12/01/2010

Nouvelles industrielles.

La Louvière - 6 avril 1902.

En métallurgie, tout semble mieux marcher. Nos aciéries ont des marchés de rails pour l'étranger qui les occuperont pendant longtemps. Les usines de La Croyère sont très occupées. 

Nicaise et Delcuve vient d'enlever un millier de wagons pour le Chili; Baume Marpent a également beaucoup à faire pour l'étranger; Hiard a assez bien de commandes également.

En somme le Centre est bien partagé et n'aura pas trop souffert de la crise intense qui désole le pays depuis 10 ans.

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10/01/2010

Les hauts-fourneaux et fonderies.

La Louvière - 16 février 1901.

Les établissements des Hauts-Fourneaux et Fonderies de La Louvière ont été créés, en 1853, par MM. Cambier et Cie, qui les exploitèrent pendant 31 ans; c'est seulement en 1884 que la firme fut transformée en Société anonyme, sous la dénomination actuelle.

Les usines occupent une superficie de 5 hectares 77 ares, dont 7.000 mètres carrés sont couverts. 

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Les Hauts-fourneaux et fFnderies Cambier et Cie

Elles sont reliées au railway de l'Etat, par un raccordement particulier, et desservies, en outre, par l'embranchement du canal de Charleroi à Bruxelles, qui s'étend jusque La Louvière. 

Le nombre d'ouvriers occupés, dans ces usines est d'environ 400. 

Le haut-fourneau actuel produit, en moyenne, par jour, 80 tonnes de fonte-fer fort pour affinage. 

La fonderie de tuyaux, spécialement construite en vue de cette fabrication, produit tous les échantillons adoptés depuis 40 m/m de diamètre jusqu'à 1 mètre, coulés verticalement en seconde fusion. 

Les installations permettent de fabriquer mensuellement 750.000 kilo, de tuyau pour eau, pour gaz ou pour vapeur, et susceptibles de résister à des pressions variant de 10 à 50 atmosphères, grâce au principe adopté du moulage en châssis placés verticalement, ce qui assure aux produits une parfaite régularité d'épaisseur, une texture serrée, compacte, homogène due à ce mode de coulage dans les moules verticaux. 

Les tuyaux pour grues hydrauliques ou pour conduites de pompes d'épuisement, dans les charbonnages, les tuyaux à vapeur, de longueur normale de 3 mètres, sont également coulés en moules verticaux. 

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Les Hauts-fourneaux et Fonderies Cambier et Cie.

Dans certains cas spéciaux, la pression d'épreuve peut être augmentée jusqu'à 180 atmosphères. 

La Société possède un atelier de modelage et une collection complète de modèles normaux pour courbes, pièces en T, manchons simples ou doubles, réductions et pièces usuelles de raccordement quelque soit le système de joints à employer. 

Ses ateliers de parachèvement de pièces mécaniques lui permettent de fournir toutes pièces accessoires des distributions d'eau, les vannes, robinets d'arrêt ou de décharge, bornes-fontaines, bouches d'arrosage ou d'incendie, clapets de retenue, bouches à clef, etc. 

En un mot, la Société qui a fait sa spécialité de cette branche d'industrie, a pu composer pour chacun des appareils énumérés ci-dessus, des types perfectionnés répondant à toutes les exigences de la pratique. 

Les magasins sont constamment pourvus de tuyaux des diamètres les plus courants, et de pièces spéciales assorties, permettant ainsi à la Société, d'effectuer, à bref délai, les fournitures qui lui sont demandées. 

Un personnel spécial s'occupe des études et entreprises de canalisations d'eau et de gaz.

La Société a fourni les canalisations d'un certain nombre de villes et communes belges.

Actuellement, la moitié de sa production en tuyaux est destinée à l'exportation en Allemagne, en Angleterre, en Amérique, en Hollande, en Italie, en Espagne, en Grèce, etc.

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08/01/2010

Les usines de M.G.Boël

La Louvière - 30 janvier 1901.

Les usines qui appartiennent actuellement à M. le sénateur Gustave Boël, ont été fondées, en 1850, par M Ernest Boucquéau, dans le but de produire les fers marchands et profilés, ainsi que les rails en fer. 

Il y a 21 ans, en 1880, M. Gustave Boël en devint le propriétaire et l'établissement ne tarda pas à acquérir une importance considérable: H. Boël y ajouta une aciérie Bessmer, un blooming très puissant, un train de vingt-sept pouces pour gros rails, grosses poutrelles, traverses métalliques et billettes, un train universel pour larges plats, deux trains de 20 pouces, pour petits rails, petites billettes, poutrelles, plats pour tôles fines, gros profilés divers, un train de 16 pouces et deux de 10 pouces pour petits profilés; enfin un train à verges, du dernier système.

