14/11/2009

La nouvelle signalisation

La Louvière - Mardi 22 janvier 1935.

Le carrefour du Drapeau Blanc, si vivant les jours de marché, a connu ce jour une animation particulière. L'Administration communale mettait en service la nouvelle signalisation routière. 

On sait que des poteaux aux feux rouges et verts ont été installés aux différents carrefours. Cette signalisation, plus moderne, remplacera la tourelle dans laquelle manoeuvrait l'agent, tourelle qui était plutôt une entrave à la circulation. 

Les poteaux sont placés au coin des rues convergentes. Chaque poteau comprend deux feux: un feu rouge et un feu vert. 

Les passages sont donnés, alternativement, toutes les trente secondes. La première direction comprend les rues Sylvain Guyaux, Hamoir et de Belle-Vue. La deuxième direction englobe la rue Albert 1er et la place Jules Mansart. La troisième direction intéresse la rue du Temple et la rue de Bouvy. 

Quant aux feux, leur couleur a été fixée par le code de la route. Le rouge indique l'arrêt obligatoire et le vert indique le passage libre. L'emploi simultané des deux couleurs indique que le sens de la circulation va être modifié et comporte l'obligation de s'arrêter devant la ligne d'arrêt. Ce double feu constitue toujours la transition entre l'arrêt et la circulation et vice-versa. 

La première journée de mise en service a marché normalement : les premières hésitations, bien compréhensibles, ont été vite vaincues. Les automobilistes qui passent dans les grandes villes sont d'ailleurs habitués à cette signalisation, créée dans un but de sauvegarde mutuelle, et du conducteur et du piéton. 

Mais, pour que le service se fasse normalement, il était nécessaire que la Société nationale des Vicinaux donne son approbation au changement des arrêts du Drapeau Blanc.

A cet effet, MM. Coppée, directeur provincial, et Hanappe, directeur régional, étaient venus, lundi matin, en compagnie de M. l'échevin Keuwet et du commissaire de police en chef Arnould. 

Ces fonctionnaires ont reconnu qu'il était nécessaire de désencombrer le Drapeau Blanc pour la éviter tout embouteillage. 

Le public, qui a suivi les différentes évolutions des trams, des autos, des attelages, s'était tenu sur les trottoirs, très docilement. Quelques agents surveillaient les endroits où leur devoir les appelait, faisant les observations nécessaires aux conducteurs peu familiarisés avec le jeu des feux. 

Des lignes à la craie, en attendant le cloutage de la route, indiquaient les lieux de passage du public, qui doit traverser lorsque la circulation des véhicules est fermée. Ce passage doit se faire uniquement aux endroits désignés.

En somme, ce peu coûteux système de signalisation était nécessaire. Il est peu coûteux. Et il libérera de nombreux agents qui, avec la circulation intense, étaient nécessaires pour faire respecter les règlements de la circulation.

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12/11/2009

La Louvière à la page

La Louvière - Vendredi 28 novembre 1930.

Nous n'avons décidément plus rien à envier à quiconque: après la tourelle de commandement érigée pour assurer le service et l'autorité de l'agent à poste fixe de "Martyrs", voilà que nos policiers viennent d'être nantis d'un magnifique casque blanc,du type militaire franco-belge.

En carton-pâte, rehaussé du cimier d'acier et garni de la couronne de laurier et chêne encerclant une lettre "L", il a fort belle allure; et les anciens militaires de notre corps de police ont vite retrouvé l'angle d'inclinaison que donne au porteur du casque le je-ne-sais-quoi d'altier et de martial. 

Les passages sont donnés, alternativement, toutes les trente secondes. La première direction comprend les rues Sylvain Guyaux, Haraoir et de Belle-Vue. La deuxième direction englobe la rue Albert 1er et la place Jules Mansart. La troisième direction intéresse la rue du Temple et la rue de Bouvy. 

Quant aux feux, leur couleur a été fixée par le code de la route. Le rouge indique l'arrêt obligatoire et le vert indique le passage libre. L'emploi simultané des deux couleurs indique que le sens de la circulation va être modifié et comporte l'obligation de s'arrêter devant la ligne d'arrêt. Ce double feu constitue toujours la transition entre l'arrêt et la circulation et vice-versa. 

La première journée de mise en service a marché normalement: les premières hésitations, bien compréhensibles, ont été vite vaincues. Les automobilistes qui passent dans les grandes villes sont d'ailleurs habitués à cette signalisation, créée dans un but de sauvegarde mutuelle, et du conducteur et du piéton. 

