18/03/2007

Est-ce un fou?

Houdeng-Goegnies - Lundi - Mardi  8-9 septembre  1902.

 

Samedi entre midi et une heure, un individu étranger à la localité se déshabillait place du Trieu et se mettait à courir à travers celle-ci dans l'état de nudité le plus complet. On prévint de suite la police et les agents Parée et Marcoux vinrent - non mettre la main au collet, cela leur aurait été impossible, vu les circonstances - arrêter ce peu propre individu, qui fut conduit au cachot communal, où on le rhabilla. On se trouve sans doute en présence d'un détraqué; dans le cas contraire, il sera poursuivi pour outrage aux bonne moeurs.

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17/03/2007

Vol important.

Houdeng-Goegnies - Lundi - Mardi 21-22 avril 1902.

 

Clémentine Devlaminck, qui habite avec son mari au Croquet, à Houdeng-Goegnies, vient de s'apercevoir qu'on lui a enlevé d'une boîte une somme d'environ 520 francs. Elle ne peut préciser quand le méfait a été commis. Des actions qui se trouvaient dans la même boîte n'ont pas été enlevées. On n'a aucun indice sur le ou les auteurs de ce vol. La fille Devlaminck a toutefois quelques soupçons. Elle a consulté une somnambule qui lui a donné une piste. C'est elle-même qui l'a dit. . .

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04/02/2007

Violent incendie.

Houdeng-Aimeries - Samedi 23 février 1901.

 

PLUS DE 50.000 FRANCS DE DEGATS.

 

La série continue ...

 

Après le château de Beloeil, l'orphelinat de Manage, l'Institut de La Louvière voici maintenant notre commune qui attire l'attention sur elle par un incendie très important par les dégâts considérables qu'il a provoqué.

 

Hier jeudi soir, de tous les points culminants du Centre, on apercevait, dans la direction de Houdeng, une épaisse fumée zigzagant dans le ciel, laissant de temps à autre voir une lueur rougeâtre éclairant sinistrement les nuages. Et tout un monde de curieux se dirigeait vers le lieu du sinistre où les attendait un spectacle grandiose et saisissant autant que triste et émouvant.

 

C'est la maison de M. Auguste Dehon, qui tient une importante manufacture d'articles en cuir, au hameau de la Jobrette qui brûlait.

 

Manufacture Auguste Dehon~1

En-tête de lettre de la manufacture d'articles en cuir Auguste Dehon.

Les ateliers et l'habitation ne forment qu'un seul immeuble de plus de 22 mètres de longueur, précédé d'une spacieuse avant-cour entourée d'une haie, à front de la rue de l'Hospice, le pignon gauche donnant sur la rue de la Jobrette, l'autre sur la rue Sainte-Barbe. A 7H.1/2 du soir, tout flambait et on dut se borner à préserver autant que faire se pourrait l'aile gauche et les annexes se trouvant du même côté, ainsi que les maisons voisines, dont aucune, heureusement, ne tenait à l'immeuble sinistré.

 

Voici exactement comment les choses se sont passées: il était un peu plus de 6 heures du soir, les ouvriers venaient de terminer leur journée et étaient partis; restaient seuls à l'étage de l'atelier, le fils de M. Dehon, Ernest, un ouvrier-coupeur habitant Charleroi, Verbeckt, et une jeune ouvrière. Tout-à-coup, celle-ci fit remarquer qu'une odeur de pétrole existait, pendant que la fumée emplissait la cage de l'escalier. M. Ernest Dehon descendit immédiatement et étouffa de suite ce qui produisait cette fumée, au moyen de toiles d'emballage: c'était une petite lampe à pétrole, en étain disent les uns, un fer-blanc racontent d'autres, qui avait provoqué ce commencement d'incendie.

 

La lampe s'était-elle renversée? Avait-elle fait explosion? Ou bien encore s'était-elle dessoudée? On ne sait.

 

Le gaz est établi partout dans le bâtiment, excepté dans cette place, où des rayons garnissant les murs, empêchent de placer un tuyau conducteur, c'est ce qui explique la présence d'une lampe à pétrole.

