30/10/2008

L'horloge de l'église.

La Louvière - Vendredi 2 septembre 1938.

 

Plusieurs de nos lecteurs nous ont demandé les raisons pour lesquelles l'horloge de l'église bat la campagne. Voici les renseignements que l'on nous donne: 

C'est la Fabrique d'église qui s'occupe de faire marcher la dite horloge. Toutefois, actuellement, l'engin doit subir des réparations. L'horloger qui effectue habituellement ce travail, est handicapé de la main. Il ne peut monter aux échelles.

On espère qu'il sera rapidement guéri pour faire la réparation. Toutefois, l'horloge est vieille; elle marche depuis des années et il ne faut plus songer à en tirer grand parti; les inconvénients actuels se répèteront souvent, ajoute-t-on. Une bonne révision s'impose paraît-il.

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22/09/2008

Rue de la Poterie.

La Louvière - Mardi 18 février 1930.

 

Il paraît que le Ministre des Postes et des Télégraphes a donné des instructions pour que tous les bureaux de poste du pays reçoivent, à l'occasion du Centenaire, une décoration spéciale.

 Nous croyons pouvoir dire que l'on se propose de bien faire les choses au bureau des postes de La Louvière-Centre. Mais il serait souhaitable que, d'ici le moment où, notamment par la décoration des façades, l'on célèbrera le jubilé de la Belgique, l'on fasse aussi la toilette des deux maisons lépreuses qui, près du bureau des postes, déparent la rue. L'on a même estimé que ces maisons présentaient du danger pour les passants, puisque l'on a condamné le trottoir. Cette situation, qui semble devoir perdurer, est d'autant plus regrettable, que la rue de la Poterie est au plein centre de la ville.

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28/06/2008

L'Hôpital civil.

La Louvière - Dimanche 5 janvier 1913.  Lorsque, en 1892, l'Hôpital Civil de La Louvière ouvrit ses portes, il existait encore, à l'égard de ce genre d'établissements charitables, un  bon nombre de préjugés, aujourd'hui, heureusement, presque disparus. Des esprits généreux avaient assumé la lourde tâche de fonder, puis d'entretenir un hôpital, mais les indigents ne venaient pas spontanément, comme aujourd'hui, y chercher l'apaisement de leurs maux. Il fallut à cette époque, que l'on nommerait volontiers les temps héroïques de cet  établissement, arracher les souffrants à leur milieu, et les convertir, si l'on peut s'exprimer ainsi, à l'idée de se faire soigner dans un hôpital. C'est dire que les débuts des hospices civils furent très humbles. Le 13 mars 1892, se présentait le premier cas; du 13 au 31du même mois, quatre personnes avaient été hospitalisées, pendant le mois d'avril, 5 cas furent traités; en mai, il y en eut deux, si bien qu'à la fin de 1892, 46 personnes seulement avaient reçu des soins dans cet établissement et se dénombraient comme suit: 37 cas pour la localité, 9 étrangers. Le total des journées d'entretien fut de 2.631. La Louvière comptait alors 15.042 habitants, soit environ les deux tiers de la population actuelle. En 1893, première année complète du fonctionnement de l'Hôpital, il y eut 90 personnes entretenues, dont 70 de La Louvière et 20 étrangères à la commune. Le total des journées d'entretien fut de 5.225. 

En 1895, on note 111 cas, dont 51 de La Louvière, 51 étrangers et 9 payant leur entretien; il y eut 5160 journées d'entretien.

