16/04/2009

Poteaux téléphoniques.

Lundi-Mardi 13-14 novembre 1911.

Enfin: des mâts en fer, destinés à remplacer les vulgaires poteaux en bois supportant les fils téléphoniques, seront placés incessamment aux endroits ci-après: un au coin des rues Kéramis et de la Chaussée; un deuxième à l'intersection des rues du Temple et de la Chaussée; un autre encore, coin des rues du Parc et de la Chaussée; le dernier, place Maugrétout, près du Café Collard. 

Ces poteaux seront en acier et de forme esthétique, tels, du reste, qu'ils existent dans les grandes villes. Ils coûteront de 7 à 8000 francs pièce. Les mâts auront 35 mètres de hauteur; ils seront munis de paratonnerres. La largeur à la base sera de lm.50 sur lm.50. Les fondations auront une profondeur moyenne de 3m.70, suivant la nature du terrain. Les fils seront amenés souterrainement, en gaine, à chaque mât, d'où ils seront dispersés aux abonnés. Chacune des gaines contiendra environ 8000 fils enfouis à 80 centimètres dans le sol. L'adjudication aura lieu prochainement, aussitôt que l'accord sera intervenu quant aux emplacements.

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14/04/2009

L'abonnement téléphonique.

Vendredi 16 avril 1909.

LE PRIX DE L'ABONNEMENT - REDUCTION DES TARIFS - UN ESSAI.

La question de l'abaissement du prix de l'abonnement téléphonique recevrait-elle une solution? Nous tenons de source sûre que l'on étudie au ministère la possibilité d'essais qui seraient tentés dans certains groupes, et notamment à Namur, dès le 1er juin ou le 1er juillet.

Il y aurait quatre ou cinq catégories différentes d'abonnés. Les particuliers paieraient 30 francs l'an et auraient droit à trois communications par jour. A ce prix-là, peu de particuliers voudraient se passer du téléphone. Il y aurait un abonnement spécial pour les personnes exerçant une profession libérale, un autre plus élevé pour les cafetiers, un autre plus élevé encore pour les usines - et enfin le prix de l'abonnement pour les administrations communales resterait ce qu'il est actuellement. 

En vue de l'application générale de la mesure, le bureau central à Bruxelles est aujourd'hui équipé pour 15.000 abonnés et le sera sous peu pour en desservir 25.000. Nous savons d'autre part que 1'Etat a acquis divers immeubles qui seront convertis en bureaux téléphoniques, de façon que 1'administration sera à même de répondre - une façon de parler à 90.000 abonnés dans l'agglomération bruxelloise.

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12/04/2009

Le téléphone vu par un industriel.

Dimanche 2 septembre 1906.

CE QUE DIT UN INDUSTRIEL. 

Quel serait l'avantage que les cafetiers et les particuliers retireraient de la réduction du prix de l'abonnement au téléphone? 

Rencontré hier soir un industriel louviérois à qui la nouvelle réglementation ne sourit pas du tout. Empressons nous de dire que son raisonnement est juste. Le voici: 

« Je paie, dit-il, actuellement, 200 fr. pour mon abonnement et je puis téléphoner autant de fois que cela me plaît. Avec le nouveau tarif, je ne paierai que 80 francs, mais je ne pourrai téléphoner que 5 fois par jour. Or, je téléphone en moyenne 40 fois par jour, j'aurai donc à payer quotidiennement 35x0.10 = 3fr.50. Déduisons les jours fériés et comptons 300 jours à 3fr.50 soit 1050 fr. Ajoutons le prix de l'abonnement, 80 francs, ce qui nous donne un total de 1130 francs. Je paierai donc 930 francs de plus avec le nouveau système. » 

L'industriel dont il s'agit s'est promis d'inviter ses collègues à protester énergiquement. Il est vrai d'ajouter que la nouvelle mesure lésera également les journaux, où le téléphone est beaucoup utilisé. 

Conclusion: il est difficile de contenter tout le monde et son père...

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10/04/2009

Le téléphone

Jeudi 20 septembre 1900.

Quand on réclame près des ronds-de-cuir de l'administration, quand on les tire de leur douce somnolence, on passe pour un grincheux. Que ces gens, aimables d'ailleurs quand ils ont franchi les murs du sanctuaire où ils se réfugient 10 heures par jour pour exaspérer le public, reçoivent une observation juste, il semble qu'on attente à une de ces prérogatives qui sont les assises inviolables de l'administration. 

Au téléphone, chacun sait ça à La Louvière, tout est parfait, tant qu'on n'a pas franchi le bureau central. Mais si l'on s'avise de demander Charleroi ou Mons, il faut s'armer de patience. L'"induction", ce cauchemar des intelligents techniciens, règne en maîtresse sur toutes les lignes, et vous entendez souvent une voix sortie de quelque bouche purpurine qui vous dit avec des sons argentins: "Patientez, Monsieur, il y a de la friture!"

Si quelqu'épicier s'avisait de fournir de la mauvaise moutarde, si un négociant en beurre mettait dans sa marchandise plus de margarine qu'il ne convient, on les traduirait devant la justice de leur pays, mais l'Etat, voyez-vous, c'est sacré; l'administration est une dame inviolable, insaisissable, représentée par des gens qui possèdent pour eux, quelquefois comme seule qualité, cette grande force: l'inertie! 

