02/04/2007

un charivari.

Houdeng-Goegnies - Vendredi 5 septembre 1924.

 

Mercredi matin, vers 10 heures et quart, la nommée Madeleine L., que l'on accuse d'entretenir des relations depuis un certain temps avec un nommé Léon V. a été l'objet d'un charivari de la part des voisins.

 

Léon V. se cacha dans une chambre de la maison, tandis que la femme voulait sortir avec sa fille. La foule, qui entourait la maison de Madeleine L. l'obligea à rentrer immédiatement.

 

Cependant Léon V. prit le parti de s’en aller; il se sauva par les jardins, au milieu des huées de deux cents personnes environ.

 

De nombreux carreaux furent brisés chez Madeleine L.

 

Au cours de la scène, une femme fut blessée par Madeleine L. qui, de l'étage, a jeté sur la foule les objets les plus hétéroclites. La police a ouvert une enquête.

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01/04/2007

Les braconniers à l'oeuvre.

Houdeng-Goegnies - Vendredi 5 septembre 1924.

 

Le mauvais temps que nous connaissons est propice aux expéditions nocturnes des braconniers. C'est ainsi que dimanche dernier, les gardes qui se trouvaient à la Petite Suisse, à la limite de Familleureux et de Houdeng-Goegnies, entendirent de nombreux coups de feu. Il s'agissait de braconniers qui, dans une prairie, à l'aide d'un bac à lumière, se livraient à leur sport favori. Les braconniers tirèrent dans la direction des gardes. L'un de ceux-ci fut atteint par un plomb qui ne lui occasionna pas de blessure grave. Les gardes ripostèrent, mais personne ne fut atteint. Les braconniers, se voyant poursuivis, prirent la fuite. Les gardes trouvèrent sur le lieu de leurs exploits des cartouches.

 

Une enquête a été ouverte par la police de Houdeng-Goegnies. On espère découvrir les auteurs de ces expéditions nocturnes.

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30/03/2007

Vol d'un boeuf.

Houdeng-Goegnies - Jeudi 5 juin 1919.

 

La nuit dernière, l'attention des agents fut attirée par trois individus aux allures louches, qui conduisaient un boeuf. Interrogés sur leur présence à une heure aussi tardive, les agents n'obtinrent aucune réponse, ce qui leur fit penser que l'animal provenait d'un vol et ils invitèrent ces individus à les suivre à la gendarmerie d'où ils n'étaient pas très éloignés. Arrivés en face de celle-ci, un des agents sonna, mais pendant que les gendarmes s'habillaient, les individus prirent la fuite à toutes jambes suivis par les agents qui ne purent malheureusement les rattraper. Ils ont protégé leur fuite en tirant de nombreux coups de revolver dans la direction des agents.

 

Les trois voleurs sont de grande taille; l'un est de forte corpulence, cheveux noirs et tête crépue; le second est maigre avec menton allongé; le troisième est un peu plus petit. Ils portaient tous une casquette et des sandales.

 

Signalement du boeuf; taille moyenne, âgé de trois ans environ; robe blanche et gris foncé; valeur approximative: 3000 francs.

 

Le signalement a été adressé à tous les commissariats de police et de gendarmerie des environs.

 

Une enquête est ouverte par la police.

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29/03/2007

Des escarpes.

Houdeng-Goegnies - Samedi 12 avril 1919.

 

Des escarpes ont brisé la grande vitrine du magasin de confection annexé à la Maison du Peuple et ont enlevé les pantalons, les costumes, les étoffes qui se trouvaient à l'étalage.

 

Sous le régime bolcheviste, de tels faits seraient licites, puisque l'Etat futur "doit" faire main basse sur les habitations, et qu'un habit, de par son étymologie, est une sorte d'habitation.

 

Seulement, pour ne pas effaroucher les populations peu préparées à ces nouveautés, les mêmes faits revêtent des noms différents: nous disons, nous, le vol d'un habit ; les bolchevistes, eux, prononcent la "socialisation" d'une habitation. Nous souhaitons que les malandrins qui ont opéré à la Maison du Peuple soient découverts et soumis à la sanction des lois, des anciennes lois de cette vieille société, dont certaines coutumes - ne fût-ce que celle de punir les voleurs ont encore du bon, quoi qu'en disent nos socialistes bolchevisants .

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28/03/2007

Représailles

Houdeng-Goegnies - Dimanche 24 novembre 1918.

 

Mardi soir, un groupe de soldats et d'habitants se mit en devoir d'aller lyncher les femmes notoirement connues comme ayant eu des relations avec les Allemands. Malheureusement, la scène ne tarda pas à dégénérer en pillages et en vols de tous genres, des éléments peu recommandables s'étant introduits dans les rangs des manifestants.

 

Des mesures de police énergiques furent prises en vue d'assurer l'ordre public de 5 heures du soir à 5 heures du matin. Grâce aux dispositions qui furent appliquées avec sévérité, la soirée de mercredi fut calme. Elles seront observées pendant plusieurs jours.

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23/03/2007

Incendie dans une usine.

Houdeng-Goegnies - Lundi - Mardi 6-7 novembre 1911.

 

Dimanche vers 6h.30 du matin, un incendie se déclarait dans le magasin des établissements de M.Gustave Bardiaux, près de la gare de Houdeng-Goegnies.

 

L'alarme fut aussitôt donnée et les pompiers communaux, commandés par l'agent Parée, ne tardèrent pas à arriver. Heureusement, un vent violent chassait les flammes hors du chantier et, à 9h.30, on était maître du sinistre. Les dégâts se chiffrent à environ 5000 francs. Il y a assurance. Les causes du sinistre n'ont pu encore être déterminées, mais l'on suppose que l'incendie aurait été allumé par les étincelles d'une locomotive de l'Etat.

 

Une enquête est ouverte.

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20/03/2007

Carnaval sanglant.

Houdeng-Goegnies - Mercredi 13 mars 1907.

 

Dimanche vers 10 h.1/2 du soir, alors que toute la police assistée de la gendarmerie, était sur pied, une bagarre s'est soudainement déclarée au salon Thérasse, Chaussée.

 

Deux familles, les Antoine, dits Calibitte, et les Barbiot, s'en veulent de longue date.

 

A plusieurs reprises, les uns et les autres avaient eu de petites discussions et quelques coups de poing avaient même été échangés, mais ils furent aussitôt réprimés par la police.

 

Dimanche, un certain Lebacq, mauvais sujet, s'est joint aux Barbiot et, armés de marteaux de houilleur, se sont rendus au salon, probablement dans le but d'attaquer les Calibitte.

 

Auguste Antoine reçut d'abord un violent coup à la tête, qui lui fit perdre du sang en abondance, Son frère Nestor reçut également le même coup à la tête. Ils ripostèrent par* d'autres coups.

 

La police mit heureusement fin à cette bagarre, qui aurait pu amener un crime.

 

L'enquête faite sur place par le commissaire de police Dufrasne fit découvrir les armes qui seront envoyées au parquet pour servir de pièces à conviction.

 

Les individus seront tous poursuivis.

 

Vers 11 heures, une autre affaire s'est passée dans un café de la Chaussée et la police a saisi un casse-tête sur une femme nommée Baise Lydie. Procès-verbal a été dressé.

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