22/12/2009

Incendie

La Louvière - Lundi-Mardi  9-10 août  1897.

Hier vers dix heures du soir un incendie qui a pris immédiatement une grande extension s'est déclaré, dans les magasins de bois et la scierie mécanique de M. Joseph Vanbinst, établis dans l'ancienne verrerie Houtart, au bas de la rue de la Chaussée. 

Le feu a pris en trois endroits différents situés à une assez grande distance l'un de l'autre.

En quelques minutes, tous les magasins étaient devenus la proie des flammes et il fut impossible de rien sauver. 

Les pompiers arrivèrent sur les lieux du sinistre vers dix heures un quart. 

Une foule de curieux attirés par les lueurs de l'incendie étaient accourus et avaient envahi le vaste chantier.

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26/09/2008

Un ancien puits.

La Louvière - Vendredi 11 juillet 1930. 

 

Un ancien puits du charbonnage de Sars-Longchamps, situé sur une terre sise rue d'Italie, s'est ouvert hier après-midi, par suite de l'enfoncement de la couverture en bois qui le couvrait, et qui, pourrie, a cédé sous la faible couche de terre qui la recouvrait. Aucun accident de personne ni de chevaux, qui travaillaient sur le champ de betteraves, n'est heureusement e déplorer. Les dires de Monsieur Scailquin, un ancien ouvrier de ce charbonnage qui, dans son jeune âge travailla dans les galeries, nous confirment dans notre opinion que cet ancien puits, en communication avec un autre situé rue du Rieu de Baume, servait à l'écoulement des eaux et pour l'aérage, comme cheminée d'appel pour la fosse numéro 3 de Sart-Longchamps, situé rue de Belle-Vue. Il se peut, cependant, que ce puits, vu ses dimensions de 2 mètres 50 de diamètre, ait auparavant servi à l'extraction du charbon des exploitations primitives qui se trouvaient tout le long de l'actuelle rue Hamoir, et qui affleuraient à ras de sol, lorsqu'on exploitait les veines plus profondes, soit environ 15 à 20 mètres. Une source d'eau surgit encore au fond de cet ancien puits. Quant au puits numéro 3, il était déjà, lui., exploitant à 300 mètres de fond. Il suffira que le propriétaire du terrain fasse combler ce vieux puits. Disons, cependant, pour couvrir la responsabilité actuelle du charbonnage, qu'anciennement et pendant que  M. S.Guyaux père cultivait encore ces terres les quatre ou cinq puits semblables qui existaient sur ces terres, que la couronne en maçonnerie était exhaussée d'environ 2 mètres au-dessus du sol. Ces cheminées 'd'appel furent sans doute démolies dans le seul but de tirer profit de leurs briques. Mais qui sont les auteurs de ces destructions inutiles et dangereuses dans leurs conséquences au point de vue des accidents.

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20/09/2008

Un étrange accident.

La Louvière - Vendredi 29 novembre 1929.

 Cet accident qui s'est produit à la Plaine des Jeux de Bouvy, et dont on a peu parlé, et qui, heureusement n'a eu aucune conséquence grave, ni matérielle, ni personnelle. On sait que la plaine des jeux est située sur l'emplacement de la cour de l'ancienne fosse de Bouvy, acquise par une commission américaine, laquelle en fit don à la commune. A cet effet, l'ancien puits fut comblé et, malgré que lors de ce comblement, un éboulement des terrains en bordure du puits, se produisit, on pouvait penser que le tassement des terres et des galeries souterraines était fini. Or, sans qu'aucun signe de fléchissement du sol se soit produit, un effondrement se fit tout d'un coup comme un coup de volcan, entraînant, en une profonde excavation, quelques centaines de mètres cubes de terre, faisant une excavation de 10 mètres de circonférence environ et de même profondeur. Ce phénomène produisit un peu dé panique parmi le personnel et les quelques enfants à la plaine en ce moment. Mais comme les bâtiments sont écartés suffisamment de l'ancien puits et en terrain ferme, il n'y a aucune menace de danger à craindre. Le service des boues et ordures aura là un trou à combler et cela sera vite réparé. Mais pourquoi faut-il que le personnel de ce service donne des ordres ridicules pour défendre à tout curieux d'aller voir cela, comme si on voulait en faire un mystère? Il y a des décisions si absurdes, qu'on ne peut que protester en les dénonçant.

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14/06/2008

Aviation.

La Louvière - Samedi 25 septembre 1909.

On ne se doute généralement pas à La Louvière que nous avons deux aviateurs dans nos murs. Ce sont les frères Druet, de La Croyère, créateurs d'un appareil machine du type Farman Wright.

 Cette machine, dont l'ossature est en acier, a une surface de 50 mètres: elle peut voler, dit M. Druet, à raison de 60 kilomètres à l'heure. Ajoutons que nos concitoyens, en ce moment à Spa, comptent participer à la Semaine qui y est organisée. La Louvière for ever.

