12/02/2010

Nouveaux détails sur le feu

La Louvière - Mercredi 17 juillet 1912.

Ce matin mardi, une équipe d'ouvriers s'emploie, sous la conduite de M. l'ingénieur Burlion, à réparer la pompe d'exhaure. Une autre équipe retire l'eau du puits. Le sinistre aurait pu être plus intense et les dégâts auraient été considérables, sans le concours de courageux citoyens, qui, au péril de leur vie, se sont employés à couper le feu. A cet égard, Fernand Michel, Decorte Nestor, Ruelle Norbert, Jeanmot Jules, Descamps Gustave et Duriaux François ont droit à des félicitations pour le sang-froid dont ils ont fait preuve. Sitôt la pompe d'exhaure réparée, l'on pourra se rendre compte des dégâts occasionnés par la chute de la cage. La corde qui fut brûlée et précipitée dans le bougnou, a une valeur de 12.000 francs. 

Les ouvriers ont été placés un peu partout et aucun ne souffrira du chômage.

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10/02/2010

Le feu dans un charbonnage

La Louvière - Lundi-Mardi 15-16 juillet 1912.

Ce matin, vers 10 H.20, un incendie s'est déclaré au puits n° 5 des charbonnages de La Louvière, situé au Mitant-des-Camps. Le feu a pris sur le carré de la fosse, au lieu dit "Sac à air", et a été communiqué à une cloison en bois très sec. En peu de temps, le feu se propagea et, malgré les prompts secours apportés, l'élément destructeur prit rapidement de vastes proportions. 

A la première alerte, la gendarmerie de La Louvière envoya sept hommes, qui organisèrent le service d'ordre et maintinrent les curieux à distance. Entretremps, les pompes du charbonnage, de la Faïencerie, de diverses usines, celles de la gare de Haine-Saint-Pierre, ainsi que les pompes de la commune, arrivèrent et on commença à arroser le sinistre. Ces divers corps de pompiers étaient placés sous les ordres de M. Gilson, commissaire de police. 

Une des cages fut amarrée à la surface par les taquets et fut ancrée avec d'énormes chaînes, afin qu'elle ne puisse choir dans le puits. L'autre cage était restée dans le fond. La corde tenant les deux cages brûla et celle tenant la cage du fond fut précipitée dans la fosse. On s'empressa d'isoler l'installation du puits numéro 6, tenant au bâtiment incendié, et, à cet effet, de courageux sauveteurs "coupèrent le feu". 

A l'heure où nous quittons les lieux de l'incendie, tout danger de propagation semble écarté. La cage et les châssis, ainsi que les tiges de guidonnage du puits 5, sont complètement tordus. Des bâtiments incendiés, il ne reste que des murs branlants.

Toute la construction métallique sera à remplacer. 

La remonte des ouvriers s'est faite par un autre puits. Il n'y a pas d'accident de personnes à déplorer. Les dégâts, qui sont élevés, sont purement matériels.

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22/01/2010

Les travaux dans le Centre.

La Louvière - Lundi-Mardi 26-27 novembre 1906.

La Société anonyme des Charbonnages de La Louvière, La Paix et Sars-Longchamps, a fait commencer il y a quelques jours des travaux de sondages en vue de l'établissement d'un nouveau puits d'extraction sur le territoire de Saint-Vaast, à proximité du chemin dit "Tienne Mayette". 

Aussitôt que les travaux de sondage seront terminés et auront permis de reconnaître la nature des terrains à traverser, compris entre la surface du sol et le terrain houiller - ce qu'on appelle les morts terrains - les travaux du puits seront commencés et poussés avec une grande activité. 

L'étude d'une ligne de chemin de fer à grande section qui reliera ce nouveau siège d'extraction à la station de la Paix, est terminé et les travaux d'établissement de cette voie qui traversera l'ancien parc Fagnart seront commencés incessamment. 

