28/04/2007

Creusement du canal.

Houdeng-Goegnies - Lundi - Mardi 1-2 août 1898.

 

Les travaux de la dernière section du canal du Centre sont menés avec une grande vigueur. Le détournement provisoire de la chaussée de Soignies à Mariemont, est terminé. Les remblais énormes sur lesquels doivent passer, jusqu'après construction du pont sur le canal, les trains de la ligne de Houdeng à Haine-Saint-Pierre, s'élèvent tous les jours.

 

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L'état des travaux de creusement du canal du Centre vers 1900.

 

De même vers Houdeng-Aimeries, une grande activité règne sur les chantiers. On nous signale cependant que certains propriétaires ont eu à se plaindre vivement des gênes et privations d'accès que ces travaux leur occasionnent; certains d'entre eux ont même l'intention, nous dit-on, de s'adresser aux tribunaux à ce sujet, car l'administration des Ponts et Chaussées semble peu disposée à leur donner volontairement satisfaction.

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27/04/2007

Le canal.

Houdeng-Goegnies - Dimanche 10 juillet 1898.

 

Le public ne pouvait certes pas prévoir de quelle importance seraient les travaux de la dernière section du canal du Centre.

 

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Les travaux du creusement du canal du Centre.

 

Que de terres remuées! Pendant qu'on travaille activement à l'achèvement de l'aqueduc qui doit livrer passage au Thiriau- du- Luc détourné, sous la Chaussée de Mariemont, le talus, l'énorme talus s'élève majestueusement; il est aux deux tiers de sa hauteur.

 

On sait qu'il doit servir à détourner le chemin de fer de Haine-Saint-Pierre à Soignies, pour permettre la construction d'un gigantesque pont de 18 mètres de hauteur, à l'emplacement actuel du pont Georges.

 

Quelle vie! Quelle animation sur tous ces travaux! Qu'on se retourne de n'importe quel côté, ce ne sont qu'ouvriers, chevaux et machines en mouvement. L'étranger que ses affaires amènent de temps en temps de ce côté, ne doit pas être un peu surpris d'avoir à escalader un remblai de 7 à 8 mètres de hauteur: tel le cycliste que nous voyions dernièrement arriver à fond de train du Saint-Nicolas. L'énorme barrière se présente à lui : que faire? Rebrousser chemin? En deux temps, trois mouvements, le vélo est sur les épaules et... en route pour l'ascension.

 

Le pont en fer construit par la Société de Bois-du-Luc se dégage petit à petit.

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25/04/2007

Le Canal du Centre.

Houdeng-Goegnies - Mercredi 4 mai 1898.

 

Les travaux d'achèvement du canal du Centre marchent rapidement. Quantité d'ouvriers se trouvent actuellement occupés aux travaux dans la partie des deux Houdeng qui reste à creuser.

 

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En-tête de lettre pour les travaux du canal du Centre.

 

Cette entreprise confiée à M. M. Boisée d'Anvers, nécessitera la construction de nombreux ponts et des terrassements considérables.

 

Il s'agira surtout d'élever un pont de vingt mètres de hauteur sur la ligne de chemin de fer de Bruxelles - Chimay.

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27/02/2007

Ce que nous a valu le Canal du Centre.

Houdeng-Aimeries - Vendredi 25 juillet 1919.

 

Avant la construction du Canal du Centre, on avait accès à l'église par un escalier d'environ deux mètres de haut. Tout un groupe de maisons faisait face à l'église et, en partant de la Maison communale, une rue descendait vers la rue Jeanne Haye .

 

Par la construction du canal, la Place a été remblayée, la pente est devenue une rampe et l'accès de la rue à l'entrée principale de l'église, se fait de plain pied.

 

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Le canal face à l'église de Houdeng-Aimeries.

 

Pour faire sa trouée en plein centre du village, le canal a exigé la démolition d'un bon nombre de maisons. Il aurait fallu à cette époque, un projet prêt pour permettre aux habitants expropriés de se rétablir à un autre endroit du village.

 

Disons de suite que ce projet a été fait et qu'il ne manquait pas d'être assez bien conçu.

 

Malheureusement les exigences des propriétaires de terrains parurent exagérées à l'époque et le projet fut retiré. Ce qui devait arriver arriva: l'exode, vers les communes voisines, de ceux qui devaient se replacer. Ce fut un rude coup porté au développement de la commune et tous les efforts faits depuis lors n'ont pas encore abouti à réparer le mal.

 

Venant de la limite de Houdeng-Goegnies le canal passe vis-à-vis de l'église, fait une courbe jusque la rue Liébin, distante d'environ deux cents mètres, et, après le Pont de la rue Liébin, s'élargit en un bassin où peuvent attendre les bateaux ayant emprunté ou devant emprunter les ascenseurs n° 2 et 3. Ces deux ascenseurs sont contigus, mais la partie sud de l'ascenseur n° 3 et le bâtiment des machines, commun aux deux ascenseurs, se trouve déjà sur Bracquegnies . C'est donc en suivant le tracé du canal qu'on rencontre l'étranglement du territoire.

 

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Plan cadastral du centre de Houdeng-Aimeries avant le percement du canal.

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Le canal: bilan d'après guerre.

Houdeng-Aimeries - Dimanche 20 avril 1919.

