14/07/2008

Le canal perd ses eaux.

La Louvière - Jeudi 7 août 1919.

 

On se rappelle qu'autrefois, quand on mit l'eau dans le Canal du Centre, vers Havré, des fissures se produisirent et tout le liquide s'engouffra dans un charbonnage. Durant la guerre, les Allemands achevèrent le Canal du Centre, qui devait leur être d'un grand secours comme moyen de transport, et y mirent l'eau. Aussitôt, à Bracquegnies, à Thieu, toutes les maisons se trouvant en contrebas du canal furent inondées. A certain endroit, le canal est suspendu; il a été créé artificiellement par superposition de couches de terre; la plupart des maisons ont leurs caves remplies d'eau. Sous l'occupation, les sinistrés formulèrent de timides réclamations qui restèrent sans suite. Dès le retour du gouvernement, ils s'adressèrent à l'autorité belge, mais ce fut jusqu'ici en pure perte. Et pourtant, il y a. lieu à intervention urgente. Des centaines de citoyens ne savent plus se servir de leurs caves. L'humidité monte continuellement et si l'on ne trouve pas un remède rapide, les maisons deviendront inhabitables. Il est des cas spéciaux. A la limite de Bracquegnies, vers Thieu, un fermier, M. D., a sa grange inondée; ses caves sont sous l'eau et ses prairies sont devenues inaccessibles. Le moindre vent abat les peupliers; plusieurs sont en ce moment couchés et d'autres sont fortement penchés. Il a dû se débarrasser de son bétail. Il est d'autres exemples aussi lamentables.Des procès sont déjà intentés; d'autres vont surgir nombreux. Il est indispensable que le gouvernement intervienne de toute urgence pour remédier â cette situation dangereuse. Le mal ne fera que croître.

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27/04/2008

La Louvière, port de mer.

La Louvière - Mercredi 14 février 1900. 

Ceci n'est pas une zwanze: les Louviérois apprendront avec intérêt que la question d'établir La Louvière - Port de mer est sérieusement étudiée en haut lieu. 

On projette donc de creuser un canal à grande section, de Bruxelles à Ronquières; de Ronquières, le canal se dirigerait vers Ecaussinnes, suivrait le cours de la Sennette, passerait par Ecaussinnes-Lalaing, Ecaussinnes-d'Enghien, Marche-lez-Ecaussinnes, pour rejoindre l'embranchement de La Louvière à Familleureux. 

Toute cette partie, disons-nous, de Bruxelles à La Louvière, serait à grande section, permettant aux bateaux du plus fort tonnage de venir en plein Centre. 

La difficulté de se procurer l'eau nécessaire entre Seneffe et Ronquières, ainsi que la perte de temps aux nombreuses écluses existant entre ces deux localités, seraient cause qu'on étudierait actuellement l'idée du tracé que nous venons d'exposer.

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25/04/2008

Canal du Centre.

La Louvière - Dimanche il février 1900.

Pendant l'année 1899, 54 bateaux chargés, d'un tonnage global de 14.686 tonnes, sont entrés dans le Canal du Centre, tandis que 67 d'un tonnage de 17.937 tonnes en sont sortis.

D'autre part, il est entré dans le Canal, 81 bateaux vides et il en est sorti 62 vides également.

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20/02/2008

Une auto dans le canal.

La Louvière - Mardi 16 octobre 1928. 

Samedi vers cinq heures du soir, à la nuit tombante, un accident, qui aurait pu avoir les plus graves conséquences, s'est produit au pont du canal.


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 M. Wastelain, marchand de beurre à La Hestre, desendant en automobile la rue Gustave Boël, est allé se jeter dans le canal. La voiture - une torpédo Willy's Knigt - plongea dans l'eau, les roues arrières restant suspendues. Des secours furent immédiatement organisés. La gendarmerie de La Louvière arriva aussitôt faire l'enquête d'usage. A 11 heures du soir, l'on retirait l'auto, laquelle n'était pas trop hypothéquée. Il y avait un pneu crevé. Un détail: les phares, dans l'eau, ne cessaient d'éclairer. Le chargement était de .150 kilos de beurre. M. Wastelain est sorti indemne de cet accident, qui aurait pu lui coûter la vie. Au moment où l'auto arrivait, le pont était tourné pour le passage d'un bateau. C'est ce qui causa l'accident. Il y eut, durant toute la soirée foule de monde pour assister à ce spectacle peu banal.