 

On croyait tout danger disparu, le Carolorégien était retourné ainsi que la jeune ouvrière, et M. Dehon avait, lui aussi quitté l'atelier depuis quelque temps à peine, quand on vint frapper aux vitres de la cuisine, où il se trouvait pour le prévenir que l'atelier, situé à l'aile droite, était en flammes. Mais quand il y arriva, en même temps que M.Vanderdonckt, agent de police, qui passait précisément à ce moment, il ne lui fut plus possible, malgré un courage héroïque, de pouvoir fermer le compteur à gaz, qui se trouve au rez-de-chaussée de l'atelier, contre le pignon de la rue Sainte-Barbe.

 

On juge de l'émoi.

 

N'écoutant que leur courage, ces deux dévoués citoyens se mirent en devoir de mettre à sauf les livres de comptabilité, pendant que l'on prévenait le Gazomètre de l'événement et que des gens accouraient, une, grande partie en curieux, une plus petite fraction pour travailler et quelques individus qui ont profité de la circonstance pour faire le pick-pocket de nombreuses choses, consistant entre autres en portefeuilles, guêtres, muselières, etc., etc., ayant été volés.

 

Les sauveteurs néanmoins travaillaient d'arrache-pied à l'extinction du feu, qui gagnait de plus en plus, pendant que d'autres transportaient les meubles et autres objets, piano, coffre-fort, habillements, etc., sur le jardin qui se trouve derrière. D'autres encore jetaient tout bonnement les meubles par les fenêtres de l'étage, lesquels venaient s'abattre par terre, brisés en mille morceaux. Autant, pensons-nous, aurait-il mieux valu les laisser dans le foyer. Grâce au dévouement de M. Victor Gaudier, on put sauver quelques centaines de boîtes de graisse qui se trouvaient dans une cave, et on doit s'en féliciter, car cette matière aurait donné un regain de violence à l'incendie. On préserva également environ 7.000 muselières.

 

Entretemps des ouvriers du Gazomètre arrivaient sur les lieux et bouchaient le tuyau au pignon de la maison, empêchant ainsi un nouvel accident de se produire. Les tuyaux conduisant dans les appartements, en fondant, laissaient échapper du gaz qui alimentait, lui aussi, le feu.

 

A 7h.l/4, la pompe des Charbonnages de Bois-du-Luc arrivait et, de la rue de la Jobrette, projetait l'eau sur le foyer, pour préserver l'aile gauche et les annexes, mais vers dix heures, tout le monde dut se retirer: l'eau manquait!

 

On laissa donc le tout brûler et de temps à autre, des bruits sourds se produisaient: c'étaient les solives, les grosses poutrelles de chêne, qui tombaient, faisant s'écrouler les plafonds. La grosse corniche de la façade, peu à peu tombait et à trois heures du matin, le restant s'abattait avec fracas sur le sol.

 

Ce matin, l'incendie n'était pas encore tout à fait circonscrit.

 

Toute la nuit, des personnes ont surveillé les habitations voisines, perchées sur la toiture d'une maison.

 

Il ne reste plus maintenant que des murs fumants, à part la cuisine et quelques annexes qui sont restées intactes.

 

10:30 Écrit par La Petite Louve dans Faits divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : incendies, manufactures |  Facebook |

29/01/2007

Singulier accident.

Houdeng-Aimeries - Dimanche 27 avril  1919.

 

Jeudi, vers 4 heures de l'après-midi, un soldat belge, à cheval, traversait la place Ferrer. A ce moment, le pont du canal était tourné pour le passage d'un bateau. Soudain, le cheval s'emporta et le cavalier fut désarçonné, tandis que la bête, franchissant la chaîne de clôture, fut précipitée dans le canal, d'où elle fut retirée avec beaucoup de peine; ce bain froid l'avait calmée.

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Une distillerie clandestine.

Houdeng-Aimeries - Samedi 11 janvier 1919.

 

La perquisition que nous avons renseignée hier, chez le sieur Vital B.-C, rue Boël, a amené la découverte d'une distillerie clandestine en pleine activité: alambic, réfrigérant, etc. La fabrication était faite au moyen de sucre provenant des pillages à la gare de Bracquegnies. Le coupable a été laissé en liberté sous caution de 2.500 francs.

