30/04/2009

Le nouveau bureau téléphonique.

Samedi 19 mai 1928.

Il est question, nous dit-on, d'installer le nouveau bureau téléphonique rue de la Concorde. L'installation se ferait, à ce qu'on affirme - mais combien de fois l'a-t-on déjà dit? -dans un délai très rapproché. Il paraît aussi que le télégraphe resterait encore dans le bureau actuel, bureau insuffisant et insalubre. Pourquoi diviser les deux services? Il est pitoyable actuellement, pour les gens ayant besoin de se servir du télégraphe, de devoir faire une aussi longue course. Les bureaux des téléphones et des télégraphes doivent marcher de pair. Leur emplacement est tout désigné au centre de la ville, pas ailleurs. Voyez les grandes villes où sont installés ces bureaux; ils sont installés à proximité du centre des affaires. Espérons que les Associations de commerçants sauront encore faire entendre leur voix dans cette affaire.

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28/04/2009

Avis aux abonnés du réseau téléphonique de La Louvière.

Samedi 21 janvier 1928.

Important. 

Le comptable des téléphones a l'honneur de porter à la connaissance des abonnés du réseau de La Louvière: 

1- Qu'à partir du 15 février prochain, leur bureau central restera ouvert jour et nuit. Du chef de cette extension de service, il sera perçu annuellement, un supplément de 20 francs par raccordement direct ; 

2- Qu'à partir de la même date, étant donné que le réseau de La Louvière compte actuellement plus de 1000 abonnés, il sera perçu un deuxième supplément de 80 francs par raccordement direct et par an. 

Le versement du supplément total de 100 francs aura lieu, pour la première fois, lors du renouvellement annuel de l'abonnement. Ces décisions sont prises en exécution des articles 10 et 12 de l'arrêté royal du 20 octobre 1926. 

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La gare et la centrale téléphonique avec la herse de raccordement des abonnés.

La Louvière, le 19 janvier 1928. 

Ainsi donc, pour un service qui actuellement, ne "sert" qu'à cinq personnes, on va faire payer par les abonnés de La Louvière, plus de vingt mille francs par an. Nous serons heureux d'enregistrer les statistiques des communications nocturnes et noctambulesques! 

Au moment où l'on parle tant de lois de huit heures, des loisirs, etc. on va astreindre des télégraphistes à passer la nuit pour ne rien faire. Espérons qu'on leur appliquera, à eux aussi, le tarif de nuit. 

Nous protestons, en tous cas, contre cette décision. C'est ce qu'on appelle "pomper l'argent de la poche de nos concitoyens". 

Quant à la redevance de 80 francs, il est regrettable que La Louvière soit devenue une si grande ville. Mais ce n'est pas l'Etat, en tous cas, qui l'a embellie, grands dieux! Voyez les stations infectes de La Louvière, Bouvy, la passerelle chancelante, le passage à niveau gênant et renversant, les locaux du télégraphe et du téléphone, où s'entassent, sans souci d'hygiène, de nombreux et dévoués fonctionnaires masculins et féminins, au travail si harassant. 

Mais voilà, on veut nous faire payer un joli bureau des postes de la rue Paul Leduc. Et, cependant, on y travaille avec le minimum d'employés. Questionnez d'ailleurs les habitués de ces bureaux. Non, vraiment, La Louvière n'a pas encore coûté grand'chose à l'Etat depuis la fondation de la commune.

C'est déplorable!

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26/04/2009

La chronique du téléphone.

Dimanche-Lundi 15-16 janvier 1928.

Nous pensions ne plus devoir revenir sur cette histoire, mais quelques idées nouvelles sont écloses ce matin, dans notre cerveau, en compulsant le guide téléphonique pour la province du Hainaut; car, vous le savez, il existe trois guides, soit que nous soyons dans la partie flamande, wallonne ou mixte du pays. Et voici les constatations effarantes que nous y avons faites. 