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09/05/2008

L'incendie de l'Institut St-Joseph.

La Louvière - Mercredi 30 janvier 1901. 
UN MILLION DE DEGATS. 


Ce matin , par un temps plutôt calme, après une nuit au cours de laquelle la neige est tombée en très petite quantité, on apercevait, vers 6 heures, de tous les points culminants de la région du Centre, de sinistres lueurs annonçant qu 'un formidable incendie venait d'éclater à La Louvière: un sinistre d'une importance considérable se produisait soudainement, au moment où, à l'Institut Saint-Joseph, rue des Houdeng, les 350 élèves internes et les 50 pensionnaires envoyés de l'Orphelinat de Manage, avec leurs professeurs et les surveillants se trouvaient à la messe.

A cette heure matinale, un nombre considérable de travailleurs se rendent dans les usines et par les routes convergeant vers le lieu de l'incendie, ce n'étaient que clameurs, demandes anxieuses de ceux qui arrivaient à ceux qui s'en retournaient au logis, la rude besogne de nuit accomplie.

De loin, le spectacle était terrifiant et grandiose: on eut dit la cité entière embrasée.

 

Vers 6h.20, après l'exode des élèves assistant à l'office, les premiers secours arrivaient. Le réveil a lieu à 5 h. et la messe à 5h1/2. C'est un "grand" qui sortant pour une cause quelconque, donna l'alarme. On put gagner la chambre où deux petiots sommeillaient inconscients du danger qu'ils couraient, et les sauver.

Cependant que les autres s'enfuyaient tête nue. en pantoufles, en chaussons, abandonnant tous un petit pécule, et leurs effets, leurs livres, etc. Mais à 6h.20, comme nous le disons plus haut, la pompe de la faïencerie de M. Boch, avec des agents bien équipés, survenait et commençait à fonctionner; peu après, arrivaient les pompes des Ateliers Nicaise et Delcuve de La Louvière.

L'aile droite, à ce moment, ne formait déjà plus qu'une immense fournaise, d'où les flammèches s'épandaient en une pluie de feu, et allaient s'éparpiller sur la Chaussée, ainsi que sur les toitures des habitations voisines.


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Les efforts surhumains de tous ces dévoués, dont la plupart étaient juchés dans des positions périlleuses, devaient demeurer stériles: l'incendie faisait rage et se communiquait avec une spontanéité foudroyante de l'aile droite, au corps de la façade principale et à la longue file de bâtiments qui va se terminer près du Camp de Châlons, annexe des Usines Nicaise et Delcuve, et qui s'ouvrent par une porte cochère, flanquée de deux tourelles, dont l'une s'effondra à 8 heures et l'autre à 8h.1/2.

C'est une longue traînée de flammes, de fumée noire et épaisse, jetant dans la tonalité grise et sombre de ce matin d'hiver, des lueurs à la vision impressionnante auxquelles venaient encore s'ajouter les cris des sauveteurs, les clameurs de la foule assistant émue à ce désastre, et les sourds craquements des plafonds, des pans de murs allant s'abîmer sur le sol.
 

Voici d'après ce que nous avons pu apprendre, les causes du sinistre, car il y a plusieurs versions: le feu aurait été communiqué par la cheminée en tôle de la salle d'attente qui se trouve à droite de la grande porte de l'Institut; ou bien ce serait par une fissure de la cheminée, au grenier de l'aile droite - version la plus vraisemblable -ou encore dans la salle des pianos.

On disait aussi, au premier moment que le feu avait éclaté dans la chambre d'un professeur.
 Il y a, à cet établissement, 150 élèves internes et 350 élèves externes et, en ce moment, les 50 orphelins dont nous parlions plus haut. Les sommiers qui soutiennent les plafonds sont en bois et il n'y a aucune poutrelle en fer, ce qui explique la rapidité avec laquelle le feu s'est étendu. 

A 10 heures, le parquet de Mons, représenté par M M. Les chevaliers de Borman, procureur d  roi; de Patoul, juge d'instruction, accompagnés d'un greffier, est arrivé pour indaguer sur les causes du sinistre. 

On a pu, à grand-peine, préserver l'église, et c'est grâce au sang-froid de l'abbé Buisseret qu'on a évité de voir la salle de gymnastique et la brasserie devenir la proie des flammes. Le lavoir a été détruit. Les dégâts sont évalués pour l'établissement à 600.000 francs, couverts par des assurances, mais chacun des professeurs assurant son mobilier personnellement, on peut chiffrer ce sinistre par un million, avec les autres pertes. 

L'Institut a été fondé en 1879; les installations furent terminées en 1880. C’est l’abbé Guillaume qui en fut le promoteur. 


