27/02/2008

A l'amigo.

La Louvière - Mardi 22 octobre 1929. 

Il y eut quelques "clients" ces derniers jours, à l'amigo communal: samedi soir, le nommé De Valkenaere Jules, houilleur, âgé de 46 ans, domicilié à La Louvière, ouvrait la série pour motif d'ivresse publique; dimanche soir, les agents Van Bellingen et Payen en eurent plein les bras, toujours avec des ivrognes, mais dont deux verront leur cas aggravé du chef de port d'armes, des couteaux, lesquels ont été saisis.

Le nommé Goens Emile, Bruxellois, âgé de 46 ans, célibataire, domicilié boulevard Mairaux, sera prévenu d'ivresse et de menaces de mort à l'aide d'un couteau de table; le nommé Koziki, né à Varsovie en 1901, célibataire, domicilié boulevard Mairaux, sera poursuivi pour ivresse et port d'un couteau à cran d'arrêt; enfin, un autre sujet polonais, Nowak Victor, célibataire, domicilié place Communale, également à La Louvière, n'aura à répondre que du chef d'ivresse. Tous ont été relâchés après avoir cuvé leur boisson.

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23/02/2008

Scène de rue.

La Louvière - Mercredi 4 septembre 1929. 

Il est 5h.30 du soir; une femme, en courant, quitte une salle de danse; elle se dirige vers le bureau de police. Une autre femme, une compagne, se met à sa poursuite. Sortant du dancing, un homme profère des menaces: "Si elle va là, je la tue!" Nous suivons le trio.


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 Boulevard Mairaux, une discussion surgit. La femme abandonne son idée d'aller à la police. Le trio discute toujours. Un commissaire et un agent suivent la scène. L'homme, à un certain moment, veut lever la main sur la femme; on l'empoigne et on le conduit au bureau de police. La femme, la maîtresse de l'intéressé, se dirige vers la viole; elle accoste un autre individu; la seconde femme les accompagne. Et, par la rue du Temple, les trois personnages prennent une direction inconnue. Nous nous informons. Il parait que la femme trompait son amoureux, d'où reproches de celui-ci. Voyant son ami empoigné, la femme est retournée vers l'autre, objet du litige. Ohî ces femmes volages!

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20/02/2008

Une auto dans le canal.

La Louvière - Mardi 16 octobre 1928. 

Samedi vers cinq heures du soir, à la nuit tombante, un accident, qui aurait pu avoir les plus graves conséquences, s'est produit au pont du canal.


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 M. Wastelain, marchand de beurre à La Hestre, desendant en automobile la rue Gustave Boël, est allé se jeter dans le canal. La voiture - une torpédo Willy's Knigt - plongea dans l'eau, les roues arrières restant suspendues. Des secours furent immédiatement organisés. La gendarmerie de La Louvière arriva aussitôt faire l'enquête d'usage. A 11 heures du soir, l'on retirait l'auto, laquelle n'était pas trop hypothéquée. Il y avait un pneu crevé. Un détail: les phares, dans l'eau, ne cessaient d'éclairer. Le chargement était de .150 kilos de beurre. M. Wastelain est sorti indemne de cet accident, qui aurait pu lui coûter la vie. Au moment où l'auto arrivait, le pont était tourné pour le passage d'un bateau. C'est ce qui causa l'accident. Il y eut, durant toute la soirée foule de monde pour assister à ce spectacle peu banal.

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16/02/2008

Sur la passerelle de la station.

La Louvière - Dimanche-Lundi 8-9 septembre 1928. Les policiers de La Louvière ont appréhendé vendredi soir, un individu nommé Devissche Adolphe, de Houdeng, qui, pour éprouver la solidité de la passerelle et de sa concubine, a cru devoir rouer de coups cette femme. Devissche repose à l'amigo communal. Un procès-verbal lui rappellera pendant son existence que l'on ne doit pas frapper une femme.

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14/02/2008

Quand on s'aime...

La Louvière - Mercredi-Jeudi 15-16 août 1928.

Deux hommes et la légitime de l'un d'eux, avaient sans doute pris leurs précautions contre la soif au ours de leur visite au marché de lundi, à La Louvière, quand ils arrivèrent au café D..., rue de La Croyère.

A un certain moment, l'ami du mari crut l'occasion favorable pour procéder a certains travaux d'approche, mais le candidat dix-cors s'en aperçut. Toute la gamme des injures y passa pour l'édification de la foule vite ameutée et un coup de chope où de bouteille bien appliqué fit gicler le sang de l'usurpateur.

Devant quoi les ardeurs se calmèrent un peu et l'agent Depermentier, requis, ne put qu'entériner un procès verbal de réconciliation générale.

Et, à trois, ils s'en furent...

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09/02/2008

Moeurs d'apaches.

La Louvière - Mardi 5 juin 1928.

Dimanche soir, vers 10 heures, un honnête ouvrier de Bracquegnies entrait dans un café des environs de la passerelle du passage à niveau de La Louvière et y commandait une consommation. En paiement de celle-ci, il remit un billet 50 francs, mais la tenancière ne voulut pas lui en remettre toute la monnaie.

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Comme le client, qui ne connaissait pas les moeurs spéciales de la maison, s'indignait à juste titre, il fut roué de coups, de coups de matraque entre autres, et il eut rapidement un oeil tuméfié; après quoi il fut jeté à la porte et renversé dans la rigole.

Toute cette agression avait été perpétrée avec le concours de quatre personnes interlopes indirectement attachés, sans doute, à la maison et qui se firent passer pour des agents de police secrète auprès du pauvre homme que la police locale vint, enfin, dégager, à la réquisition des passants écoeurés.

Elle a procédé à l'enquête d'usage et il est à souhaiter que certaines de ces maisons, plus ou moins mal famées, ne se compliquent de coupe-gorge où opèrent ces tire-laine en quête d'argent facile.

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06/02/2008

Une affaire mystérieuse.

La Louvière - Samedi 12 mai 1928.

Au cours de la nuit dernière, une fenêtre de l'étage de la maison d'un gros commerçant de la rue de Belle-Vue s'ouvre subitement et un homme, qui passait, est hélé par le commerçant.

"Il se passe, dit l'interpellateur, des choses mystérieuses dans mon logis; il doit y avoir un ou plusieurs voleurs; vite, courez chercher un voisin pour visiter l'immeuble."

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Le passant s'acquitte de sa mission et prévient également deux policiers qui, revolver en main, s'introduisent dans l'immeuble que l'on visite dans ses coins et recoins. Rien d'anormal n'est constaté.

Dans une prairie voisine, l'on aperçoit, dans l'obscurité, car il est 11 heures du soir, un homme accroupi. L'agent fait les sommations réglementaires. Le bonhomme, tout peureux, décline ses noms, domicile et qualité. Il proteste de ses bons sentiments et déclare que sa journée finie, il voulait tout simplement cueillir de l'herbe pour ses lapins.

On se rend bien vite à l'évidence que l'homme en question est inoffensif.

Le lendemain, une nouvelle visite, faite par les occupants de la maison, fait constater que l'auteur du mystérieux bruit perçu la nuit était le...chat, qui avait fait quelques fracas dans la vaisselle et parmi les bibelots. Il a été sévèrement réprimandé.

C'est égal, les habitants de la rue de Belle-Vue furent ameutés et les femmes se vouaient à tous les saints pour se remettre de leur frayeur, tandis que les hommes essayaient de rattraper leur sommeil... coupé.

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