Tout d'abord, lorsque l'Administration des téléphones nous dit qu'il y a mille abonnés à La Louvière, elle se trompe, elle nous bourre le crâne. En effet, il y a à La Louvière, chiffres officiels, 1035 postes téléphoniques, mais il n'y a pas même mille abonnés; il n'y en a que, chiffres précis, 996. Il y a quarante-cinq numéros supplémentaires, appartenant à des abonnés divers. Nous supposons que, dans l'esprit de l'Administration des téléphones, avoir deux ou trois numéros de téléphone à son établissement ne signifie pas que l'on est deux ou trois fois abonnés, mais simplement que l'on possède plusieurs lignes. Et, dans les 996 téléphones restant, il faut encore compter les téléphones privés, ceux dont le numéro n'est pas indiqué au guide; il faut encore défalquer les téléphones des Ponts et Chaussées, les téléphones de l'Administration des Chemins de fer, qui en prend à lui seul, six, les Vicinaux, deux postes, etc. Il y a encore les gendarmeries. 

Tout ceci pour justifier que si nous passons dans la catégorie supérieure, c'est par la petite porte et en forçant considérablement. 

La nouvelle taxe de cent francs est arbitraire et ne se justifie pas. Car il est certain qu'il y aura de nombreuses suppressions de postes et, par conséquent, suppression de demandes de communications. L'Etat, ici, sera lésé. 

Mais la nouvelle décision a surtout pour but de tirer de la poche des habitants du Centre, une somme de cent mille trois cent cinquante francs! Cela est tout bonnement scandaleux.

Le service de nuit? Il ne se justifie pas. Et nous allons le démontrer. On peut actuellement se servir du téléphone la nuit, pourvu que l'on soit relié, soit à Mons, soit à Charleroi, soit à Bruxelles. Savez-vous combien de personnes usent de cette facilité? Un charbonnage, la station de Haine-Saint-Pierre, la gendarmerie de Houdeng, la gendarmerie de La Louvière et une usine. Comment voulez-vous que nos cafés se relient au téléphone la nuit? Ceux qui, à notre avis, devraient avoir le téléphone la nuit, ce sont les médecins, les pharmaciens, l'hôpital, le bureau de police, etc. Or, c'est précisément ces personnes qui ne le demandent pas. Alors? Et puis, si ces gens avaient besoin du téléphone, en service de nuit, cela ne leur coûterait que vingt francs par an, pensons-nous.

Au surplus, il nous est avis que celui qui, à onze heures du soir, a encore besoin du téléphone, en ce moment, est chose très rare. Car on peut passer en ville, et bien avant encore, la ville est vide, lamentablement vide, toute lumière éteinte. Plus de trains, plus de trams, plus de cafés. Il y a les cinémas et les spectacles. Mais on ne va pas au spectacle pour user du téléphone. 

Tout ceci pour démontrer que la nouvelle augmentation ne se justifie pas, et nous aurons sans doute de nouveaux arguments pour convaincre ces messieurs du Téléphone.

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24/04/2009

L'extension du service téléphonique

Vendredi 13 janvier 1928.

Ainsi que nous l'avons déjà fait pressentir, la mise en marche du service de nuit est à prévoir pour le 15 février au bureau téléphonique et télégraphique de La Louvière-Station. Cette décision est basée sur le fait que le bureau de La Louvière, en raison du très grand nombre d'abonnés, passe dans une catégorie supérieure. 

Mais, malheureusement, l'honneur de passer dans cette catégorie va astreindre les abonnés à une nouvelle dépense. En effet, le prix de l'abonnement téléphonique va passer de 200 francs, prix payé actuellement, à 300 francs, soit une augmentation de cent francs sur l'abonnement téléphonique. Nous savions que les honneurs coûtaient cher, mais tout de même, cent francs d'augmentation pour un service qui prend de l'extension et qui donc rapportera plus, n'est-ce pas contraire à tout nouveau progrès dans cette voie?

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22/04/2009

A propos d'un poste de télégraphie sans fil.

Mercredi 22 juin 1921.

Un confrère bruxellois a annoncé que l'administration des postes avait acheté, avant la guerre, rue de la Poterie, un bloc de vieilles maisons appartenant aux Manufactures de Kéramis, pour y construire un grand hôtel central à l'usage du service des postes, de télégraphe et de téléphonie. Et notre confrère bruxellois ajoute: "II est actuellement question de commencer le travail de démolition des vieux bâtiments, qui menacent ruines et de construire un édifice de grand style avec antenne de haute tension, pour l'installation d'un poste de T.S.F." 