Mais, pour que le service se fasse normalement, il était nécessaire que la Société nationale des Vicinaux donne son approbation au changement des arrêts du Drapeau Blanc.

Si nous ajoutons que, depuis cet après-midi, il y a en face des bureaux et ateliers des "Nouvelles" un établissement intitulé "Café de la Presse", l'on conviendra qu'il ne manque plus rien, à la gloire de la capitale du Centre.

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10/11/2009

Nous sommes montés

La Louvière - Samedi 13 septembre 1930.

C'en est maintenant fini de rire du "réverbère" qui ornait le point central du carrefour "Martyrs". Mais, peut-être, la verve des revuistes pourrait-elle encore s'exercer, à la louange, cette fois de l'imposante tourelle de signalisation qui vient de lui succéder et qui a été inaugurée ce vendredi matin, à 9 heures 5 - soyons précis et situons ce point d'histoire locale - par l'un de nos plus sémillants agents de police. 

Basée sur un rond-point en ciment, cette tourelle, tout en acier, avec plate-forme intérieure et toiture en forme de trémie renversée conique a grand air de poste de commandement, de croiseur cuirassé; l'agent préposé à la circulation y continue le service de canalisation au bras, pendant le jour, des feux rouge et vert condamneront ou livreront le passage, la nuit venue. Des vitres amovibles transparentes permettent au fonctionnaire de se mettre à l'abri des intempéries et du vent dominant, tout en conservant le contrôle de chaque côté; une chaufferette au gaz permettra de supporter le froid, lors de la mauvaise saison. 

Cela paraît très bien, quoique les pilotes des gros véhicules estiment que la place est par trop restreinte pour virer à cet endroit, et qu'il serait souhaitable que certains trottoirs puissent être rognés de quelques centimètres, afin d'augmenter la voie carrossable.

La nouvelle tourelle a suscité une vive curiosité, au cours de cette première journée, et des réflexions de toutes sortes n'ont pas manqué de l'assimiler, soit à un kiosque à journaux, à une guérite, à une tribune oratoire, à une chaire de vérité, à un phare, etc... 

Il n'en est pas moins vrai que, lors de l'édition de la prochaine brochure sur l'activité de nos édiles, il serait regrettable que l'on ne fasse pas mention de l'érection de cette colonne signalisatrice à l'actif de l'échevin des Travaux (né le 11 septembre 1854) à qui l'on doit - la Belgique entière en a été informée - notamment le pavage de la rue Arthur Warocqué...

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08/11/2009

Réverbérania

La Louvière - Vendredi 3 août 1928.

Il n'est pas exact, comme on l'avait pu croire, que le cauchemar des automobilistes prenant le virage de la rue du Commerce - Drapeau Blanc était terminé: un nouveau "bec de gaz", le "bec de gaz numéro 2" pour les numéroter, a repris la place du premier, démoli le mardi 31 juillet, à 9h.55 du soir. 

Un concours de pronostics est ouvert, relativement aux jours qui restent à vivre à ce malheureux condamné.

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06/11/2009

Nos monuments

La Louvière - Vendredi 27 avril  1928.

Les Louviérois et, en particulier, Les riverains et habitués du carrefour des place J.Mansart, rue S.Guyaux et rue du Commerce, étaient bien intrigués, ce matin, de voir opérer le creusement d'une fosse au croisement des axes des artères susdites. Etait-ce un nouveau Glozel? Que non pas; il s'agissait de planter le réverbère destiné à éclairer le carrefour le soir et surtout, en tous temps, à servir de pivot à la circulation des nombreux véhicules qui défilent à cet endroit. 

Une plate-forme refuge permettra, dit-on, à l'agent à poste fixe, de se garer et de procéder avec plus de sécurité aux signaux de manoeuvre. 

Nous n'avons pas à juger l'opportunité de la plantation de ce candélabre, mais quelques loustics, clients d'un café tout proche, ont déjà mis en circulation une liste où des noms de baptême des plus saugrenus sont proposés pour ce nouveau monument.

Des automobilistes ont proposé: "Le bec de gaz", "L'ami des garagistes"; des assureurs: "Le sous-agent"; un participant à un ci-devant cercle privé: "Sorabria"; un ancien militaire: "Le poteau d'exécution"; des politiciens: "La potence" et "Le fût-si-brisé"; le pâtissier d'en face: "La pièce montée"; un agent de police, ancien prévôt de gymnastique : "A nous deux!"; un entrepreneur de pompes funèbres: "Ci-gît"...

