29/03/2008

Une noce mouvementée.

La Louvière - Dimanche-Lundi 2-3 juillet 1933. Samedi après-midi, de jeunes époux convolaient en justes noces. En pareille occasion, on ne regarde pas à lever le coude, même outre mesure. Hais, pour certains, la boisson est mauvaise et la salle de banquet fut bien vite transformée en ring de boxe et en stand de tir. La police, mandée dare-dare, vint mettre à la raison les turbulents personnages. La mariée, notamment, fut d'une violence telle vis-à-vis de la police, qu'elle se vit gratifiée d'un procès-verbal. Toutefois, on la laissa en liberté; mais l'un des invités a dû être arrêté et conduit à l'amigo. Il sera relâché quand son vin sera cuvé et que la noce sera terminée...

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26/03/2008

Pauvre chien.

La Louvière - Samedi 20 août 1932.

 Mercredi, peu après 18h.15, un pauvre toutou a été pris entre la motrice et la remorque d'un tram descendant à vive allure vers le pont de la gare de Bouvy, à hauteur de la rue Pique. La pauvre bête, que le wattman n'eut sans doute pas la pensée et le temps d'effrayer par un coup de frein, eut deux pattes écrasées et son propriétaire, M.Clovis Delplancq, appelé par la suite, dut l'abattre, non sans que l'animal se soit douloureusement débattu tout un temps. 

Les riverains, témoins de l'accident, bénin en soi, le commentèrent néanmoins avec émotion, la circulation à cet endroit étant particulièrement dangereuse, pour les enfants notamment.

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22/03/2008

Un violent incendie.

La Louvière - Jeudi i9 novembre 1931. UN VIOLENT INCENDIE DETRUIT EN PARTIE LA BRASSERIE BOURGOIS -500.000 FRANCS DE DEGATS. Mardi, vers 7 heures du soir, alors que le personnel de la Brasserie-Malterie Bourgois, rue Gustave Boël, avait quitté le travail, M.Bourgois, sortant de son habitation, vit de la fumée s'échappant des bâtiments de la malterie. 

Il prévint M.Quenon, le directeur de l'établissement, qui se trouvait dans les bureaux contigus à la Brasserie. M. Quenon vint se rendre compte et alerta immédiatement le Central téléphonique qui, lui, suivant ses instructions, avisa la police et la gendarmerie.


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 La nouvelle sirène, installée à l'Hôtel de ville et qui a vraiment son utilité, lança ses appels aux pompiers; ceux-ci, avec une rapidité louable furent vite sur les lieux, mais le feu gagnait en intensité et menaçait de se propager avec une rapidité déconcertante. Aussi, les pompiers des environs furent également mandés et, avec une célérité remarquable, les pompiers des Charbonnages de Bois-du-Luc vinrent se joindre à leurs confrères de La Louvière. La police et la gendarmerie organisèrent un service d'ordre: la foule, prévenue par la sirène, se portant vers les lieux du sinistre. De nombreuses lances furent mises en batterie et l'on attaqua le brasier, avec vigueur. L'effort des pompiers fut impressionnant; montés sur les toitures, ils risquaient leur vie pour épargner un terrible malheur, le vaste bâtiment de la Brasserie-Malterie étant contigu aux installations du Comptoir Général d'Approvisionnement, qui, renferment de nombreuses réserves, qui auraient aidé puissamment à la propagation du foyer et tout le quartier aurait été anéanti, le vent, assez fort, poussant les flammes vers la rue de l'Abattoir. D'un autre côté, une cabine électrique à haute tension – 11.000 volts environ - qui dessert la brasserie et tout le quartier est encastrée dans le mur des bâtiments. On craignait qu'elle ne soit atteinte, ce qui nécessita que, après avoir coupé le courant, plongeant le quartier dans l'obscurité, on protégea avec succès cette installation dangereuse qui, si elle avait subi les atteintes du feu aurait peut-être provoqué une catastrophe, par suite de la proximité d'un réseau de fils électriques partant du Dépôt des Vicinaux tout proche. L'eau fut déversée à torrents, grâce aux réserves du Bassin de Natation Bourgois, situé à quelques mètres du brasier. Des gendarmes furent postés près du passage à niveau de La Louvière, et près de la rue des Rivaux, afin de détourner la circulation des autos, très intense à cette heure, sur cette chaussée importante. La circulation des trams fut complètement interrompue sur la ligne La Louvière-Houdeng. Une foule considérable postée rue Gustave Boël et rue de l'Abattoir, suivait les évolutions des pompiers qui, sous la direction du commandant Nopère, ont donné toute la mesure de leurs moyens avec le matériel qu'ils possèdent. Les réserves de malt ont été complètement détruites; la malterie ne présente plus que des murs calcinés, ainsi que la touraille, qui rougie par le brasier, s'effondra. Les silos à malt et les magasins à houblon sont également anéantis, ainsi que les concasseurs, démergeurs, dépoussiéreurs. Les bureaux ont pu être préservés, ainsi que la bouteillerie, nouvelle construction en béton, qui n'a pas non plus souffert. On put aussi sauver les germoirs et les magasins à grains verts. Les caves, protégées par des voûtes solides, n'ont subi aucune atteinte. Le feu s'éteignit vers minuit. Les dégâts sont couverts par l'assurance. On estime le préjudice à environ 500.000 francs. Le service des clients sera assuré par les réserves de la brasserie. Il n'y aura donc aucun chômage; les tonneaux et camions se trouvant hors d'atteinte. Ajoutons que les bâtiments sont installés sur une longueur d'environ quarante mètres et une largeur de 15 mètres.  UN POMPIER BLESSE. Le pompier Fleurice Duray, habitant rue de la Flache, à La Louvière, appartenant au corps des pompiers de La Louvière, a été blessé au cours des travaux de sauvetage. Il a eu le menton écartelé, la lèvre supérieure sectionnée et les poignets foulés. Fleurice Duray fit une chute de 1m.50. Quelques jours de repos suffiront pour rétablir le courageux sauveteur. 

