la rue Hamoir à  M. S. Guyaux. 

Tout le quartier a été en liesse, et on a bu au succès sans précédent obtenu par l’éleveur, dont peuvent s'honorer le Centre et le pays.

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03/05/2008

Rêve d'Or.

La Louvière - Dimanche 9 septembre 1900. 

Vendredi soir, le quartier de la rue Hamoir-Warocqué, était en fête; le "Réveil Louviérois" donnait une sérénade à  M. Guyaux, l’heureux propriétaire de "Rêve d'Or", le champion du monde à l’Exposition de Paris. 

Le succès remporté par notre honorable concitoyen est immense et tout Paris a voulu voir le vainqueur de la journée de lundi, qui a battu les plus beaux sujets étrangers. 

Le président de la République s'est fait présenter  M. Guyaux fils, qui a accompagné le vainqueur à Paris, et l'a vivement félicité; il l'a retenu à déjeuner à l’Elysée.De grands préparatifs se font pour la réception dans nos murs du grand champion universel.

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01/05/2008

Rêve d'Or et Brin d'Or.

La Louvière - Jeudi  26  juillet  1900. 

Un concours d'étalon avait lieu lundi à Soignies, auquel participaient les chevaux ayant obtenu des premiers prix aux concours régionaux précédents. 

Une trentaine de sujets ont été présentés; bêtes magnifiques, toutes parées de médailles d'or décrochées aux concours de Bruxelles, Hasselt, etc. 

Les quatre primes de 1.500 francs chacune ont été remportées par  M. Stassart, de Fleurus, pour son étalon Apollon; par  M. Hazard, de Leers-et-Fosteau, pour son étalon Brin d'or; par  M. Sylvain Guyaux, fils, de La Louvière, pour son étalon Rêve d'Or, et par  M. Cobbaut, d'Ellezelles, pour son étalon Capitaine.

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05/04/2008

Petite scène regrettable.

La Louvière - Jeudi 30 septembre 1937.

Un monsieur rentre dans les bureaux de l'une de nos plus respectables administrations. Le monsieur est possesseur d'un tout petit chien qu'il affectionne et qu'il tient sur les bras. La bête est inoffensive. Son maître se présente au guichet du bureau, en suivant la file. Il a dû attendre un certain temps.Un employé remarque l'animal. Son sang bondit. Il intime l'ordre à notre respectable concitoyen d'avoir à se débarrasser de son chien s'il veut être servi. Le client est embarrassé et surtout interloqué. Il fait remarquer poliment qu'il ne peut se séparer de son toutou, car le laisser seul sur la rue pourrait lui faire courir un grand danser. Ceux qui ont des chiens qu'ils aiment et dont ils sont aimés comprennent aisément la réponse du monsieur interpellé ; mais que faire.

Bref, voici le tour du propriétaire du chien d'approcher le guichet, où il doit effectuer une opération qui doit prendre quelques minutes. Ici se place une scène vraiment regrettable, car elle dénote un manque total de coeur et des sentiments vraiment inhumains: l'employé refuse de servir le vénérable monsieur, un septuagénaire, sous prétexte qu'il tient toujours l'animal dans ses bras.

En fin de compte, le Louviérois implora une dame qui voulut bien prendre soin de son chien, lequel a une certaine valeur. Et l'employé, ayant ainsi fait disparaître tout objet de distraction, consentit alors à accomplir sa délicate mission, en agent conscient et organisé, ton syndicat lui interdisant de servir deux personnes à la fois, un homme et un... chien...

A noter qu'à ce moment, cinq ou six toutous folâtrant dans la salle des pas perdus, méditaient sur la petite scène que venait d'atteindre cruellement la gent canine dans l'un des leurs. Oh! les braves bêtes!

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