On va aussi établir à Saint-Vaast, en face de la gare de Bouvy, un nouvel atelier de construction. Une demande de raccordement a déjà été introduite à l'administration des chemins de fer de l'Etat. Or, comme il n'y a que deux voies principales à la gare de Bouvy et qu'un raccordement particulier ne peut jamais être établi sur une voie principale, la gare de Bouvy devra être agrandie pour y établir une troisième voie. C'est sur cette voie secondaire que sera branché le raccordement, de la gare à l'atelier projeté.

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28/12/2009

Les charbonnages de La Louvière

La Louvière - Jeudi 4 août 1898.

CHARBONNAGES DE SARS-LONGCHAMPS ET BOUVY ET DE LA LOUVIERE ET LA PAIX REUNIS. 

La concession de Sars-Longchamps et Bouvy s'étend sous une partie des communes de Haine-Saint-Paul, de La Louvière et de Saint-Vaast. Sa superficie totale mesure 61A hectares. La partir Nord de la concession se trouve placée sur le terrain houiller inférieur qui peut être considéré comme stérile. Les exploitations tentées dans cette zone n'ont rencontré que quelques petites couches de charbon, terreux et rempli de pyrites. Elles sont depuis longtemps abandonnées. 

Dans la partie de Sars-Longchamps et Bouvy, c'est-à-dire vers le Sud Est, l'extraction actuelle se fait par trois sièges. Celui situé au Nord avait été abandonné; mais il a été repris dans ces derniers temps dans le but d'enlever les espontes de l'Ouest et de remettre en exploitation certaines couches ou parties de couches qui avaient été dédaignées jadis. Ce siège n'est plus susceptible d'acquérir de l'importance.

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La Société des Charbonnages de La Louvière et La Paix (Lithographie de Canelle)

Deux puits d'une assez forte profondeur distants de 30 mètres l'un de l'autre, sont situés au Midi. Ils sont confondus en une seule installation; on les a outillés de façon à pouvoir produire une extraction assez conséquente. 

Le gisement houiller mis à fruit renferme une quinzaine de couches susceptibles d'une exploitation profitable. Elles couvrent une puissance totale de 8m.40 de charbon.

Le terrain houiller présente des maîtresses allures régulières, d'une faible inclinaison en comble ne dépassant pas 205° en pied. La direction se présente toujours avec une très grande régularité, permettant de tracer les galeries à l'avance. 

La partie supérieure au massif exploité n'a donné que du terrain tout à fait dérangé et bouleversé; les stratifications y sont contrariées, l'ensemble est tellement tourmenté qu'il semble que la partie supérieure a été véhiculée sur la partie inférieure qui est restée stable.

Quelques failles peu importantes affectent bien le massif exploitable, mais ce ne sont que des renforcements dont les plus importants varient de 5 à 14 mètres de rejet. 

Ces dérangements sont à surfaces régulières et ont une direction du Nord-Ouest au Sud-Est, ils peuvent être tracés à l'avance sur les plans; on peut prévoir le buttage des chantiers d'abatage contre ces dérangements. 

Le charbon provenant de l'exploitation présente une teneur de 15 à 19 p.c. de matières volatiles. La plupart des couches fournissent du charbon à coke. Une bonne partie de l'extraction passe à un groupe de fours situés à proximité des sièges jumeaux. Le charbon, en général, est peu gailleteux, celui qui est livré au commerce est de bonne qualité être nommé pour forges et pour foyers domestiques.

Les sièges sont reliés au réseau de l'Etat et en communication avec un embarcadère situé sur un embranchement du canal de Charleroi à Bruxelles, par une voie spéciale desservie par des locomotives du charbonnage. 

Des habitations ouvrières, décorées du nom de ville, appartiennent à cette entreprise minière.

Des exigences d'exploitation ont amené la fusion du charbonnage de Sars-Longchamps et Bouvy avec celui de La Louvière et la Paix; actuellement ils ne forment plus qu'une société sous une même administration.

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06/03/2007

Fermeture du puits St-Patrice.