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Vue aérienne des Usines Boël, Tuyauteries et Construction et Ubell en 1963.

De toutes les aciéries belges, avant la création des Aciéries d'Anvers, les usines de M. Boël étaient les plus proches de la mer; elles sont reliées par eau et par chemin de fer au port d'Anvers, de Rotterdam, de Flessingue et de Gand, et au nouveau port de Bruxelles, ce qui, joint à leur situation au centre du bassin houiller du Hainaut, leur crée une situation privilégiée, au point de vue des approvisionnements ainsi que de l'économie et de la promptitude des transports vers les lieux d'embarquement.

Ces usines peuvent occuper au delà de 1.200 ouvriers; elles possèdent plus de 50 moteurs à vapeur. 

Nous donnons ci-dessous un aperçu des principaux objets de leur fabrication:

L'aciérie produit des aciers de toute dureté et pour tout usage, depuis des teneurs de 0,06 p.c. de carbone jusqu'aux aciers extra-durs pour la construction des ponts, wagons, charpentes et navires. Elle les livre au commerce, sous forme de lingots bruts de section carrée, octogonale ou méplates pour laminoirs à tôles; sous la forme de pièces moulées; les usines de M. Boël en alimentent leurs laminoirs, lesquels fournissent des blooms destinés aux grosses forges et laminoirs, jusqu'à 250 millimètres de section, des billettes de 30 à 100 millimètres de section, pour la fabrication de fil-machine (verges, aciers marchands) et toutes espèces de profilés; des blooms de 100 à 450 millimètres de largeur sur 100 et plus d'épaisseur, pour laminoirs à fers blancs, usines à tôles et laminoirs à profilés; des largets de 125, 150, 175 et 200 millimètres de largeur sur diverses épaisseurs (de 5 à 50 millimètres) pour laminage direct des tôles fines et moyennes, tôles à clous, etc.; des poutrelles depuis 63 sur 38 jusqu'à 301 sur 164 millimètres pour clôtures, bâtisses et charpentes; des larges plats de 200 à 700 millimètres, de 10 à 15 millimètres, pour construction des ponts, charpentes, etc.; des rails de tous poids et de tous profils, depuis 31/2 kilogr. jusqu'à 52 kil. et au delà par mètre courant; des éclisses, des longerons, des traversines et des traverses, pour grandes voies et chemins de fer portatifs; des ULT; des fers à châssis, des ronds jusqu'à 200 millimètres; des lames de ressorts, des fleurets de mine, etc. 

Le train à verges fournit le fil brut, depuis le n° 8 de B. W. ou le n° 20 de la jauge française jusqu'au n° 00 B.W.G. ou le n° 30 de la jauge française, en acier dur ou extra-doux (au dessous de 0,10 de carbone), spécialement pour fils de clôture, pointes de Paris, ressorts de lits, etc., etc. Ces verges sont aussi fournies goudronnées, huilées en bottes d'un système breveté. 

Les boulonneries produisent un fer de toutes les qualités en fer homogène ou en acier extra-doux, les boulons de tous genres, crampons, tire-fonds, rivets, écrous, rondelles et, en général, tous les accessoires de chemin de fer. 

M. Boël est un philanthrope qui fait du collectivisme pratique: depuis 1888, il répartit les bénéfices de la façon suivante : 

La moitié pour lui, l'autre moitié entre tout le personnel au prorata des traitements et salaires, et pour ceux d'entre eux seulement, qui ont été attachés aux usines, pendant l'année entière sans interruption, et n'ont encouru aucune pénalité, pendant ce laps de temps. 

C'est ainsi que du 1er septembre 1889 à octobre 1899, les employés et les ouvriers ont touché de ce chef, l'énorme somme de fr. 431.049,84, près d'un demi-million, qui a mis l'aisance dans bien des foyers, des familles d'ouvriers recevant, pour la part du père et du ou des fils, jusqu'à 1.300 et 1.400 francs. Un tel acte honore hautement l'estimable sénateur de l'arrondissement de Mons-Soignies.

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06/01/2010

Aux Hauts-Fourneaux Cambier

La Louvière - Mercredi 2 mai 1900.

Aujourd'hui mardi a eu lieu, à 2h.li de relevée, la mise à feu des Haut s-Fourneaux Cambier, en présence de M. le directeur Boiteux, du personnel employé, et sous la direction du chef de service, M. Laventurier. 

Cette opération a très bien réussi. 

On se rappelle qu'en janvier dernier, un accident se produisit au gazomètre de cet établissement et que depuis, les Hauts-Fourneaux avaient été éteints. De nombreux ouvriers avaient dû être congédiés; ils vont de nouveau avoir de la besogne et nous enregistrons cette nouvelle avec grand plaisir.