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15/06/2007

Une excursion scolaire.

Houdeng-Goegnies - Lundi - Mardi   6-7 juin   1910.

 

Un des points les moins connus et partant le moins pratiqué du programme de l'enseignement primaire consiste dans l'organisation d'excursions à l'intérieur de la commune d'abord et dans les localités voisines ensuite.

 

Ces promenades sont cependant des plus instructives. La première a eu lieu vendredi à l'école des filles.

 

Le but était de montrer aux enfants les divers moyens de communication usités dans la contrée et de faire bien comprendre la différence qui existe entre un canal et une rivière.

 

C'est la classe du degré moyen, 2e année, dirigée par Mme Fondu, qui a effectué cette première sortie, autorisée par M. le Bourgmestre. Mme Delattre Bury, institutrice principale ad intérim l'accompagnait. La classe, très nombreuse, était au grand complet: la tenue simple mais proprette des enfants et leur belle discipline donnaient la meilleure composition.

 

Les élèves se sont rendues au pont du canal situé à la limite de La Louvière.

 

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Le pont du canal et sa passerelle, à la limite de la Louvière et de Houdeng-Goegnies.

 

Le milieu n'aurait pu être mieux choisi.

 

Le canal du Centre est longé, en cet endroit, sur toute sa longueur, par le Thiriau du Luc.

 

Un pont tournant, une passerelle; plus loin, le chemin de fer de l'Etat avec un grand pont au-dessus du canal et un autre au-dessus de la rue, une route de l'Etat; une route provinciale et, dans le lointain, le chemin de fer particulier de Bois-du-Luc; tout cela formait un ensemble des plus intéressant, dont l'institutrice tira le meilleur parti pour donner à ses élèves de précieuses explications.

 

Le pontonnier dut justement faire tourner le pont et la manoeuvre intéressa les enfants.

 

La promenade se continua le long de la propriété de M. le sénateur Boël, par l'ascenseur et par le bief supérieur du canal, non loin duquel se trouve une des sources du Thiriau.

 

Les élèves rentrèrent enchantées de cette jolie excursion; il en était de même des maîtresses qui étaient réjouies des résultats obtenus; une promenade de ce genre vaut autant que dix leçons, disaient-elles.

 

Aussi, l'Administration communale se propose de les organiser plus nombreuses et à des jours fixes.

 

Nous ne saurions trop la féliciter de cette mesure.

17:45 Écrit par La Petite Louve dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pont, canal |  Facebook |

24/05/2007

Houdeng-Goegnies avant le creusement du canal.

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Plan cadastral de Houdeng-Goegnies avant le creusement du canal du Centre.

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23/05/2007

A qui l'ascenseur?

Houdeng-Goegnies - Jeudi 13 mars 1930.

 

Est-il trop tard pour revenir sur l'étrange décision prise par notre Conseil communal socialiste pour protester contre le Comité louviérois des fêtes du Centenaire qui, faisant usage d'une gravure de l'Ascenseur n° 1 du canal, semble ainsi usurper et accaparer au profit de La Louvière un monument qui appartient exclusivement, par sa situation, à la commune de Houdeng-Goegnies! Au premier abord, une telle idée de dispute intercommunale semble futile à quiconque ne connaît pas le caractère particulariste des habitants de Goegnies, qui n'admettent pas que l'on puisse leur contester le privilège exclusif de posséder sur leur territoire, le célèbre Ascenseur, et surtout que l'on se serve de cet Ascenseur dans un but de réclame touristique et commercial au profit d'une localité qui a le seul tort d'être de quelques mètres contiguë au territoire sur lequel s'érige ce monument hydraulique et historique, dans les fastes de Houdeng-Goegnies.

 

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Le canal du Centre et l'ascenseur n°1, objet de la polémique.

 

Que l'on veuille bien considérer d'abord, que toute question de limite légitime à part, et que personne ne conteste, le célèbre Ascenseur est bien acquis, par sa situation, à Houdeng-Goegnies.

