25/05/2007

Abattoir public.

Houdeng-Goegnies - Dimanche 4 juillet 1897.

 

L'ouverture de l'abattoir public a eu lieu jeudi matin 1er juillet.

 

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L'abattoir communal: vue de la cour intérieure.

 

Construit avec tous les derniers perfectionnements, cet abattoir comprend l'habitation pour le surveillant avec bureau, le bâtiment des échaudoirs, le bâtiment d'écurie, étables et remises, le bâtiment des porcheries, tuerie des porcs et échaudoir des chevaux et un lazaret pour les bêtes malades.

 

La construction de tous ces bâtiments a coûté une cinquantaine de mille francs.

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05/03/2007

L'église de Bois-du-Luc.

Houdeng-Aimeries - Bois-du-Luc

Samedi 13 mai 1905.

 

Un arrêté royal, paru au Moniteur de ce jour, autorise la construction d'une église à Bois-du-Luc. On n'a pas attendu la permission royale, puisque le nouveau temple est déjà achevé.

 

Un arrêté approuve la décision de la députation permanente qui a réduit à 323fr.50 la somme de 400fr.50 inscrite au budget de 1905 de cette église comme supplément de la commune pour les frais ordinaires du culte; ainsi que la suppression d'une somme de 25 fr. comme honoraire des prédicateurs.

 

Par contre, une somme de 323fr.50 admise par la députation permanente du Hainaut à l’article 17 des recettes, est portée à 348fr.50

 

Le même arrêté rejette le recours du conseil de fabrique contre l'arrêté précité de la députation permanente du Hainaut, en tant qu'il a supprimé l'allocation de 50fr. inscrite à l'article 38 (indemnité de prêtre auxiliaire) des dépenses du budget de 1905.

 

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Intérieur de l'église Sainte-Barbe à Bois-du-Luc.

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04/03/2007

Construction de l'église de Bois-du-Luc.

Houdeng-Aimeries - Bois-du-Luc

Vendredi 15 avril 1904.

 

La nouvelle paroisse de Bois-du-Luc va être dotée d'une église. Les travaux du nouveau temple, dont l'adjudication a eu lieu vendredi dernier, devront être terminés dans les dix-huit mois qui suivront l'approbation de l'adjudication. Il sera érigé en face des écoles, le long de la nouvelle rue du Quinconce. Il sera en style gothique et mesurera 38 mètres de longueur sur 15m.50 de largeur.

 

Les plans, oeuvre de M. l'architecte Constant Sonneville, de Tournai, sont très bien conçus. L'édifice offrira cette particularité que la sacristie sera en crypte au dessous du choeur. A l'intérieur, un magnifique triforium embellira la nef principale dont les colonnes seront en fonte. L'éclairage se fera par l'électricité. La tour, qui dominera les environs, aura 44 mètres de haut.

Le devis s'élève à 91.050 francs.

 

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L'église de Bois-du-Luc vers 1911.

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07/02/2007

La question de l'Hôtel de Ville.

Houdeng-Aimeries - Dimanche 24 avril 1921.

 

Dans une de leurs circulaires, les camouflés font allusion à l'acquisition du château des demoiselles Debauque, acquisition qu'on représente comme onéreuse pour la commune.

 

Coupons les ailes à ce canard, en n'envisageant réellement que le développement de Houdeng-Aimeries, c'est une magnifique opération. Tout d'abord, au point de vue intrinsèque, il n'y a rien à critiquer.

 

L'Administration communale a acquis pour la somme de 100000 francs, une propriété qui a une valeur de 200 à 250000 francs;. le terrain, d'une superficie de 65 ares, représente 40000 francs.

 

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Le château Debauque, avant sa transformation en Maison communale.

 

Mais il y a un autre point qui a quelqu'importance ; c'est celui-ci: à la rue Boël et à l'avenue des Champs, il y a des emprises à faire qui, tôt ou tard, devront s'exécuter; elles représentent une somme assez élevée. Si nous ajoutons à cela le produit de la vente éventuelle de l'ancienne Maison communale et les subsides qu'on peut équitablement espérer, nous voyons qu'il faut déduire du coût total au moins une somme de 50 à 60000 francs. Nos lecteurs avoueront que, pour 40 à 50000 francs on ne pouvait faire une meilleure acquisition: il n'existe peut-être pas en Belgique, un Hôtel de Ville placé dans une situation aussi belle; ajoutons, ce qui n'est pas négligeable, que les services communaux y sont installés dans des conditions parfaites, qu'il était impossible de réaliser dans les infectes locaux - le mot n'est pas trop fort - de la place Communale.