 Dans la suite, on apprend de plus en plus à connaître le chemin de l'Hôpital, qui, en 1900, héberge 218 personnes, dont 80 de la localité, 89 étrangères à la commune et 49 payant leur entretien; le total des journées s'élève à 7481. 1905 donne 331 hospitalisés,   dont     155      louviérois,        152 étrangers, 24 payants, et 8440 journées. Et l'augmentation se maintient: en 1910, 414 personnes sont venues se faire soigner soit: 205 de la localité, 175 étrangères, 34 payants; le nombre de journées d'entretien est de 11.848. En 1911, 434 cas: 201 de la localité, 203 étrangers, 30 payants; on relève 12.706 journées. Les onze premiers mois de 1912 accusent déjà une population supérieure à l'année 1911, puisqu'au 30 novembre, 440 personnes avaient été hospitalisées, dont 202 appartenant à la localité, 211 étrangères et 27 payant leur entretien. 209LL_HOPITAL [Web520]
L'Hôpital civil. Le nombre de journées qui s'élève à 15.181 pour les onze premiers mois, peut être évalué à 16500 environ pour toute l'année. La population de décembre 1912, calculée en prenant comme base la population des onze mois précédents, s'élèvera à 40 personnes, de sorte que l'Hôpital comptera, cette année, environ 480 cas (459 au 13 décembre). En résumé, en prenant comme points premières années et les deux fonctionnement de l'Hôpital, ainsi quinquennales, on a: 1892, 46 cas, 2.631 journées ; 1893, 90 cas, 5.225 journées ; 1895, 111 cas, 5.160 journées; 1900, 218 cas, 7.481 journées ; 1905, 331 cas, 8.440 journées ; 1910,414 cas, 11.848 journées ; 1911, 434 cas, 14.545 journées ; 1912, environ 480 cas et 16.500 journées. Si on répartit les personnes hébergées en trois catégories, on obtient:1892: localité, 37, étrangers, 9; payants, néant. 1893: localité, 70; étrangers, 20; payants, néant. 1895: localité, 51; étrangers, 51; payants, 9. 1900: localité, 80; étrangers, 89; payants, 49. 1905: localité, 155; étrangers, 152; payants, 24. 1910: localité, 205; étrangers, 175; payants, 34. 1911: localité, 201; étrangers, 203; payants, 30. 1912 (douze mois, chiffres approximatifs calculés en prenant onze mois comme base): localité, 220; étrangers, 230; payants, 30. Voici maintenant, pour les mêmes années citées plus haut, les dépenses ordinaires: En 1892, les dépenses ordinaires s'élèvent à 8.516 fr.; en 1893, à 11.558 fr.; en 1895, à 18.728 fr.; en 1900, à 18.241 fr.; en 1905, à 39.718 fr.; en 1910, à 45.118 fr.; en 1911, à 55.267 fr. La différence des dépenses qui existe entre 1900 et 1905, et qui semble disproportionnée avec la différence des journées d'entretien, provient de ce que, en 1900, le chiffre de 7.481 journées est réel, tandis qu'aux 8.440 journées renseignées pour l'Hôpital en 1905, il faut ajouter 5.898 journées pour l'Hospice, qui avait été ouvert dans le courant de 1901; de sorte qu'en réalité, il y eut, en 1905, 14.338 journées d'entretien pour l'Hôpital-Hospice. Le pavillon isolé, transformé en Hospice, qui fut aménagé pour recevoir des vieillards, comptait: en 1905, 16 pensionnaires, pour un total de 5.898 journées; en 1910, 19 pensionnaires, pour un total de 7.209 journées; en 1911, 21 pensionnaires, pour un total de 7.835 journées; en 1912, le chiffre moyen des vieillards hébergés sera de 22, avec environ 8.000 journées d'entretien. Si l'on met en regard, d'un côté, le nombre total de journées d'entretien, pour l'Hôpital et l'Hospice, de l'autre, les dépenses ordinaires, nous avons: en 1905, 14.338 journées; dépenses, 39.718 francs; en 1910, 19.057 journées; dépenses, 45.118 francs; en 1911, 22.380 journées; dépenses, 53.267 francs; en 1912, on aura 24 à 25.000 journées d'entretien pour tout l'établissement et pour l'année complète. Voyons maintenant si les recettes résultant du remboursement des frais d'entretien, et qui constituent la seule ressource qu'il possède, suivent une marche régulière et progressive. Le remboursement des frais d'entretien rapporte: en 1892, 1.246 francs; en 1893, 1.044 francs; en 1895, 5.443 francs; en 1900, 7.719 francs; en 1905, 10.068 francs; en 1910, 16.270 francs; en 1911, 18.716 francs; en 1912, les recettes provenant' du remboursement des frais d'entretien s'élevaient, au 3 décembre, à 18.818 francs 80, dépassant déjà de plus de 100 francs, le total des recettes de 1911; des calculs basés sur des données sérieuses, permettent d'affirmer que l'on ira certainement cette année au-delà de 20.500 francs de recettes, et qu'il est très possible que l'on arrive à 21.000 francs, chiffre atteint sans arriéré d'aucune sorte. Le service de chirurgie, de beaucoup plus important, comptait, au 30 novembre de cette année, 344 cas, c'est-à-dire le même nombre déjà qu'au 31 décembre 1911. Ces chiffres se passent de commentaires et montrent assez la confiance de la population en l'habileté de nos chirurgiens. Le service de médecine, au 30 novembre, comptait 69 cas, contre 73 pour l'an dernier, décembre compris. Onze personnes avaient été soignées pour des affections de la vue, au 30 novembre de cette année, contre 15 pour tout l'an dernier. Au 30 novembre, 9 personnes avaient subi l'épreuve radiographique; c'est le même nombre qui fut enregistré pour toute l'année dernière. En outre, différents cas de chirurgie ont été soumis à l'épreuve radiographique. Les différentes communes de la région nous accordent toujours leur confiance et les établissements industriels nous envoient régulièrement les blessés qui exigent des soins spéciaux. Les services médicaux et administratifs fonctionnent normalement. L'harmonie la plus. parfaite règne à l'Hôpital. Et les Hospices, créés grâce aux générosités des Boucqueau, des Boël, gérés par une suite d'administrateurs zélés, dont l'édilité communale assure généreusement la subsistance, continuent à grandir et à prospérer.

