04/10/2009

A la gare

Mercredi 29 juillet 1923.

Les Louviérois ne se plaindront plus. On est en train de remettre leur gare à neuf. On est occupé à recouvrir de couleur blanche les palissades de la rue de la Station. Et quatre ouvriers travaillent d'arrache-pied à l'enlèvement de la lèpre qui recouvrait les bâtiments extérieurs de la station aux voyageurs. Bref, on va nettoyer, embellir, rajeunir notre gare infortunée... 

- Mais vont se dire certains Louviérois grincheux - il y en a encore quelques-uns - si l'on fait la toilette de la station actuelle, si l'on y dépense de l'argent pour la rendre moins dégoûtante, c'est donc qu'il n'est pas question pour le moment de la déplacer. 

La remarque est d'une indiscutable logique ...

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02/10/2009

Travaux importants

Lundi-Mardi 15-16 avril 1912.

LA GARE - LE TRAM. 

Samedi, le Bourgmestre de La Louvière, M. Sylvain Guyaux, était convoqué à la gare, où l'attendait M. Estienne, le distingué ingénieur de l'Administration des chemins de fer. Cette entrevue avait pour objet la question de la construction de la gare. C'est aujourd'hui chose décidée par le Conseil supérieur des Chemins de fer; La Louvière va être dotée d'une gare convenable, plus en rapport avec l'importance de notre cité. L'avant-projet est d'ores et déjà approuvé. 

Nous sommes en mesure de faire connaître le projet dans des grandes lignes. L'entrée de la station se fera à la Chaussée, ainsi que le désiraient et l'Administration communale et la population Louviéroise. 

La question du passage du tram est également résolue. Le tram évitera le passage à niveau au moyen d'un tunnel ; il quittera la Chaussée à hauteur de l'entrée de la nouvelle gare, empruntera le chemin d'accès des charbonnages de La Louvière, traversera la propriété de M. Van Binst, passera en tunnel sous la voie ferrée et, en traversant le parc du docteur Vanden Branden, viendra aboutir à la Chaussée. Il suffira d'exproprier le château du docteur Vanden Branden, une partie de la cour des magasins Van Binst et quelques maisons à la Chaussée.

Ajoutons qu'au passage à niveau de l'Etat, un souterrain évitera aux piétons de longues stations devant les barrières fermées.

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30/09/2009

Nos passages à niveau

Mardi-Mercredi 8-9 mars 1910.

On sait que l'entrée de La Louvière est fermée par une barrière les trois quart du temps.

L'Administration des Ponts et Chaussées vient de faire un relevé, duquel il résulte qu'il défile au passage à niveau que cette barrière ferme, 192 trains réguliers, 142 trams et de 8 à 900 véhicules. 

C'est devenu une nuisance. Le charretier qui doit souvent emprunter cette voie est certain, neuf fois sur dix, de trouver la barrière close. D'où pour lui perte d'un temps précieux. Il est plus que temps de porter remède à cette situation.

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28/09/2009

La gare de La Louvière

Samedi 17 juillet 1909.

Interpellé à diverses reprises par nos honorables députés Boël et Mansart, le ministre des chemins de fer n'a cessé de déclarer que les aménagements nécessaires de notre gare, ne pouvaient être effectués avant que les procès d'expropriation en cours ne fussent terminés. 

Nous apprenons que le prétexte à retarder indéfiniment l'exécution de ces travaux d'une si extrême urgence, est désormais sans valeur.. La 6e chambre de la Cour d'appel, présidée par M. Levy-Morelle a, par un arrêt en date d'hier, 15 juillet, tranché définitivement le litige soulevé par l'expropriation du chantier et des magasins Van Praet. Le total des indemnités allouées s'élève à 450.000 francs environ. 

L'Etat peut donc désormais prendre possession de ces terrains et mettre la main à l'oeuvre.

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26/09/2009

Un vatse projet

Mercredi  5 février 1908.

Un tunnel de 257 mètres - La question des passages à niveau résolue - La passerelle de la Chaussée supprimée. 

De grands projets sont en ce moment étudiés par les autorités compétentes pour l'amélioration et l'embellissement de La Louvière. Il y a non seulement la distribution d'eau potable et la gare aux voyageurs qui passionnent en ce moment nos concitoyens, mais encore la question du passage des trams à la rue de la Chaussée, qui paraît avoir fait un pas de géant en avant. 

Plusieurs projets avaient été soumis au Conseil communal, mais celui-ci, à l'unanimité de ses membres, avait repoussé la proposition de construction d'un viaduc qui, tout en incommodant les riverains, aurait désagréablement déparé l'entrée de notre cité. 

La Société nationale des chemins de fer vicinaux tint compte de l'avis défavorable de nos édiles, et son directeur-général, M. de Burlet, convoqua ces jours derniers une réunion à laquelle assistaient notamment notre député, M. Pol Boël, conseiller communal et notre Bourgmestre, M. Sylvain Guyaux. 

Un projet fut soumis. Nous avons pu en prendre connaissance ce matin à l'Hôtel de Ville et croyons pouvoir affirmer qu'il fera tomber toutes les oppositions. 