 

Mais que d'autre part, les édiles communaux de Houdeng-Goegnies veuillent bien aussi considérer, qu'il aurait pu en falloir de bien peu, pour que, sans ce malencontreux fossé, dans lequel coule le Thiriau, qui, comme disait Adolphe Caffet, "sépare Houdè de L' Louvière", pour que cet Ascenseur, qui excite l'esprit de rivalité de Houdeng-Goegnies contre sa voisine louviéroise, ne soit érigé sur La Louvière, si le canal était admis en droit comme la vraie limite des deux communes et que l'Ascenseur eut un piston sur chaque commune.

 

Or, c'est précisément ce proche voisinage de l'Ascenseur qui crée cette espèce de mitoyenneté qui fait que, question de limite à part, tous ceux qui sont étrangers à ces questions de limites et de rivalités communales, considèrent que l'Ascenseur est autant de La Louvière que de Goegnies. En effet, pour l'étranger qui veut venir voir notre Ascenseur, s'il consulte une carte du Centre et le Guide des Chemins de fer, il voit qu'il lui est loisible de descendre soit à La Louvière, soit à Houdeng, et s'il connaît tant soit peu les lieux, il pensera qu'il lui est plus facile d'atteindre l'Ascenseur par La Louvière en suivant la rive du canal, que par la gare de Houdeng.

 

Que cela contrarie les citoyens de Goegnies de ne pas pouvoir jouir du monopole exclusif de l'Ascenseur n° 1, cela se comprend; mais ils ne peuvent rien faire à cela, sinon que de se consoler, en se disant qu'en compensation, c'est bien le Conseil communal de Houdeng-Goegnies qui eut  l'honneur de recevoir en 1889 S.M. le Roi Léopold II, lors de la fameuse et historique inauguration de cet Ascenseur. Cela est incontestable.

 

Car, dans le compte rendu de cette séance du Conseil communal paru dans "Les nouvelles", c'est cet argument irréfutable, qu'en désespoir de cause, la majorité socialiste, sous la présidence du citoyen Ferdinand Pintelon, recourut pour affirmer son droit à la possession de l'Ascenseur. Mais ce qui est fantastique en cette affaire, qui est plus burlesque que tragique, c'est précisément que c'est un Conseil communal socialiste qui, en ses principes fondamentaux, prétend combattre les préjugés de frontières dans les questions internationales, qui met parfois les nations en conflit en affirmant la fraternité des peuples, soulève la question de l'Ascenseur pour déclarer son hostilité contre une commune voisine également sous l'égide d'une majorité socialiste, et défende ses droits et privilèges communaux contre une prétention arbitraire de son voisin.

 

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L'ascenseur n°1 de Houdeng-Goegnies (et non de la Louvière).

 

Il y aurait de quoi rire, si un tel conflit ne témoignait d'un état d'esprit regrettable, chez nos concitoyens de Houdeng-Goegnies, qui en sont arrivés à considérer sérieusement, que tout ce qu'on fait à La Louvière, à l'occasion des fêtes, ducasses, carnaval et toute attraction publique est fait exprès, de propos délibéré, prémédité, pour faire tort aux mêmes événements qui se produisent en même temps, par fatalité ou coïncidence de date, à Houdeng-Goegnies.

 

Mais, aussi, que penser de ce Conseil communal socialiste qui, dominé par son esprit de clocher, en arrive à oublier que si ce fut un Conseil communal libéral qui reçut le Roi, il oublie aussi comment les socialistes républicains de cette époque reçurent le Roi à cette occasion.

 

Les temps sont bien changés depuis lors, si on considère le loyalisme que nos socialistes montrent vis-à-vis de la monarchie depuis qu'ils sont les maîtres. Evidemment, cette question de savoir, "A qui l'Ascenseur?" ne sera pas une cause de guerre entre Houdeng et La Louvière, car, pour tout le monde, cet Ascenseur, quoi qu'en craigne son Conseil communal, est bien l'Ascenseur de Houdeng-Goegnies, tel qu'il est mentionné sous la rubrique de la gravure publiée par le Comité des fêtes de La Louvière, et qui fut le prétexte de la protestation de notre Conseil communal.

 

Espérant, Monsieur le Directeur, que vous insérerez la présente épître pour remettre la question sous son impartial point de vue, recevez les sentiments.

 

D'UN CITOYEN DE GOEGNIES. Houdeng-Goegnies, 9 mars 1930.

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