12/02/2007

Nos brasseries.

Houdeng-Aimeries - Samedi 7 août 1937.

 

Nous apprenons, avec plaisir, que la Brasserie Dehaspe, en notre commune, après avoir obtenu un prix d'excellence (la plus haute distinction) à l'Exposition de la Boisson, à Bruxelles, cette année, vient encore de remporter deux prix d'excellence (la plus haute récompense) à l'Exposition Internationale de Paris 1937.

 

Nos félicitations bien cordiales à M. Dehaspe, l'avisé et sympathique propriétaire de la Brasserie réputée et à M. Louis Garitte, directeur des importants et différents services de cette vaste entreprise brassicole du Centre.

 

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En-tête des lettres de la brasserie Dehaspe.

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30/01/2007

Nos "Perretes".

Houdeng-Aimeries - Lundi-Mardi 9-10 août 1920.

 

De nombreux procès-verbaux ont encore été dressés dernièrement, à charge de plusieurs laitiers, qui mouillaient un peu trop leur lait. Bravo! Il est à espérer qu'une bonne récompense viendra leur enlever l'envie de recommencer.

11:00 Écrit par La Petite Louve dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/01/2007

Le marché.

Houdeng-Aimeries - Samedi  2 septembre  1911.

 

Ici, c'est jour de marché. Et l'on ne se douterait guère, à voir la cohue qui s'y presse, que le marché a la réputation de "tomber". La police et la gendarmerie ont toutes les peines du monde à maintenir un peu d'ordre. Un groupe de 500 femmes est arrivé de La Louvière, précédé de drapeaux bleus et rouges et d'inscriptions clamant les revendications des ménagères. L'une dit: "Ménagères, ouvrez l'oeil!". Une autre réclame la viande à un franc.

 

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Le marché de Houdeng-Aimeries, installé autour de l'église vers 1900.

Il y a peu de vendeurs. Un seul boucher s'est installé et il débite sa viande à un franc. Aussi fait-il des affaires d'or ... Des fermières sont là également avec leurs attelages, mais elles ne déballent pas. On leur demande leur prix et si ceux-ci ne sont pas favorables, on les hue, on les injurie et ... on irait plus loin encore si les représentants de l'autorité n'étaient pas là.

 

Beaucoup de marchandes ont vendu le beurre à 1fr.50 et les oeufs à 2fr.50. Il va sans dire qu'elles ont été de suite dépourvues de leur marchandise.

 

Jeudi de 6h.30 à 10 heures du soir, des manifestations se sont produites. L'on a parcouru les rues, s'arrêtant devant les fermes, faisant des haies chez les bouchers et réclamant la diminution de la viande. La plupart d'entre eux ont cédé. L'un d'eux, demeurant au fond du Stockou, territoire de Bracquegnies, qui avait déclaré ne pas vouloir diminuer, a été conspué et les ménagères, qui étaient au nombre de 1200, précédées d'un drapeau et d'inscriptions, sont parties en chantant: "A bas X ...!" (le nom du boucher). Des policiers et des gendarmes

19:57 Écrit par La Petite Louve dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marches |  Facebook |

Le beurre et les oeufs.

Houdeng-Aimeries - Jeudi 31 août 1911.

 

Les femmes qui n'ont pu écouler leur beurre et leurs oeufs mardi sur le marché de Houdeng-Aimeries, avaient imaginé d'aller offrir leur marchandise de porte en porte. Mais elles comptaient sans les protestataires.

 

Mercredi à la matinée, plusieurs marchandes se trouvaient dans une maison de la rue de la Tombelle. Mais elles avaient été vues et, en moins d'un quart d'heure, plus de deux cents ménagères s'étaient réunies, criant, hurlant, menaçant de briser les vitrines de la maison si les marchandes ne sortaient pas.

 

Heureusement, la police, qui avait été prévenue par téléphone, accourut et put rétablir l'ordre au moment où les choses allaient tourner au tragique.

19:41 Écrit par La Petite Louve dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marches |  Facebook |

Le prix du beurre provoque une bagarre.

Houdeng-Aimeries - Jeudi 24 août 1911.

 

Il y a eu du tapage hier au marché de Houdeng-Aimeries. On sait que depuis quelque temps, le beurre et les oeufs ont atteint des prix inabordables. Les ménagères s'étaient mises d'accord pour refuser d'acheter aux marchands qui maintiendraient les prix forts.

 

Une femme, qui avait cru pouvoir se procurer du beurre à 2 francs, se vit appliquer une maîtresse giffle. Une bagarre s'en suivit, et la police accourue, eut toutes les peines du monde à rétablir l'ordre. Si nos ménagères s'en mêlent...

19:37 Écrit par La Petite Louve dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marches |  Facebook |