 

Il y a lieu de féliciter, au sujet de ces faits, notre actif commissaire de police, M. Lucien Staquet. Dut sa modestie en souffrir, nous devons ajouter que depuis son entrée en fonctions, il nous a donné maintes preuves de son esprit d'initiative.

20:04 Écrit par La Petite Louve dans Faits divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : police |  Facebook |

Catastrophe lors de la construction du château.

Houdeng-Aimeries - Vendredi 12 août 1904.

 

MORT D'UNE VICTIME.

 

M. Jurion l'Hoir, qui fut victime du terrible accident survenu mardi aux travaux de construction du château d'eau à Houdeng-Aimeries, a succombé à ses blessures mercredi à 10h.1/2 du soir. L'infortuné avait eu l'oeil gauche écrasé, le bras gauche fracturé et des blessures graves à la tête. Il était âgé de 45 ans, marié et père de cinq enfants. M. Jurion était l'entrepreneur de cette partie des travaux de la distribution d'eau. Son état n'avait pas permis son transport à son domicile: il était resté chez M. Doulière, voisin du lieu de l'accident.

 

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Le château d'eau d'Houdeng-Aimeries.

Une autre victime de la catastrophe, Gustave Stasse, qui habitait en logement à Houdeng-Aimeries, rue de la Fonderie, a du être transporté jeudi matin à l'hôpital de La Louvière, son état s'étant aggravé. Celui-ci devait se marier dans quelques semaines.

 

Quant à la troisième victime, Adrien Leclercq, de Braine-le-Château, elle pourra être ramenée aujourd'hui dans sa famille.

 

L'accident ayant occasionné mort d'homme, le Parquet de Mons a annoncé son arrivée et a fait photographier les lieux et l'échafaudage.

19:22 Écrit par La Petite Louve dans Faits divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chateaux d eau |  Facebook |

28/01/2007

Attentat à la dynamite.

Houdeng-Aimeries - Vendredi  14 avril  1902.

  

La nuit dernière, c'est Houdeng-Aimeries qui a eu la visite des dynamitards. Exactement à 10h.25, un bruit formidable entendu jusque Trivières mettait en émoi toute la population.

 

Dans la rue, les gens descendaient prudemment, se demandant où on avait mis de la dynamite. On sut bientôt que c'était la Maison des Ouvriers, plus communément appelée le Patronnage de Houdeng-Aimeries.

 

Sur les lieux, où M. le commissaire de police Bogaert se trouve déjà, la foule commence à arriver. On .put bientôt se rendre compte de ce qui s'était passé. Une cartouche de dynamite avait été posée dans le coin de gauche du seuil de la porte et une cartouche de poudre dans l'autre coin. Cette dernière n'avait fait que fuser en noircissant les pierres, mais l'autre, en éclatant, avait écartelé les trois pierres du seuil, fendu la porte en chêne en divers endroits et brisé tous les carreaux du bâtiment, qui s'étend sur une longueur de quarante mètres. A la maison voisine, occupée par M. Orner Dubois, un carreau a aussi été brisé. Dans la maison, il n'y a absolument rien de détérioré.

 

M. Le commissaire de police Bogaert a ramassé des débris pulvérisés de bourre des cartouches. Il a télégraphié à 5 heures du matin au parquet de Mons, qu'on attend d'un moment à l'autre. Toute la nuit, ce n'a été qu'une procession perpétuelle de gens qui venaient se rendre compte des dégâts.

 

Doit-on attribuer ce ridicule autant que condamnable attentat à de violents partisans du suffrage universel? Nous ne le pensons pas... Les actes à la Pourbaix sont encore trop présents à notre mémoire pour que nous mettions ces faits sur le dos des socialistes.

 

Il faut d'ailleurs constater une chose, c'est que jusqu'à présent, tous les attentats n'ont occasionné que des dégâts matériels, alors que la cartouche de dynamite posée hier à Houdeng pouvait faire sauter tout le bâtiment si elle avait été posée à un endroit plus propice. La situation devient grave.

 

3 heures.

Le Parquet de Mons vient d'arriver à Houdeng-Aimeries pour enquêter au sujet de l'attentat à la dynamite commis à la Maison des Ouvriers la nuit dernière. Il a fait les constatations d'usage.

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