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04/01/2010

Ateliers du Thiriau

La Louvière - Vendredi  1er décembre 1899.

On va procéder, l'année prochaine, à la construction d'une importante usine métallurgique, en face de la gare de La Croyère. Cet établissement, construit par la Société anonyme des Ateliers du Thiriau, a principalement pour objet la fabrication de locomotives, machines à vapeur, matériel de chemin de fer et de charbonnages et en général de tout ce qui se rapporte à la mécanique. L'électricité sera la principale force motrice employée et servira aussi à l'éclairage. Les dynamos et toutes les machines motrices seront en doubles pour éviter le moindre arrêt de travail, s'il se produisait une avarie à l'un d'eux. 

Il est de nouveau question d'installer à La Louvière, une usine à zinc avec fabrique d'acide sulfurique. On sait que cette fabrication est nuisible à la santé publique, mais il paraît qu'il s'agit d'un nouveau procédé éloignant toutes les causes d'insalubrité. Une commission d'enquête a été nommée pour vérifier la chose.

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02/01/2010

Une nouvelle usine: les Ateliers du Thiriau.

La Louvière - Mercredi  6 septembre 1899.

Hier, lundi, a été constituée par devant Me Paul Ribaucourt, notaire à La Louvière, la Société anonyme des Ateliers du Thiriau. 

Le capital social est de deux millions. 

Ont été nommés administrateurs: MM. A. Gilson, industriel; L. Hiard, industriel; I. Alexis, industriel; J. Thiriar, docteur; J. Descamps, ingénieur.- Commissaires: MM. Ponceau, directeur de la Banque Nationale; Voremans, industriel; L. Lebrun, industriel. 

M. Aug. Gilson a été désigné comme administrateur-délégué. 

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Les Ateliers du Thiriau à l'exposition de Liège en 1905.

Les importants Ateliers du Thiriau seront établis à La Croyère, en face de la gare et tout a côté de la boulonnerie. On y construira des machines à vapeur, des locomotives, du matériel de charbonnage et de chemin de fer et tout ce qui se rapporte à la mécanique en général. 

La direction de ces usines a été confiée à notre ami Auguste Bourgeois qui a dirigé pendant 18 années, le service technique des ateliers de Haine-Saint-Pierre, avec MM. Majois et Goldschmid. 

M. Alfred Dewier, occupera les fonctions de chef d'atelier. 

Le nouvel établissement sera construit sur un terrain de 3 hectares et sera essentiellement composé de trois halls de 60 mètres de longueur sur 15 mètres de largeur, séparés par des cours de 15 mètres de largeur. 

Le matériel sera des plus perfectionné, des plus moderne; les trois ponts roulants et les traînages seront mus par l'électricité qui servira également à l'éclairage. 

Les dynamos, machines, motrices et chaudières seront en double pour éviter tout arrêt en cas d'avarie à ces engins. 

Les plans des installations sont dus à M. Bourgeois. 

Notre région du Centre prend décidément un essor industriel des plus marquant.

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30/12/2009

Carrelages du Centre

La Louvière - Lundi-Mardi 22-23 août 1898.

Notre région prenant de plus en plus d'importance au point de vue du bâtiment, l'installation d'une fabrique de carreaux s'imposait à La Louvière. 

La Société anonyme des Carrelages du Centre, créée cette semaine, va pouvoir combler cette lacune. La construction des bâtiments de l'usine commencera dans une huitaine de jours afin de pouvoir fabriquer avant la fin de l'année. 

Nous croyons que cette industrie, qui occupera un bon nombre d'ouvriers, est appelée à un grand avenir dans notre région. 

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Les Ateliers Nicaise et Delcuve.

Ateliers Nicaise et Delcuve.

La société des Ateliers Nicaise et Delcuve, à La Louvière, va créer dans le Donetz, des ateliers de chaudronnerie en participation avec les Laminoirs de La Croyère. Le capital est de 2 millions. 

Nouvelles industrielles. 

Une société anonyme sera prochainement constituée pour la construction d'une boulonnerie à Haine-Saint-Pierre, à proximité des Verreries de Mariemont. 

Parmi les plus importantes commandes données récemment aux ateliers de construction de la région, il faut signaler avant tout une commande de 700 wagons pour les railways égyptiens donnée à la Société anonyme des Usines de Baume-Marpent, à Haine-Saint-Pierre, et une commande de 300 wagons fermés, avec freins à vide et à air, pour la Compagnie suisse du Jura-Simplon, qui a été remise à la Société anonyme des Ateliers de Nicaise et Delcuve, à La Louvière.

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