Il s'agit d'un tunnel qui prendrait naissance en deçà du raccordement au rivage des charbonnages de La Louvière et Sars-Longchamps. Il serait à ciel ouvert sur une distance de 87 mètres. Il entrerait sous terre pour traverser les passages à niveau, courrait ainsi sur une longueur de 112 mètres et irait reprendre le niveau rue des Houdeng, après avoir fait à nouveau 58 mètres à ciel ouvert. Les parois du tunnel seraient recouvertes de carreaux blancs. L'éclairage électrique serait établi. La nuit, aux deux extrémités, le tunnel serait fermé au moyen de solides portes. 

Trois niches seraient aménagées dans le tunnel pour servir d'abri au personnel occupé à l'intérieur du souterrain. 

Il y aurait, de chaque côté du passage à niveau du chemin de fer de l'Etat, des escaliers d'accès au tunnel pour les voyageurs, avec quai d'embarquement. De larges trottoirs seraient aménagés à cet endroit pour les voyageurs, qui ne devraient plus attendre le passage des trains et se verraient d'autre part dispensés de gravir la passerelle, celle-ci devenant dès lors inutile.

Le coût de ce projet serait moins élevé que les autres. On pense que le devis ne dépasserait pas 300.000 francs. 

Nos lecteurs apprécieront l'importance de ce projet qui, tout en permettant un service intensif des trams, éviterait aux piétons et aux personnes se rendant en notre gare de longues stations devant les barrières toujours fermées du passage à niveau de l'Etat. 

Monsieur Boël, de même que Monsieur Guyaux, nous ont dit leur espoir de voir ce projet réalisé à bref délai. Tout le monde s'en réjouira.

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24/09/2009

Une fameuse passerelle.

Vendredi 15 novembre 1907.

Le Conseil communal de La Louvière s'occupera ce soir d'un vaste projet. Il s'agit d'élever à la Chaussée une passerelle permettant aux trams, de même qu'aux piétons, de passer au dessus des multiples barrières qui coupent la rue des Houdeng, celle du chemin de fer de l'Etat restant parfois fermée un quart d'heure et même vingt minutes. 

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La réalisation de ce projet coûterait environ 400.000 francs. C'est le seul moyen d'organiser un service intensif des trams. 

La Société nationale des chemins de fer vicinaux, qui demande à ce propos l'avis de l'Administration communale de La Louvière est bien décidée à mettre la main à l'oeuvre dès l'année prochaine.

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22/09/2009

La gare de La Louvière (3)

Jeudi-Vendredi 26-27 décembre 1907.

La gare industrielle de La Louvière-Nord - La gare de voyageurs de La Louvière-Sud - La nouvelle avenue - Un projet grandiose. 

Allons droit au but: la gare actuelle devient uniquement industrielle; le passage à niveau de l'Etat est supprimé à la Chaussée et la gare nouvelle, la gare à voyageurs s'édifie à Bouvy - ce sera La Louvière-Sud. 

Quand l'incision est profonde, le patient crie; la plaie purgée, il remercie son bourreau, mais avant cette période d'apaisement, de convalescence et de guérison, que de reproches, que d'injures même!

Eh bien ! Voyons d'abord, chers lecteurs des "Nouvelles", le bien qu'il résultera de cette opération. Nous répondrons ensuite à vos griefs.

Suppression de la presque totalité des 27 voies de passages à niveau; à la Chaussée, les voies actuelles de l'Etat se terminent à gauche et à droite en cul-de-sac, d'où passage absolument libre pour tous, trams, chariots, voitures et autos, piétons, les industriels du côté canal ont leur raccordement direct, ceux du côté opposé se raccordent à la gare de La Paix.

L'objection maintenant: pour les industriels du côté canal, c'est parfait, mais pour les autres? Parmi ceux-ci, il n'y en a guère que trois pour lesquels une voie devrait subsister jusqu'à nouvel ordre.

Ce sont Nicaise et Delcuve , dont les produits de fonderie doivent traverser la route, manoeuvres très espacées et peu gênantes. Il y a encore Sars-Longchamps et La Paix, dont le charbon doit se transporter par eau; ici maintien provisoire des voies, inconvénient disparaissant le jour où se charbonnage établira un pont au-dessus de la Chaussée avec déchargeurs, les usines Boch étant alimentées de combustible par le même procédé. Les autres établissements, ceux de Van Praet et Sauvage étant expropriés, se raccorderaient à la gare de La Paix; Van Binst pour ses bois, le Moulin Dambot utilisant la voie de l'Usine à Gaz.

Notons en passant que le profil des terrains permet très aisément l'établissement de la voie surélevée avec déchargeurs mécaniques qui remplacerait les voies actuelles des Charbonnages de La Louvière et Sars-Longchamps. 

Nous pouvons donc affirmer qu'il n'y aurait pas d'intérêt privé lésé; il va de soi que chacune de ces industries aurait quelques frais à débourser; mais ce qu'il faut considérer, c'est la minime dépense qui leur incomberait en regard d'un immense intérêt que la généralité et eux-mêmes en retireraient. 

