05/01/2008

Rage flamingante.

La Louvière - Dimanche 30 juillet 1922.

Un ouvrier de La Louvière, actuellement occupé en Flandre, nous disait la propagande effrénée faite en certains endroits par les flamingants. Il surveille là-bas des travaux. Il donne ses ordres en français. Des ouvriers redoutent de lui répondre dans la même langue.

Il nous disait avoir entendu des fillettes reprocher à des ouvriers de ne pas se servir de la langue flamande. On ne se doute pas de cela de ce côté-ci de la barrière...

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29/12/2007

Ca va bien!

La Louvière - Vendredi 13 août 1920.

Un de nos amis nous narre un incident qui en dit long sur la mentalité flamingante.

Il y a quelques jours, se trouvant à Blankenberge, il s'adresse à un sous-chef de station pour obtenir un renseignement; celui-ci lui est donné en français.

Quelques instants après, une dame de La Louvière a également besoin du service du même employé; celui-ci s'empresse de répondre dans la langue chère à nos "aktivistes" et, comme notre concitoyenne déclare ne pas comprendre le flamand, notre cheminot de riposter, cette fois en français: "Vous n'avez qu'à l'apprendre."

A noter que la loi sur l'emploi du flamand en matière administrative n'a été votée que par la Chambre et que le Sénat, sur la proposition même de H. Delacroix, en a renvoyé la discussion à fin septembre.

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26/12/2007

Des grévistes qui reçoivent la fessée.

La Louvière - Jeudi 22 avril 1920.

Dans une commune des environs, des porteurs d'express avaient imaginé de se mettre en grève parce qu'ils estimaient insuffisants les salaires qui leur étaient payés.

Ils firent valoir leurs griefs au chef de gare, homme énergique qui s'empara de l'un des protestataires, lui enleva sa culotte et lui administra une fessée à la vue des camarades de la victime.

Il demanda pardon - et tout rentra dans l'ordre...

Les choses en sont là. Ce drame de l'intolérance patronale a profondément ému les personnalités syndicales de l'endroit...

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22/12/2007

Les jeux dangereux.

La Louvière - Samedi 10 janvier 1920.

Nous voulons parler du sport auquel se livra l'autre soir le spectateur d'un cinéma qui crut devoir décharger son revolver, à la faveur de l'obscurité, dans les jambes du public qui, heureusement, s’en tira indemne.

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Et les gens calmes et paisibles - il y en a encore - se demandent s'il ne conviendrait pas de réglementer davantage le commerce des armes à feu. Le premier venu peut maintenant s'acheter un revolver; il reste l'acheteur anonyme; il peut, sans inconvénient pour lui, se procurer l'objet, qui, le soir même, lui permettra d'assouvir une haine, de satisfaire une vengeance ou même de... s'amuser!

Le pharmacien, homme conscient, ne peut débiter des poisons que contre ordonnance d'Esculape - ou sur demande écrite du consommateur... Mais le commerce du revolver, ce poison violent et... pénétrant est libre, tout ce qu'il y a de plus libre.

Quand nos législateurs auront fini d'étatiser le pays, ne pourraient-ils songer à élaborer un petit bout de loi qui permette de sauvegarder la vie des citoyens?

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19/12/2007

Les femmes indignes.

La Louvière - Mercredi 15 janvier 1919.

Un correspondant des "Nouvelles" s'indignait hier du fait que deux femmes de La Louvière, la mère et la fille, qui avaient scandalisé la population de leurs compromissions avec les Boches, se pavanaient aujourd'hui dans une limousine anglaise en compagnie d'officiers britanniques. Evidemment, pareil spectacle révolte l'opinion publique et il vaudrait mieux qu'il ne se produise pas. Espérons que la petite leçon de dimanche soir sera salutaire.

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Mais le cas n'est pas isolé. Les femme a qui ont eu hier des rapports avec les Boches, ouvrent aujourd'hui leurs bras aux Anglais. Et si demain les hordes de l'occupation amenaient chez nous des nègres, ces blanches feraient bon ménage avec les noirs. C'est dans l'ordre normal des choses...

Certaines de ces femmes se contentent du soldat. Celles qui furent dimanche soir l'objet de la manifestation sifflante de la rue Charles Nicaise préfèrent l'officier. Elles estiment que lorsqu'on prend du galon, on ne saurait trop en prendre...

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15/12/2007

Au Parc à pouïes.

La Louvière - Dimanche 24 novembre 1918.

D'où vient ce vocable! Qui baptisa cette "institution" de guerre? Un beau matin, on apprit que l'on venait d'ouvrir à La Louvière, rue de la Concorde, numéro 39, un asile où les femmes... malades étaient recueillies, visitées et expédiées à Mons pour s'y faire soigner si leur état l'exigeait.

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Et l'autorité édilitaire avait précisément choisi le numéro 39 de la rue de la Concorde, qui fut le siège d'une maison de joie dont parlent les vieux Louviérois. Nous voulons d'ailleurs croire qu'ils en parlent par ouï dire...

Bref, le "parc à pouïes" devint célèbre. Il fut naturellement exploité par les revuistes, gens sans pitié. Et le bon acteur wallon Djobri "croqua" de maîtresse façon l'agent des moeurs qui, de nombreux soirs, vint chanter sur la scène de la rue Charles Nicaise les malheurs de ses clientes.

Au début, c'est entre une haie de curieux que les intéressées entraient ou sortaient du local en question. Et, on le devine, les quolibets allaient bon train. Et les plaisanteries, plaisanteries faciles du reste, fusaient, provoquant les rires. Cette exhibition publique ne diminua pas cependant le nombre de poules, qui alla en augmentant.

Encore une "tête" devenue populaire à La Louvière que celle du commissaire du "parc à pouïes". On le voyait, sec comme un coup de trique, la démarche hésitante, la canne en main, dans tous les coins de la région, escorté par un agent de police, à la recherche de ses volailles. On le comparait volontiers au coq du poulailler.

Qu'on ne pense pas, d'ailleurs, que l'autorité occupante, comme on l'appelait, avait en vue la santé de ces femmes. Oh! non, elle pensait seulement à la vertu de ses soldats. Ce qui n'empêcha d'ailleurs pas, à certains moments, l'Institut Saint-Joseph d'être bondé de victimes teutonnes de la "cifilisation".

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28/11/2007

Pas de blague, hein!

La Louvière - Vendredi 24 janvier 1913.

Le correspondant du Centre au "Peuple" - le citoyen Eugène Rousseau pour ne pas le nommer - constate que de nombreux vols de poules et de lapins sont commis nuitamment dans différentes communes du Centre.

Il demande au lieutenant de gendarmerie du district du Centre qu'il veuille bien prendre des mesures en conséquence - puis il ajoute: "Ce serait peut-être aussi l'occasion de mettre la garde civique sur pied, pour un autre motif que pour marcher contre les grévistes."

Ah! non, tout ce que vous voulez, mais pas ça... On voit bien que le compagnon rédacteur du moniteur socialiste n'a pas l'honneur d'appartenir au corps d'élite de la garde civique. Mais la raison que l'on dévalise les clapiers ne nous semble pas suffisante pour poser un lapin de cette dimension aux braves gens de la milice citoyenne. C'est le cas de le répéter: ous qu'y a d'l'Eugène, y a pas d'plaisir...

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