21/11/2007

C'est l'adoration.

La Louvière - Mercredi 30 octobre 1912.

Cette nuit, vers deux heures du matin, les habitants de la place Communale furent brusquement tirés de leur sommeil par des chants et des cris partis de l'enceinte entourant la statue Mairaux.

Des "cocoricos" retentissants troublaient le silence de la nuit. Ils étaient poussés par trois jeunes gens assis sur les marches de la statue.

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Piqués de curiosité et voulant se rendre compte du genre de ces volatiles nouveau jeu, des personnes suivirent les noctambules et les virent entrer, devinez où? Mais non, ne vous donnez pas cette peine... Ces aimables personnes entrèrent tout bonnement à l'église, où on les vit s'agenouiller pieusement. Elles venaient faire leur heure d'adoration!!

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17/11/2007

Autour d'un "stron"...

La Louvière - Mardi-Mercredi 8-9 mars 1910.

Mardi matin, à l'angle des rues du Commerce et de la Loi, s'est produit une scène qui a failli tourner au tragique.

Deux ramasseurs de "stron" discutaient autour d'un petit tas ornant le beau milieu de la chaussée.

- C'ess't à mi, cè stron-là!

- Dju l'avoue vu d'vant vous!

On en arriva bientôt aux coups et il s'en fallut de bien peu que l'un des ramasseurs de crottin de cheval ne reçut sur la tête un formidable coup de pelle. Léon Jongen, l'afficheur, étant intervenu, eut la figure labourée d'un coup de manche de fouet.Finalement, la police dut être réquisitionnée pour mettre à la raison les deux irascibles et trop bouillants marchands de "strons".

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Une defunte de 400 livres.

La Louvière - Mercredi 14 février 1912.

Lundi après-midi ont eu lieu les funérailles d'une pauvre femme du quartier de Bouvy, qui pesait plus de 400 livres. Le cercueil avait des proportions telles que l'on dut entailler la muraille de la mortuaire pour élargir la porte. Le dit cercueil ne put être chargé sur le corbillard, et l'on dut recourir à un camion pour le transport de la défunte au cimetière.

Quoique les funérailles fussent religieuses, le clergé dut chanter les absoutes autour du camion, les porteurs n'ayant pu opérer le déchargement au temple religieux, devant réserver leurs forces musculaires pour la mise en terre au cimetière, où l'opération ne fut pas des plus faciles.

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10/11/2007

Chez le coiffeur.

La Louvière - Jeudi 18 septembre 1902.

Un client arrive chez son coiffeur; celui-ci commence à le raser:

- Avez mau? demande-t-il.

- Waïe!

Le coiffeur change de rasoir et recommence:

- Eyè mett'nant?

- C'est co l'même!

Le coiffeur frotte son rasoir sur un cuir pendant quelques minutes et se remet ensuite à faire la barbe de son client:

- Avez co mau, mett'nant?

- Co pu que d'vant!

- Aïu avez mau, tabour?

- A m'fesse!!! D'jai in clau!!!

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08/04/2007

Des bohémiens.

Houdeng-Goegnies - Mardi 29 septembre 1937.

 

Depuis lundi, de nombreuses bohémiennes sillonnent les principales artères de notre localité. Toute propreté est exclue de leurs accoutrements, qui n'en suscitent pas moins la curiosité par leur originalité.

 

La plupart de ces bohémiennes et leurs enfants se livrent à la mendicité et d'autres exercent la chiromancie. Ces nomades ont établi leur camp au Trieu-à-Vallée, près des écoles communales, où de nombreuses roulottes sont installées. La police locale est intervenue ce mardi après-midi, les priant de vider les lieux. C'est ce qu'elles s'apprêtent à faire et leur prochaine résidence serait La Louvière.

 

La légende veut qu'on leur impute tous les larcins qui se commettent dans les localités où séjournent ces heimatlos...

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31/03/2007

L'espion Wiart.

Houdeng-Goegnies - Jeudi 26 février 1920.

 

Sait-on que l'espion Wiart, condamné récemment par le conseil de guerre de Lille, habitait notre commune pendant la guerre, en compagnie de sa concubine, Leroy Olympe?

 

Le faux ménage demeurait rue de la Chaussée, numéro 10.

 

C'est au début de 1917, que Wiart s'est présenté à la Maison Communale de Goegnies, déclarant faire partie d'un service d'espionnage allié. Il fut éconduit. Depuis lors, il est parti et on ne l'a plus revu.

 

Sa concubine est restée jusqu'à l'armistice dans la commune: à ce moment, Wiart est venu la reprendre et les amants sont partis en France, où Wiart s'est fait pincer.

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27/03/2007

A qui le vélo?

Houdeng-Goegnies - Lundi - Mardi 8-9 juin 1914.

 

On a trouvé, dimanche matin, à proximité du canal du Centre, près du tir de la garde civique, un vélo, dont la plaque portait le numéro 82083. Au vélo, était attaché un paquet enveloppé dans un mouchoir de poche rouge et dans lequel se trouvaient des vêtements de travail. Les vêtements portaient des taches de couleur, ce qui fait supposer qu'ils appartenaient à un peintre. Des recherches ont été faites chez plusieurs receveurs des contributions du Centre, afin de découvrir le propriétaire de la bicyclette, mais elles sont restées vaines. L'on se perd en conjectures sur cette trouvaille.

 

Le commissaire de police de Houdeng-Goegnies a ouvert une enquête.

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