Pourvu que ce ne soit pas ce dernier qui doive avoir raison!

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04/11/2009

Construction d'une gare moderne

Jeudi 18 juin 1936.

PROJET DE SUPPRESSION DU PASSAGE A NIVEAU ET DE CONSTRUCTION D'UNE GARE MODERNE A FRONT DE LA CHAUSSEE. 

Le passage à niveau du chemin de fer Manage - La Louvière -Mons crée une situation de malaise dans les communications par tramways et autos entre La Louvière et Houdeng. La suppression du passage à niveau au bas de la rue Sylvain Guyaux a déjà été envisagée par le creusement d'un tunnel sous les voies du chemin de fer ou par l'établissement d'un passage supérieur en pont-route dans l'axe de la chaussée. 

Ces deux solutions ont pour désavantage marquant de devoir rétrécir de 21 à 12 mètres la chaussée au-dessous et au-dessus du chemin de fer pour laisser des ruelles d'accès aux maisons le long de la chaussée, comme cela a dû être établi au nouveau pont au-dessus du canal (ancien pont Capitte). 

La solution en passage supérieur a en outre l'inconvénient d'enterrer les maisons riveraines et de masquer par un phénoménal dos d'âne la perspective La Louvière - Houdeng. 

L'architecte-urbaniste Charles Emonts, de La Louvière, présente actuellement, au Salon des "Amis de l'Art", à l'Ecole des Arts et Métiers, à La Louvière, des plans de situations et des vues perspectives d'une nouvelle solution. 

M. Emonts propose une chaussée en passage supérieur suivant un tracé en grande courbe s'amorçant du côté de La Louvière, à 120 mètres environ du passage à niveau, juste au-delà du chantier des Charbonnages de La Louvière. Cette route incurvée, de 16 mètres de largeur, monte en pente douce sur la partie vers la chaussée, de l'emplacement de la gare de déchargement, enjambe ensuite par un pont en béton armé de 20 mètres de largeur, les voies du chemin de fer, redescend en passant sur une portion de l'ancienne fonderie Nicaise et Delcuve et revient sur la chaussée en empruntant un terrain libre sis contre le garage Vandenheinde et le pâté de maisons à front de la rue Gustave Boël, tenant à la rue de la Station. 

Ce projet de passage supérieur ne barre pas la perspective rectiligne, n'enferre aucun immeuble de la chaussée, ne crée pas de servitude de ruelles d'accotement, permet la construction d'une route de 16 à 20 mètres de largeur par laquelle passeront sans entrave les tramways, les autos, les piétons. 

Tout le projet peut se réaliser avec les seules dépenses afférentes aux travaux effectifs, les emprises de terrain se faisant d'une part dans le domaine de l'Etat et, d'autre part, dans les biens de particuliers qui pourraient céder gracieusement l'assiette nécessaire en raison de la valorisation accrue du restant de leur propriété par le passage de la nouvelle route. 

M. Emonts a complété son travail par l'adjonction d'une station surélevée placée au niveau du nouveau pont au-dessus des voies. Ce bâtiment, conçu d'une façon moderne, à l'instar de ce qui se fait actuellement en Belgique et à l'étranger, ne doit servir que de bâtiment de recettes et de local de départ et d'arrivée des voyageurs. La station actuelle, située au bout d'une rue étriquée, commandée par un passage à niveau souvent fermé, resterait affectée aux services administratifs, à la commande des départs et des arrivées et au logement du chef de gare .

La Nouvelle station dresserait sa façade vers la chassée élargie près de l'actuel passage à niveau, formant une nouvelle place de gare La Louvière - Chaussée. 

Les voyageurs seraient déposés par tramways et par autos directement au niveau du hall d'entrée et de la salle des guichets. Deux larges dégagements, l'un pour les partants et l'autre pour les arrivants conduiraient par de spacieux escaliers aux quais d'embarquement à l'endroit même où ils existent actuellement. Le nouveau bâtiment serait mis au-dessus des voies actuelles sans nécessiter la moindre modification du tracé des rails ni de l'emplacement des quais. L'on réaliserait du même coup le passage d'un quai à un autre par les galeries surélevées comme il est de règle actuellement. 