 

Il est à remarquer que le nouvel immeuble est en excellent état de conservation et d'entretien et que tous les visiteurs se montrent très admirâtifs des magnifiques conditions, dans lequel il se trouve.

 

Mais il y un point de vue bien plus important et qu'il faut envisager sans parti pris, car de lui dépend la vie ou la mort de Houdeng-Aimeries.

 

Avant la construction du canal du Centre, la population de Houdeng-Aimeries était égale, si pas supérieure, à celle de Houdeng-Goegnies. Elle lui est, aujourd'hui, inférieure de plus de 1500 habitants. Pourquoi?

 

Parce qu'on n'a pas su, en temps opportun développer des quartiers à bâtir, de façon à compenser la disparition des maisons, dont l'expropriation avait dû être faite pour le canal.

 

On avait prévu, il y a 30 ans, sur le champ du Calvaire, de nouvelles artères; mais le projet en resta là, à part l'amorce de la rue Arthur Putsage; actuellement, malgré les difficultés de l'heure, le projet est repris et l'érection du nouvel Hôtel de Ville va permettre de lui donner un développement impossible précédemment: à quelque chose, malheur est bon!

 

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06/02/2007

La nouvelle Maison communale.

Houdeng-Aimeries - Dimanche 30 janvier 1921.

 

C'est à partir du 1er février que les services communaux seront transférés dans le nouvel Hôtel de ville, où ils seront installés magnifiquement. Un bon point à M. l'échevin Duriau, qui a conduit cette affaire à bien.

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L'Hôtel de Ville.

Houdeng-Aimeries - Mercredi 18 août 1920.

  

La députation permanente du Conseil provincial du Hainaut, à la suite de l'enquête dont nous avons fait mention,, a donné un avis favorable à l'acquisition, par la commune, du château de Mlles Debauque, afin d'y installer les services communaux.

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La Maison communale.

Houdeng-Aimeries - Jeudi 5 août 1920.

 

On sait que le Conseil communal, au cours de diverses séances, qui ont eu lieu depuis le début d'avril, a discuté l'acquisition d'une nouvelle maison communale, les locaux actuels étant insuffisants.

 

L'information de "commodo" a révélé qu'une partie de la population faisait opposition, tandis qu'une autre partie approuvait l'acquisition.

 

En dehors et après l'enquête régulière, un groupe de quatre citoyens adressa une autre protestation à M; le Gouverneur. Dans sa séance du 9 juillet 1920, la Députation permanente déclarait que:"Attendu qu'en présence des allégations motivées, et contradictoires produites par l'Administration communale et les protestataires, il n'est pas possible de se prononcer en connaissance de cause, sur le vu des pièces du dossier", et chargeait MM. Chevalier et Gottignies, de tenir une enquête, à l'effet de s'assurer si la décision prise par le Conseil .communal de Houdeng-Aimeries était de nature à pouvoir être approuvée.

 

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Le château de Mlle Debauque, devenu Maison communale en 1921.

 

Donc, jeudi, à 10h.30 du matin, MM. les députés Chevalier et Gottignies, assistés de M. Courtois, chef de division au Gouvernement provincial, s'en vinrent visiter la Maison communale, qui se trouve à trente mètres du territoire de Houdeng-Goegnies. Le Collège, au complet, et trois des quatre protestataires, formaient le cortège.

 

La visite de la Maison communale actuelle devait établir que les locaux étaient insuffisants, comme l'articule le Conseil communal. Le bureau du receveur n'a pas de fenêtre, le bureau du commissaire est aussi un trou où l'on ne voit pas clair; aussi, la commune est-elle obligée de badigeonner à ses frais le pignon du voisin. Il y a aussi un autre trou sous plateforme avec fenêtre, mais dont la porte est rigoureusement fermée, à telle enseigne que le plafond est en grandes plaques détaché. Un boyau de corridor de moins d'un mètre de largeur est tout l'espace laissé au public pour salle d'attente. Aussi, l'Administration communale est-elle, en tout temps, tributaire du voisin, soit qu'il faille payer les quinzaines de chômage, soit pour toute autre réunion de ce genre. De même, quand la police tient une enquête où les personnes à interroger son particulièrement nombreuses.

 

On a bien envisagé le jardin pour donner de l'extension, mais la remarque ne s'est pas fait attendre que le meilleur remède ne donnerait pas encore satisfaction.