A l'abbé Guillaume succédèrent l’inspecteur de l’enseignement Noël; Caudron, curé de Carnières; Remy, professeur à Louvain; Wautier, chanoine, aujourd’hui à Seneffe, Buisseret, le directeur actuel.

 

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L'Institut St-Joseph en reconstruction. 

Parmi les personnes qui se sont dévouées, nous devons citer les agents du corps de police de La Louvière, les ouvriers des usines Nicaise et Delcuve; de la Faïencerie Boch; M M. Decastieau Adolphe, entrepreneur; Hoyaux, charpentier; François Hector, plafonneur. 

Une mention spéciale est due à l’ouvrier de la Faïencerie Boch qui, juché sur la façade de l'église, a empêché, dans une position très périlleuse et avec un dévouement et un courage dignes des plus grands éloges, toute conflagration; également au menuisier Clinquart Ephrem, perché sur le laboratoire de chimie et qui a rempli comme le brave dont nous venons de parler, tout son devoir. 

L'agent de police Denaeyer Pierre, un zélé, aussi, a vu une échelle se briser sous lui, et a été blessé, très légèrement heureusement. Il convient également de signaler la courageuse conduite du nommé Culot Joseph du Mitant des Camps, qui, en courant les plus grands dangers, est entré dans le grenier de la maison n°6, rue du Camp de Châlons, occupée par M. Bertouille et a éteint le feu qu'avaient communiqué à un paquet de linge et à une porte, des flammèches tombant sur le toit qu'elles avaient embrasé.

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09/04/2008

Grave accident.

La Louvière - Vendredi 3 décembre 1937.

Jeudi matin, le Parquet de Mons est venu à La Louvière pour faire une enquête au sujet d'un accident qui s'est produit le 1er septembre dernier, rue Arthur Warocqué, à La Louvière. 313LL_RUE_WAROCQUE
 
 Le nommé Théodore Hannotier, âgé de 45 ans, demeurant rue de la Fonderie, qui procédait à un déménagement pour son beau-frère, s'était installé sur la toiture d'une tapissière. Un passant sous les arbres du Parc, il fut frôlé par une branche, s'y accrocha, resta suspendu et, la branche ayant cédé, il fut précipité sur le sol et grièvement blessé. Hannotier fit un long séjour à l'Hôpital Civil de La Louvière. C’est pour reconstituer cet accident que le Parquet est venu sur les lieux, où M. le juge d'instruction Kébers a procédé aux devoirs requis.

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02/04/2008

Perquisition illégale.

La Louvière - Jeudi 20 mai 1937. 

Mardi, à la 4ème chambre du Tribunal correctionnel de Mons, se jugeait une histoire plaisante, car elle fait penser aux représentations "guignolesques" où le plaignant finit toujours par être rossé.


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Les commis de l'Administration des Accises avaient reçu deux lettres anonymes et une lettre signée les informant de ce qu'un habitant de La Louvière, négociant en vins et spiritueux, débitait chez lui du genièvre en détail. Nos gens se mirent donc en campagne, profitant, pour faire leur visite, d'un jour de ducasse, propice, pensaient-ils, à la réussite de leur dessein.

En arrivant à proximité de la maison suspecte, ils virent la belle-mère du délinquant présumé rentrer précipitamment à l'intérieur de l'habitation. Ils furent assez prestes pour l'y suivre à quelques mètres de distance et l'entendre dire, en pénétrant dans la cuisine: "Voilà les commis".

Ce cri du coeur renforça leurs doutes au sujet de la culpabilité du négociant. Ces doutes se muèrent en certitude quand ils se trouvèrent dans le "débit".Devant onze personnes: six hommes, trois femmes, le propriétaire de la maison et son épouse, se trouvaient onze verres remplis jusqu'au bord d'un genièvre délectable. Prenant désormais le titre de verbalisants, les accisiens se mirent en mesure de rédiger un procès-verbal.
Le marchand de vins, pour sa défense, objecta sans succès qu'il ne vendait rien, se bornant, en l'espèce, à offrir "une goutte" à ses invités. Des poursuites furent, malgré tout, engagées contre lui. Elles viennent de trouver leur épilogue devant la quatrième chambre où elles ont tourné à la confusion complète de la partie poursuivante.

Le jugement, après avoir repris les faits de la cause, dit que les agents du fisc agissaient sans mandat. Puis, se basant sur l'inviolabilité du domicile, garantie par la Constitution, il énonce qu'il appartenait aux verbalisants de faire la preuve que la cuisine où ils pénétraient était un lieu accessible au public, preuve qu'ils n'apportèrent pas.

En conséquence, le jugement, concluant à une perquisition illégale, a renvoyé le prévenu des fins de poursuites. Gageons que le Fisc tout-puissant étouffe d'indignation. Heureusement pour lui, il a la vie dure.

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