Une remarque cependant: les établissements industriels ont fixé leur siège le long de la voie ferrée à raison des multiples avantages qu'elle leur procure; nous admettons, diront-ils, que ces avantages subsistent, à un près; mais celui que vous supprimez est énorme à nos yeux: le chemin de fer amenait nos ouvriers à notre porte, la réalisation de votre projet les force à venir à pied pour la plupart depuis Bouvy; ce sera un grave ennui pour eux, qui, souvent, ont un long trajet quotidien à effectuer et pour nous, qui aurons plus de peine à les recruter.

C'est exact à première vue; mais il y a un remède; que chacun y mette du sien et d'une bonne entente peut résulter un bien immense. 

Par la suppression de la gare de La Louvière, ou plutôt par sa transformation - tout le tronçon de voies de La Louvière - La Croyère - n'est plus qu'une gare industrielle le long  de laquelle chaque établissement a son raccordement direct. 

Qui dit que l'administration des chemins de fer ne s'entendrait pas avec les patrons et ne permettrait pas aux trains ouvriers seulement de venir des gares de Bouvy ou de La Croyère, jusqu'à l'extrémité des deux tronçons séparés par la Chaussée à La Louvière? Une locomotive privée au besoin ferait ce service dont bénéficierait ainsi chaque usine. 

Dès lors, quelle objection ferait-on encore? 

Voilà, par cette solution, le pont tournant du canal manoeuvrant à volonté - puisque l'intense service de voyageurs est supprimé; la même raison libère le passage à niveau doublé d'une passerelle au Hocquet, des fréquentes fermetures des barrières - et nos passages à niveau de La Louvière sont virtuellement supprimés. 

Que voulez-vous de plus? 

La gare de La Louvière - Sud ou de Bouvy est plus éloignée du centre que la gare actuelle. Oui, c'est exact, mais la différence n'est pas grande; car notez que la gare projetée actuellement par l'Etat doit s'édifier au même emplacement et il y aura toujours à faire le coude de la chaussée jusqu'à la dite gare sans l'aide possible d'aucun tram.

Il en est autrement de "notre projet", quoique nous n'en soyons pas l'auteur. L'emplacement de Bouvy permettra de prendre indifféremment le train: 

1° vers Mons ;
2° vers Houdeng, Soignies;
3° vers Houdeng, Ecaussinnes, Braine ou Ronquières;
4° vers La Croyère, Manage, Seneffe ou Charleroi;
5° vers Piéton et Charleroi;
6° vers Binche et Erquelinnes. 

C'est-à-dire que La Louvière serait la grande gare du Centre, tandis qu'actuellement elle n'a qu'une importance toute secondaire, indigne du chef-lieu du Centre. 

Pour arriver à ce but, il y a à créer:

1° Un raccordement reliant la voie de Mons à La Louvière, de Bois-du-Luc à Bouvy.
2° Un raccordement de Bouvy à La Croyère, lequel passerait à Baume, soit au-dessus, soit au-dessous de la Chaussée, mais dans tous les cas sans passage à niveau.

Le tracé exact est de la compétence du département des chemins de fer; cependant, il y a un point actuellement acquis, c'est qu'il n'y aura aucune rampe d'une inclinaison plus forte que celles qui existent, au contraire. 

Il n'y a donc aucune raison péremptoire qui s'oppose à l'étude d'un tel projet; à notre humble avis, tout milite en faveur de sa réalisation, car, indépendamment des avantages commerciaux et industriels, il y a l'embellissement de La Louvière qui en dépend. 

De la place des Martyrs, une large avenue de 30 mètres joindrait la nouvelle grande gare: voies carrossables, promenade au milieu pour les piétons, double rangée d'arbres, double ligne de tram donnant un accès aisé et rapide; ne sont-ce pas là des compensations à la distance un peu plus grande? Le long de cette grandiose voie de communication s'édifieraient, promptement, de nombreuses maisons de commerce et des habitations particulières; cependant, l'axe même du commerce de la ville ne se déplacera pas: la Chaussée actuelle restera toujours la grande route de communication; il y aura, simplement, drainant la population vers elle, une artère de plus qui sera la gloire de notre cité, et qui aura provoqué la naissance d'un nouveau quartier, admirablement placé au point de vue hygiénique.

Tout ceci, c'est le compte rendu d'une interview; nous sommes même autorisés à nommer la personne qui s'y est prêtée et que nous remercions très chaleureusement. Nous avions entendu parler de l'existence d'un projet de ce genre, et nous n'avons pu mieux faire que de nous documenter auprès de son auteur. 

M. Hector Génard, ingénieur principal, directeur des Ponts et Chaussées, dont les remarquables travaux du Canal du Centre ont fait la juste réputation, à un titre de plus à notre estime: il s'est préoccupé de notre région; il a dressé un projet qui, après avis de divers départements, sera soumis à l'Administration communale de La Louvière.

Aussitôt celle-ci en possession du précieux document, nous nous ferons un devoir de le reproduire in extenso dans nos colonnes, soucieux que nous sommes de collaborer de toutes nos forces à la prospérité et à l'embellissement du Centre en général.

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