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29/05/2008

Inauguration de la nouvelle gendarmerie.

La Louvière - Lundi-Mardi  14-15 novembre  1904. 


Samedi a été inaugurée la nouvelle caserne de gendarmerie de La Louvière. C'est une vaste construction qui s'étend sur une centaine de mètres de longueur. Les gendarmes mariés y ont de jolies habitations bien aménagées. Les bâtiments ont coûté 400.000 francs.


Leur aménagement permettra d'augmenter de manière considérable l’effectif, qui sera porté à 35 gendarmes.


Outre les écuries ordinaires, on a construit une écurie de réserve de 25 boxes pour recevoir éventuellement des renforts.

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25/05/2008

La caserne de gendarmerie.

La Louvière - Mercredi 22 octobre 1902.

Le gouvernement va faire exécuter l’année prochaine les travaux de parachèvement de la nouvelle caserne de gendarmerie qui s’élève à la limite des territoires de La Louvière et de Haine-Saint-Paul, au populeux quartier de Baume. 

Cette année, on construit toutes les dépendances: murs de clôture, prisons, buanderies, latrines, etc., travaux qui ont fait l’objet d'une entreprise estimée à 76.473 francs. Les travaux de parachèvement, qui ont été mis en adjudication le mardi 7 octobre dernier, s'élèvent à fr. 237.581,61. 

L'entreprise, divisée en quatre parties, comprend:
1°- La construction d'un manège, établissement de pavages et de canalisations, arrangement de cours et jardins, soit pour une somme de fr. 36.353,66;
2°- La construction d ' un bâtiment de célibataires, travail estimé à fr. 56.321,97;
3°- La construction de deux bâtiments de mariés dont l'estimation atteint fr. 81.599,51;
4°- La construction d'un bâtiment d'écuries, estimé à fr. 63.306,47. 

La nouvelle caserne de gendarmerie de La Louvière, ainsi que celle en construction à Manage, seront les seules casernes bâties dans la province du Hainaut selon le nouveau système, qui consiste à établir une série de maisonnettes entièrement indépendantes les unes des autres pour les gendarmes mariés et un bâtiment spécial pour les gendarmes célibataires. 

Le nouvel édifice, construit pour recevoir trente-deux gendarmes à cheval, devra être terminé dans un délai de quinze mois, à dater du 1er avril prochain.

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23/05/2008

La gendarmerie.

La Louvière - Vendredi 10 octobre 1902. 

La première partie des travaux de construction de notre nouvelle caserne de gendarmerie, qui devaient être terminés pour le 15 mars 1903, approchent à leur fin, grâce à la vigilance de l'entrepreneur,  M. Léon Adriaens, de Waterloo.

C'est également celui-ci qui a obtenu l'adjudication de la seconde partie. Voici d'ailleurs les résultats: Léon Adriaens, de Waterloo, 215.489 fr.; Courtin, Péruwelz, 219.800 fr.; Jenet Frères, Seneffe, 222.935 fr.; Tondreau, Pipais, 223.774 fr.; Achille André, Morlanwelz, 227.400 fr.; Mailliez Aug., Souvret, 228.841 fr.; Somville et Blase, Erquelinnes, 228.950 fr.; Devreux Aug., Havré, 230.000 fr.

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21/05/2008

La nouvelle caserne.

La Louvière - Vendredi 14 mars 1902. 

Aujourd'hui jeudi ont été commencées les maçonneries de notre nouvelle caserne de gendarmerie; les plans de cette construction très importante, qui aura près de 106 mètres de façade, sont l'oeuvre de  M. le capitaine du génie Damoiseaux.


M. Adriaens, l’entrepreneur bien connu de Waterloo, est l’adjudicataire des travaux et conduit ceux-ci avec la plus grande activité, sous la surveillance de  M. Hans, le fonctionnaire délégué du service du génie. 

Comme on le sait, une partie de la caserne seulement, les dépendances et les murs de clôtures, sont actuellement en construction; les bâtiments d’habitation et les écuries, beaucoup plus importants que les premiers, seront construits incessamment. 

On peut donc présumer que dans un avenir très rapproché, le nouveau quartier de la gendarmerie, embelli par les beaux bâtiments de l'Etat, prendra un développement considérable. 

Notre concitoyen,  M.Oswald Werder, a photographié les travaux, perpétuant ainsi le souvenir de la pose de la première pierre des nouveaux bâtiments. 

D'autre part, il n'est pas douteux que  M. Adriaens ne s'empresse de rendre à la circulation le beau trottoir du même quartier, dans le milieu duquel il a du établir l'aqueduc.

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