Houdeng-Aimeries - Bois-du-Luc

Mercredi 8 décembre 1937.

 

Depuis vendredi dernier, le puits St-Patrice a cessé son exploitation. Les cages ont fait l'ultime translation du personnel et pour la dernière fois également, les lumières multicolores de la traditionnelle chapelle de Sainte-Barbe en ont éclairé la recette.

 

Le gisement de cette fosse est épuisé: sa fin donc naturelle, tout à fait normale: pourtant sa fermeture laisse une pointe de mélancolie au fond de l'âme des anciens du Bois-du-Luc. Petit à petit, ses installations vont disparaître; briques après machines, tout sera enlevé et bientôt disparaîtra la trace d'un siècle de labeur tenace, de tant de difficultés vaincues; la mort d'une fosse a quelque chose de profondément émouvant.

 

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Le puits Saint-Patrice, fermé en 1937.

 

Le majestueux terril que nous laisse St-Patrice perpétuera cependant à jamais le souvenir de ce puits. Tout à proximité, il surplombe et même recouvre à certains endroits la vallée du Thiriau du Luc; chaque année, lorsque la belle saison nous revient, sa verte frondaison jette une note champêtre si originale dans la cité industrielle.

 

Le creusement de ce puits commence en 1820 à proximité de l'ancienne fosse de la Société de Trivières. C'est certainement à cause de ce voisinage que les ouvriers s'obstinèrent à toujours l'appeler la fosse de Trivières.

 

On arriva à une profondeur de 300 mètres vers 1834, puis par deux approfondissements successifs, celle de 540 mètres fut atteinte en 1896. L'exploitation se fit d'abord aux étages de 254 mètres et de 325 mètres; celle de la couche du fond fut faite en vallée jusque 600 mètres environ.

Le personnel devenu disponible par la fermeture de Saint-Patrice sera réparti dans les différents autres puits de la Société.

 

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Vue depuis le siège Saint-Patrice.

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Aux charbonnages.

Houdeng-Aimeries - Bois-du-Luc

Mardi 4 mai 1926.

 

Le chroniqueur industriel d'un confrère bruxellois rapporte qu'aux charbonnages de Bois-du-Luc, le nouveau siège que cette société installe près du château de Beaulieu, entre Ville-sur-Haine et Boussoit, dans la concession d'Havré, est poussé activement. Le creusement et le bétonnage du puits, sur un diamètre utile de 4m.55 sont arrivés à la profondeur de 166m.40. Les travaux se poursuivent sans arrêt et régulièrement jusqu'ici.

 

Selon les probabilités et sauf imprévu, le trouage du bouveau d'Havré avec le puits Léopold sera obtenu au cours du premier semestre de 1928. La sous-station électrique a été mise en service, ainsi que la machine d'extraction électrique. Un second transformateur de 400 K.V.A. 11000/1000V., a été installé.

 

La cabine de sectionnement définitive de Boussoit a été achevée et mise en usage. Elle permet toutes les combinaisons utiles par deux câbles entre la Centrale de Quesnoy-Havré-Beaulieu et les Centrales de l'Electricité du Hainaut comme réserve. Un compresseur rotatif Winterthur de 500 CV., mû électriquement, est commandé.

 

Ce nouveau siège, qui ne comportera qu'un puits unique, nécessitera une dépense d'une trentaine de millions.

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05/03/2007

Mines de houille.

Houdeng-Aimeries - Bois-du-Luc

Samedi 19 juillet 1924.

 

Par arrêté royal du 3 juillet, la Société civile des Charbonnages de Bois-du-Luc est autorisée à réunir la concession de "Bois-du-Luc et Trivières réunis" et celle de la "Barette" en une seule concession dénommée: "Concession de Bois-du-Luc, la Barette et Trivières", laquelle s'étendra sous une superficie totale de 2525 hectares, dépendant des communes de Houdeng-Aimeries, Houdeng-Goegnies, La Louvière, Strépy et Trivières.

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