 

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19/03/2008

Un incendie.

La Louvière - Dimanche-Lundi 22-23 mars 1931.  La firme "S.A. Accumulateurs Erdé", dont les ateliers sont situés rue J-B. Ballas, à Bouvy (près de la gare), a eu ses installations complètement détruites par un incendie, dans la nuit de vendredi à samedi. 

L'alarme a été donnée vers 10h.40 et les pompiers de La Louvière, ainsi que la gendarmerie, furent promptement sur les lieux, avec le matériel communal.

 

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L'on dût cependant se borner à circonscrire l'élément destructeur, qui avait tôt fait d'embraser les ateliers aux parois de planches et les marchandises inflammables y entreposées ou en voie de fabrication. Une maison voisine fut également atteinte, mais dans des proportions bénignes.Les dégâts sont considérables: au remplacement des installations et des marchandises rendues inutilisables, il faut ajouter une valeur de 200.000 francs de matières premières hors d'usage. Il y a assurance. 

Les causes de l'incendie sont encore inconnues: il n'y avait aucun poêle allumé; aucun membre du personnel, veilleur de nuit ou autre, n'était dans les locaux.

 La firme Erdé occupait 11 personnes. 

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15/03/2008

Un coq, deux poules.

La Louvière - Samedi 9 août 1930. 

Grand émoi, jeudi soir, vers 10 heures, au Drapeau Blanc: deux femmes étaient aux prises et n'y allaient pas de main morte; le match, évidemment, était agrémenté des épithètes les plus savoureuses.


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 Finalement, la plus amochée, le chapeau en capilotade, l'imperméable déchiré, la figure en sang, quitta l’arène, tandis que la maîtresse du terrain descendait triomphalement vers le Kursaal, où se trouvait, paraît-il, le tendre enjeu de la rencontre. Là, comme elle continuait de manifester son esprit belliqueux, la police fut requise et la jeune furie dût être amenée à la permanence non sans qu'elle eut, en cours de route, signifié aux agents tout l'irrespect qu'elle nourrit vis-à-vis des représentants de l'ordre. Le motif: cherchez l'homme; en la circonstance un sémillant garçon de café, vivant en concubinage avec la gente Alida, la poule battue et mouillée, à qui la fulgurante Lydie dispute de temps à autre les faveurs du don Juan.

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08/03/2008

Un auto-camion dans une vitrine.

La Louvière - Dimanche 2 février 1930. 

Vendredi soir, vers 7 heures, le carrefour si vivant du "réverbère" a été mis en émoi par un accident qui aurait pu avoir des conséquences autrement graves que les dégâts matériels cependant importants qu'il a provoqués.


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M. Dussart Georges, âgé de 58 ans, négociant à Roux, où il rentrait, pilotait un auto-camion et il voulut virer vers la rue Sylvain Guyaux sans contourner le poste fixe suivant les instructions en vigueur. Invité par l'agent de service à exécuter la manoeuvre réglementaire, H.Dussart fit reculer son véhicule tant et si mal qu'il grimpa sur le trottoir et que l'arrière du camion fit voler en éclats l'une des vitrines du magasin de confection et de lingeries de M. Marcel Degueldre-Babusiaux. Ce fut un tintamarre formidable et les morceaux de verre épars gisaient sur la rue et à l'intérieur de l'étalage saccagé. Procès-verbal a été dressé.

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05/03/2008

Un saoulard n'est pas raisonnable.

La Louvière - Dimanche 8 décembre 1929. 

La scène se situe place Maugrétout face à l'église. Vendredi, neuf heures du soir. Dans le renfoncement d'une loge foraine, deux gendarmes, le fusil pendant à l'épaule, s'occupent d'un citoyen manifestement ivre. Il y a une galerie, laquelle est composée, notamment, d'un agent de police et d'un journaliste que nous sommes.


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 - Qui êtes-vous? questionne Pandore. Pandore reçoit une réponse injurieuse.- Qui êtes-vous? insiste-t-il.- Ca n’vo r'gard nie!- Où allez-vous?- D' m'in va nadgie! La conversation pouvait, sur ce ton, durer longtemps. Mais la patience, même chez le gendarme, a des bornes. Encadré des deux représentants de l'autorité, l'ivrogne prend bientôt le chemin du "violon" communal où, au moment où nous jetons ces lignes sur le papier, il cuve sans doute sa boisson...

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