Renseignements pris, il est question, ainsi que nous l'avons annoncé, d'orner d'une antenne les bâtiments de la gare de La Louvière. Mais nous pensons que l'on fait erreur en ce qui concerne l'installation d'un poste rue de la Poterie. 

Les services des postes et des télégraphes ont acquis des terrains pour l'érection d'un bureau des postes rue de la Poterie et d'un bureau central téléphonique rue de la Concorde; mais il ne semble pas qu'il soit question, pour le moment, de construire l'un ou l'autre de ces bâtiments.

Il est bien entendu que nous le regrettons pour les Louviérois.

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20/04/2009

Au télégraphe.

Dimanche 22 décembre 1918.

Un poste télégraphique est établi à la perception des télégraphes rue de la Station à La Louvière. 

Il fonctionne provisoirement de 8 à 18 heures. 

Les télégrammes privés et de presse y sont acceptés au tarif de l'urgence pour:

1- L'intérieur de la Belgique;
2- Les pays alliés;
3- Les pays neutres;
4- Les localités situées dans le territoire occupé en Allemagne par l'armée belge et adressés aux autorités civiles et militaires belges ou des pays alliés. 

L'adresse écrite sous une forme convenue ou sous un nom supposé, n'est pas admise. 

Les correspondances doivent être rédigées en langage clair et concis; leur admission est subordonnée à la nécessité de télégraphier; elles doivent être émises de bonne foi et ne point s'occuper de choses militaires ou de guerre. 

Le nom et le domicile de l'expéditeur seront inscrits en marge; idem en ce qui concerne le déposant, si l'expéditeur ne se présente pas lui-même; ces indications seront contrôlées au moyen des cartes d'identité. 

L'acceptation a lieu aux risques des expéditeurs. Des retards sont à prévoir. Les télégrammes sont soumis à la censure. 

Afin de ne point surcharger les rares communications actuelles, le public est instamment prié de n'user du télégraphe qu'avec la plus grande modération, et de recourir à la poste pour tous les messages qui ne sont pas d'une urgence incontestable.

28002_PORTEURS_DE_TELEGRAMM [Web520]Porteurs de télégrammes.

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18/04/2009

Services publics

Dimanche 21 décembre 1912.

Notre ville sera bientôt dotée d'un réseau téléphonique souterrain. Les diverses rues où des tranchées ont été ouvertes à cet effet, seront sous peu débarrassées de leurs vilains poteaux et des nombreux, fils qu'ils supportent. Il est regrettable que l'administration des téléphones n'ait pas entrepris en une seule fois les canalisations dans toute la ville, de façon à supprimer partout les fils aériens et leurs supports en bois peu esthétiques. Les travaux ne seront, dit-on, continués qu'après la construction du nouveau bureau des téléphones, qui sera érigé rue de la Poterie, avec la nouvelle Poste. 

Nous aurons actuellement trois nouveaux poteaux en fer, d'une hauteur de 36 mètres, comme ceux placés à Mons, Charleroi et dans les grandes villes. Ces poteaux de dispersion seront placés: l'un au coin des rues Kéramis et de la Chaussée, l'un rue du Temple et l'autre à l'intersection des rues du Parc et Hamoir. 

Par suite de l'application des nouveaux tarifs, le service téléphonique de La Louvière est appelé à prendre beaucoup d'extension. Actuellement il comprend environ 350 abonnés. Il est à présumer que le nombre sera vite doublé, lorsque la diminution des prix d'abonnement sera chose décidée - si nous en jugeons par les nombreuses questions qui nous sont précisément posées à ce sujet. 

En présence de l'importance sans cesse grandissante de notre groupe téléphonique, l'administration ne pourrait-elle activer le plus possible la construction des nouveaux bureaux au centre de la ville? 

N'y pourrait-elle créer à La Louvière un réseau distinct, avec un personnel ouvrier suffisant pour réparer rapidement les dérangements chez les abonnés? Nous avons déjà entendu plus d'une plainte quant à la lenteur de cette partie du service.

Un centre industriel comme le nôtre exige le maximum de perfectionnement et de célérité dans le service téléphonique.

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