 

Le Canal du Centre devait être terminé et inauguré en 1915. Le 22 Août 1914, il restait à exécuter, pour mettre l'ouvrage en service, des parachèvements aux ascenseurs numéros 2 et 3 et à l'usine de Bracquegnies.

 

L'ascenseur numéro 4, à Thieu, était moins avancé. La grosse chaudronnerie était à pied d'oeuvre, sauf le bordé des sas. Le montage était commencé. Les grandes presses étaient 'montées dans le fond des puits.

 

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L'ascenseur n°2.

 

Dès l'arrivée des barbares, tous les travaux furent arrêtés, pendant quelques semaines, après lesquelles la Société Anonyme John Cockerill fit reprendre le montage à l'ascenseur numéro 4, pour assurer la conservation des pièces approvisionnées. Le montage continue ainsi lentement jusqu'au 1er septembre 1915, date à laquelle la Société Cockerill, prévenue que l'autorité occupante ne payait pas les travaux des ascenseurs, fit arrêter le montage, en laissant sur les chantiers le personnel strictement nécessaire pour assumer l'entretien et la conservation des parties montées.

 

En Août 1916, les Allemands mirent cette Société en demeure de continuer les travaux et de les pousser avec la plus grande activité, sous peine de représailles.

 

Malgré le peu d'empressement apporté à l'exécution de cet ultimatum et les obstacles de toute nature suscités pour en retarder les effets, on ne put prolonger indéfiniment l'achèvement des ascenseurs. Les numéros 2 et 3 étaient prêts pour les essais en août 1917, date du commencement de la navigation. Les Allemands avaient fait parachever l'ascenseur numéro â par des moyens de fortune, en remplaçant le caoutchouc prévu pour l'étanchéité par des boudins en bois et en cuir qui ne donnèrent que de mauvais résultats.

 

Pour les Allemands, le but était atteint: le canal était en eau et on naviguait.

 

Les eaux se perdaient, inondaient les caves des propriétés riveraines en causant des préjudices graves aux propriétaires, qui harcelaient les Allemands de réclamations sans espoir de réussir. "Égal!" répondaient-ils à toutes les plaintes. La Belgique paiera après la guerre. La haute Kulture manquait de flair.

 

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L'ascenseur n°2: salle des machines.

 

Il faudra donc non seulement faire réparer par les Allemands le préjudice causé aux riverains du canal, puisque, avant d'y maintenir les eaux, ils auraient dû en faire assurer l'étanchéité, mais il faudra enlever le cuir et le bois posés pendant la guerre et placer le caoutchouc prévu.

 

Ce travail se fera vraisemblablement dans le courant de l'été prochain, dès que la Société Cockerill aura approvisionné le caoutchouc nécessaire. Il faudra également exécuter les travaux d'étanchement indispensables pour éviter la déperdition des eaux et arrêter les préjudices causés aux riverains.

 

Ces travaux ne pourront être commencés qu'après la réfection des voies hydrauliques détruites par les Allemands dans la partie ouest du pays, car il faut avant tout maintenir la navigation sur le canal du Centre, qui a également été détruit partiellement à l'aval de l'écluse numéro 5 des Wartons, à Obourg.

 

La réfection des parties détruites, commencée en décembre 1918, touche à sa fin.

 

Les bateaux pourront prochainement - avant un mois - naviguer dans toute l'étendue du canal du Centre et atteindre l'écluse du pont-canal, sur le canal de Mons à Condé.

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26/02/2007

L'ascensuer n°2.

Houdeng-Aimeries - Vendredi 31 octobre 1913.

 

Passant par la rue Liébin, sur le pont fixe, par une de ces belles journées ensoleillées, dont nous sommes encore gratifiés en cette fin d'octobre, on peut voir se refléter dans la profondeur des eaux la silhouette élégante de l'Ascenseur n° 2 nouvellement peint. C'est que depuis huit jours, les eaux ont été remises une dernière fois dans la partie du canal comprise entre l'église et l'ascenseur, et le moindre suintement n'a été signalé. Notre commune est donc enfin traversée par le canal, un vrai canal cette fois, puisque l'eau y atteint une hauteur de 2m.50. A quand le premier bateau atteignant l'ascenseur n° 2?

 

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L'ascenseur n°2 vu du bief supérieur.

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Les eaux du canal.

Houdeng-Aimeries - Samedi 14 juin 1913.

 

On sait que les eaux du canal du Centre, en construction, ne dépassent pas - en amont - l'église de notre commune. Des travaux importants de bétonnage ont dû être exécutés pour maintenir l'étanchement complet de la partie du canal comprise entre l'église et l'ascenseur numéro 2, en construction, situé sur le territoire de Houdeng-Aimeries. Ces travaux étant terminés depuis quelques temps seulement, on a procédé mercredi à l'irrigation de la partie du canal en question. Cette opération a constitué tout un événement pour notre population habituée depuis si longtemps à contempler le plafond herbeux de notre voie navigable. L'opération a dû être interrompue jeudi pour combler une excavation située en face de l'église, à l'emplacement d'un ancien puits et dans laquelle l'eau s'engloutissait comme par enchantement. Parviendra-t-on à maintenir les eaux dans cette partie? Souhaitons-le et espérons qu'avec le temps, nous pourrons tout de même voir passer le premier bateau à travers notre cité populeuse.

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