 

On n'a pas calculé non plus la dépense qu'occasionnerait l'agrandissement; on n'a pas signalé qu'il y avait des annexes à démolir et à rebâtir et qu'il faudrait dépenser beaucoup plus, pour une nouvelle annexe, que pour celle qu'on a faite il y a 20 ans. Or, à cette époque, la dépense s'est élevée à douze mille francs. N'ajoutons, pour la partie à démolir et à rétablir, que deux mille francs, prix de 1914, nous obtiendrons 14000 francs. Ce n'est nullement exagéré d'évaluer les travaux de construction à cinq fois le prix d'avant-guerre. La nouvelle oeuvre, qu'on préconise, coûterait au bas mot 70000 francs. A noter, que moyennant cette colossale dépense, on ne serait pas encore bien aménagé. Et qui est-ce qui paierait? Les contribuables, évidemment. Car ce ne sont pas seulement les quatre contribuables protestataires qui prendront à leur charge cette dépense, elle serait répartie sur tous les contribuables. Il faut donc examiner uniquement la question au point de vue de ces derniers.

 

La Maison communale actuelle n'a pas été bâtie pour sa destination d'aujourd'hui. Elle convient admirablement pour une maison de commerce. L'avenue qui donne accès au jardin et à la remise des corbillards, donne toute facilité pour la rentrée des camions. La vente de cette propriété rapportera, au bas mot, une cinquantaine de mille francs. Or, la propriété nouvelle a une superficie de 64 ares. Si nous comptons ce terrain à 40000 francs l'hectare seulement, la valeur en est de 25600 francs. (Des terrains plus éloignés de l'église se sont vendus à 60 et 80000 francs l'hectare.)

 

La nouvelle Maison communale coûtera donc 25.000 francs, le tiers du coût de l'agrandissement. Les avantages de la combinaison? D'abord, les services seront assurés. Cette seule raison prime toutes les autres.

 

En deuxième lieu, la nouvelle maison vaut beaucoup plus l’autre : c’est un château près d’une cabane. Enfin, la caisse communale fait une réelle et notable économie.

 

Toute la question est résolue. Le tram n'a rien à voir dans cette affaire, puisque personne de la commune et encore moins l'un des protestataires, ne peut se servir du tram pour se rendre à la Maison communale.

 

Du côté de Houdeng-Goegnies, l'arrêt est sur le territoire de cette commune: du côté de Bracquegnies, le tram est établi en siège spécial. Il ne peut être question de "budget terriblement grevé", puisqu'il y a bénéfice pour la commune. Il n'y peut plus être question de dilapider les deniers des contribuables, puisque, pour les mêmes motifs, leurs charges vont se trouver allégées.

 

Le grief, concernant l'érection en commune du hameau de Bois-du-Luc, est surtout irréfléchi, car il donne raison au Conseil communal. S'il était donné  suite à l'éventualité dont les protestataires font état, la Maison communale actuelle se trouverait à la limite de la nouvelle commune, et il faudrait s'en éloigner pour qu'elle soit tant soit peu au centre du village; c'est exactement ce que le Conseil a décidé.

 

Arrivons au reproche de la dépréciation des propriétés environnantes. Si réellement, la proximité de la Maison communale donne une plus-value aux propriétés voisines, le déplacement  d'un service public ne donne droit à aucune indemnité. Les voisins privilégiés doivent se féliciter d'avoir joui depuis tant d'années du privilège. Pour être justes, ils devraient proposer eux-mêmes d'en faire profiter les autres. Ce n'est donc pas pour quelques intérêts privilégiés et égoïstes que la communauté doit souffrir. L'intérêt général passe avant l'intérêt particulier, celui-ci fut-il même avantagé depuis longtemps.

 

Enfin, il reste la suggestion de créer une place au lieu du boyau qu'on appelle (il le faut bien) la place Communale. Mais ceci est complètement étranger à notre sujet. Le Conseil communal a d'ailleurs écarté les propositions qui auraient conduit les finances communales à une faillite phénoménale. Pour les amis de ces messieurs, les contribuables pouvaient aller à leur poche. Et le gaspillage eut été complet. Les emprises et le seul déblayage auraient coûté un demi-million! Nous laissons au lecteur le soin d'apprécier la décision du Conseil communal.

 

Eventuellement, nous nous réservons de revenir sur cette question, si les protestataires veulent défendre leurs arguments dans les colonnes des "Nouvelles".

 

L'intérêt, que la rédaction a toujours porté aux choses de Houdeng-Aimeries, nous permet d'espérer qu'elle ne refusera pas de voir exposer cette question capitale dans toute son ampleur.

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