Nous devons dire qu'il n'en est pas de même partout, et que le chef du réseau de Charleroi est un homme rempli de décision, qui met tous ses soins à satisfaire les abonnés: hier, nous signalions un appareil défectueux; une heure après il était remplacé.

Pendant que nous sommes au téléphone, relatons l'établissement à la gare de La Louvière, de la cabine réclamée depuis si longtemps. Elle assure les abonnés contre les indiscrétions des gens peu délicats qui s'attardent aux guichets pour entendre les communications et en faisaient ensuite leur profit: nous parlons surtout des journalistes marrons qui pullulent dans la région et qui se sont emparés, sans vergogne, et à plusieurs reprises, du travail des professionnels, grâce aux mauvaises installations du téléphone.

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08/04/2009

Téléphone La Louvière-Mons

Jeudi 29 décembre 1898.

Un de nos assidus lecteurs nous demande de revenir à la charge pour obtenir le téléphone gratuit entre La Louvière et Mons. 

Il y a beaucoup de choses à dire à propos du téléphone: la communication La Louvière - Charleroi, d'abord. Elle est abominable; les inductions sont nombreuses sur les fils affectés à ce service et le bureau central de Charleroi présente, il faut bien le dire, quand on demande une communication, l'aspect d'un "marché aux fromages". 

On est heureux quand on peut correspondre, après quelques minutes et quand on peut terminer sans être envoyé près d'une personne, aussi ahurie que vous, de se trouver avec quelqu'un qu'elle n'a point demandé. Ce sont là de petits incidents journaliers. 

Pour la communication La Louvière - Bruxelles, par Charleroi surtout, on sait ce qu'elle vaut. Pas cher! Là aussi les inductions et les "fritures" sont tout ce qu'on peut entendre, la voix du correspondant, au milieu de cette cacophonie, ne se percevant qu'après des prodiges de patience. 

Le bureau central de Bruxelles, succursale du marché de Charleroi, coupe les communications à tort et à  travers et vous répond ensuite imperturbablement qu'il n'est pas intervenu. De la farce! 

Somme toute, nous sommes bien lotis! : 

On n'a jamais pu savoir pourquoi on ne nous accordait pas la gratuité avec Mons (encore une jolie communication!) Aussi nous engageons les intéressés: les industriels et les administrations communales de La Louvière, des Houdeng, de Morlanwelz, de La Hestre, à adresser des requêtes à M. Vandenpeereboom et à les faire appuyer. 

C'est difficile, nous le savons, de faire revenir M. Vandenpeereboom sur une décision quelconque: son entêtement est proverbial. 

Cependant, il y a tant de raisons sérieuses pour nous accorder cette si juste revendication qu'il est à espérer qu'un jour ou l'autre, si on y met de la ténacité, on finira par triompher. 

Quel motif plausible, le rond-de-cuir  qui a inspiré les réponses aux administrations communales  de Mons, de Binche, d'Estinnes et d'Haulchin, aux requêtes  faites dans ce but, a-t-il pu donner! Aucun! 

Dès lors, pourquoi notre demande n'est-elle pas bien accueillie! Mystère et administration!

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12/12/2007

Incurie administrative.

La Louvière - Samedi 17 janvier 1914.

Triste et lamentable le cortège que l'on pouvait voir hier midi traversant les rues de la commune. Une douzaine d'hommes transportaient, en civière, un ouvrier blessé au cours de son travail, dans les Ateliers des chemins de fer de l'Etat, à Haine-St-Pierre.

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Mais quelle civière! Un petit lit de fer très bas, sans couverture, ni oreillers. On y avait couché le malheureux souffrant, on l'avait recouvert tant bien que mal - plutôt mal que bien - de pardessus, vestons et autres effets du même genre. Et dire que le blessé venait ainsi, transporté à bras d'homme, de plus d'un kilomètre de son domicile!

L'Administration ne pourrait-elle avoir un matériel plus commode et surtout plus décent pour le convoyage des victimes du travail?

Il s'agit ici du nommé Legau Victor, demeurant rue de la Paix. Au cours de sa besogne, un poids très lourd tombant, lui brisa net la jambe droite. Après pansement, il a été reconduit chez lui dans des conditions scandaleuses que nous relatons plus haut.

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01/06/2007

Le télégraphe.

Houdeng-Goegnies - Mercredi 16 janvier 1901.

 

Une réforme s'impose dans le service du télégraphe en nos deux communes d'Houdeng, où nous sommes encore aux installations primitives. Un bureau est établi à la gare, mais il ne peut desservir promptement les Deux-Houdeng, dont certains habitants doivent encore faire une demi-heure de chemin lorsqu'ils veulent envoyer un télégramme, alors que dans d'autres localités, entre autres à Binche, un bureau succursale est installé à 12 minutes de la gare.

 

M. le Ministre des chemins de fer, postes et télégraphes, ferait donc sage et utile besogne en établissant, au bureau des postes, qui se trouve au centre des Deux-Houdeng, un bureau télégraphique.

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