La réalisation matérielle de l'ensemble des travaux projetés est donc aussi économique que possible. La solution présentée permettrait, pour une dépense raisonnable, proportionnée aux services à rendre, de doter La Louvière d'une station moderne, avantageusement située sur la chaussée, d'accès facile, d'un édifice à caractère fonctionnel et monumental, digne de l'importance croissante de la capitale du Centre.

 

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02/11/2009

Une gare centrale

Samedi  8 novembre  1930.

L'Administration communale nous transmet une note du plus haut intérêt, au sujet des projets si discutés en ces derniers temps, d'une gare centrale et de passages à niveau à supprimer. 

Cette note est soumise à M. le Ministre des Transports; et celui-ci recevra une délégation de l'Administration communale le mercredi 12 courant. 

Le projet dont parle le rapport a été dressé par M. Delatte, de Thieu, élève de l'Institut des Arts décoratifs. 

Voici cette note:

Elle est divisée en trois parties: 

La première a pour objet l'exposé:
1.- des dépenses nécessitées par l'établissement de la gare centrale et la rectification de la ligne Manage - Mons;
2.- des recettes et des avantages résultant de la réalisation du projet. 

La deuxième traite plus spécialement des conséquences heureuses pour la région du Centre et la commune de La Louvière, de l'exécution des plans ci-annexés. 

La troisième est relative à la construction de la gare. Elle énumère d'une manière succincte les différents travaux à accomplir pour assurer à la gare nouvelle son plein rendement. 

Première partie. 

L'Administration communale, considérant que les projets antérieurement présentés nécessitent des dépenses importantes et qui, sans tenir compte des inconvénients, sont loin de présenter les avantages du projet ci-contre, se permet de vous exposer d'une manière absolument objective, les raisons qui militent en faveur de la réalisation immédiate des plans ci-annexés. 

A- DEPENSES. 

1°) Devis approximatif du coût des travaux d'établissement du tronçon :"Pont du Canal-Gare Centrale". 

DEVIS APPROXIMATIF.

1.

Talus de 150 mètres, près des usines Boël. Remblai de 18000 m3 à 10 rancs

180.000

 

Ballast de 375 m3 à 40 francs

15.000

 

Pose de la voie 2X150m. à 35 francs

90.000

2

Viaduc, ouvrage d'art au-dessus du canal et des Usines Boël

10.500

 

La voie de 2X150 m. à 300 francs

1.250.000

3.

Talus de 500 m., au-dessus du parc Boch, remblai de 70. 000 m3 à 10 francs

700. 000

 

Pose de la voie 2X500 m. Ballast de 1.250 m3 à 40 francs

50. 000

 

Pose de la voie 2X500 m. à 35 francs

35.000

 

La voie 2X500 m. à 300 francs

300.000

 

Le pont au-dessus de la rue des Rivaux

50.000

4.

Viaduc, un ouvrage d'art de la chaussée à la gare centrale, 625 m. à 10.000 francs

6.250.000

5.

Talus du raccordement vers Haine-Saint-Pierre, 312 mètres

652.080

6.

Expropriations:

 

 

Boël, 312x25, soit  7812m² à 1.000.000 francs

781.000

 

Boch, 237x25, soit 5925 m² à 1.000.000 francs

592.000

 

Expropriation de 2 maisons à 200.000 francs

400.000

 

Expropriation d'un hangar des vicinaux

150.000

 

Expropriation d'une partie du jardin de M. Bourgois, 2.700 à 500.000

137.500

 

Expropriation de 2 maisons ouvrières à 80.000

160.000

 

Terrain entre Bourgois et gare centrale

100.000

 

Fr.

11.902.080

 

 

 

2°) Déplacement de la ligne Haine-Saint-Pierre - La Louvière.

3°) Rehaussement de la ligne Haine-Saint-Pierre, La Louvière, Houdeng vers Bruxelles.

4°) Construction de la gare centrale.

5°) Raccordement des usines Nicaise et Delcuve à la gare centrale.

6° Rectification à Bois-du-Luc de la ligne Mons - La Louvière. 

B.- RECETTES ET AVANTAGES. 

1°) Suppression de la gare de La Louvière-Centre. Récupération de ce fait de à hectares de terrain à bâtir. Valeur 1.000.000 l'hectare (voir projet d'urbanisation ci-joint).

2°) Suppression, du passage à niveau de Tout-y-Faut.

3°) Suppression du Pont tournant du canal.

4°) Suppression du passage à niveau du Hocquet et de la passerelle.

5°) Suppression du passage à niveau de la rue Sylvain Guyaux, objet principal des entretiens antérieurs, qui devient une conséquence du déplacement de la ligne Manage - Mons.

6°) Récupération du terrain occupé actuellement par la voie La Louvière - Mons, du passage à niveau de la rue Sylvain Guyaux à la gare centrale et la prolongation de la ligne actuelle du tramway jusqu'aux nouvelles installations ferroviaires.

7°) Suppression du passage à niveau de la rue de l'Abattoir.

8°) Suppression de la gare de La Louvière-Bouvy et dégagement de la gare de Haine-Saint-Pierre.

9°) Suppression:

a) de trois blocs (Tout-y-Faut, Hocquet, La Louvière-Centre)
b) des frais d'exploitation relatifs aux 1°, 2°, 3°, à°, 5°, 6°, 7° et 8°;
c) des frais généraux aux id.;
d) de deux courbes (voir plan).

10°) Continuation du trafic pendant toute la durée des travaux sans aucun frais.

11° Facilité d'exploitation de la ligne Haine-Saint-Pierre, La Louvière, Soignies, par auto-motrice.

12°) Prolongement de la ligne Manage - Ottignies, jusque La Louvière.

13°) Création  d'un  aéro-gare  au  pied  de  la  gare  centrale. La ligne  aérienne  Paris-Bruxelles  passant  à  quelques  kilomètres (Roeulx).

14°) Création d'une halte à la gare industrielle de La Louvière et transformation de la gare de Bois-du-Luc en halte aux mêmes fins que la première. 

Deuxième partie. 

Enumération des conséquences heureuses pour la région du Centre et la commune de La Louvière provoquées par la réalisation du projet. 

1°) Disparition des passages à niveau de la rue Sylvain Guyaux et de la rue du Hocquet.

2°) Création à La Louvière d'un centre ferroviaire comprenant:

a) La Louvière, Mons, Tournai;
b) La Louvière, Ottignies;
c) La Louvière, Bruxelles;
d) La Louvière, Chimay;
e) LaLouvière, Charleroi;
f) La Louvière, Soignies.

3°) Création d'un nouveau quartier sur l'emplacement de la gare et des voies actuelles.

4°) Mise en valeur du quartier Boch en liaison du bas et du haut de la ville par la rue du Hocquet et l'impasse de l'Opposition.

5°) Création du quartier "Gare Centrale", urbanisation du terrain de 25 hectares actuellement occupé par le terril Sainte Marie qui sera utilisé pour l'établissement du tronçon: Pont du Canal, gare centrale et le remblayage des terrains en contre-bas.

6°) Création d'une aéro-gare.

7°) Boulevard reliant directement le centre de la ville à la gare centrale.

8°) Tramways: Drapeau Blanc, ancien passage à niveau "Boulevard de la Gare" bifurcation:

a) Bouvy - Binche;
b) Bracquegnies.

9°) Création des boulevards suivants: gare centrale, Bouvy, Gare centrale Houdeng, Gare centrale Bracquegnies. 10°) Déplacement des raccordements: Defer, Dambot, Dinoire, Gazomètre, sans préjudice pour ces firmes commerciales qui pourront être raccordées par le passage à niveau de la Faïencerie. 

Troisième partie. 

La construction de la gare centrale nécessitera le nivellement du terrain au niveau de la ligne Haine-Saint-Pierre Bruxelles. 

En outre, elle entraînera une légère modification du tracé de la ligne Haine-Saint-Pierre - La Louvière, ainsi que l'encaissement de cette ligne qui formera "métro" et à laquelle seront raccordées les usines et firmes susmentionnées. 

De plus, il y aura lieu de niveler le nouveau boulevard au niveau de la ligne Haine-Saint-Pierre - Bruxelles. Enfin, l'extrémité de la rue de l'Abattoir sera détournée et raccordée au boulevard Gare Centrale - Bracquegnies. 

L'Administration communale de La Louvière, bien que sa situation financière soit particulièrement tendue, par suite de circonstances indépendantes de sa volonté, serait toute disposée dans la mesure de ses possibilités et moyennant l'intervention financières des pouvoirs publics, à intervenir dans les dépenses occasionnées par la réalisation de ce projet. 

Roger ROCH.
La Louvière, le 27 octobre 1930.

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