12/05/2009

Le nouveau central téléphonique (2)

Samedi 5 juillet 1930.

Le terrain sur lequel le nouveau bureau central téléphonique a été édifié, est, depuis avant-guerre, la propriété de l'Administration. A cette époque, on avait reconnu la nécessité d'installer, dans un local spécial, un service qui, de jour en jour, prenait de l'extension. 

Pourquoi ne l'a-t-on pas fait? Est-ce encore une des conséquences de l'ostracisme administratif qui, depuis toujours, pèse sur La Louvière? 

Vint la guerre et l'après-guerre. 

Pourquoi ne s'est-on pas mis à l'oeuvre dès 1919? 

Pourquoi n'a-t-on pas profité de cette période où les matières premières et la main-d'oeuvre étaient à des prix abordables. 

Pour vous conter ce pourquoi, il faudrait la plume d'un Jules Renard, qui vous décrirait le voyage d'un plan dans les différents bureaux d'un service, et vous expliquerait l'ascension et la descente d'un immeuble qui, sur ce plan, a eu à différentes reprises deux étages. 

Il n'y avait pas de motif pour que le jeu de cache-cache auquel on se livrait ne continuât pendant quelques années encore, si M. Lippens n'y avait mis fin en exigeant un plan définitif, endéans les 48 heures. 

Il eut le plan. Mais des années avaient passé et nous devons payer bien cher, à présent, les petits jeux de M. Lebureau. 

Et pendant ce temps-là, le service téléphonique fonctionne dans un local, insalubre au possible, où l'on doit geler en hiver et rôtir en été.

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11/02/2009

Monument au héros de la guerre 14-18

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17/08/2008

Mise au point.

La Louvière - Jeudi 11 février 1926.

 

Je lis dans les "Nouvelles" du 10 février, sous le titre: "Une fantaisie coûteuse", quelques passages qu'il est utile, à mon avis, de mettre au point, tant au point de vue historique qu'au point de vue de la "vérité". 

1.- Les ruines ne furent nullement construites il y a 60 ans, mais il y a environ 27 ans. La vieille église en question se limite aux portails de l'ancienne église de Houdeng-Goegnies, démolie en 1902.

 

2.- Ce que votre correspondant a pris pour la reconstruction d'un vieux cimetière, était une mauvaise reconstruction très imparfaite de la "Porta Nigra", ou "Porte Noire" de Trèves, construite par les Romains. Idée peu heureuse du constructeur (deux pierres tombales y étaient adossées.)

 

3.- Le maître maçon signalé par votre article est un très bon ouvrier, qui n'a fait, "souvent à contrecoeur", qu'exécuter la besogne commandée et sous les yeux de l'architecte que vous signalez.

 

4.- L'acheteur actuel, contrairement à ce que dit votre article, s'est immédiatement, avant toute démolition, mis en rapport avec le Cercle archéologique de Mons. Sur sa demande.  M. le chanoine Puissant, le savant archéologue, est venu trois fois sur les lieux examiner et choisir tout ce qui pouvait avoir une valeur artistique ou archéologique. L'acheteur actuel, malgré le coût élevé de la main-d'oeuvre, s'est fait un plaisir d'offrir à  M. Puissant, à titre absolument gracieux, tout ce qu'il a voulu emporter. De plus, il fit cadeau, à l'Ecole Industrielle de La Louvière, d'une magnifique fontaine taillée en ogive de grande beauté et de très grande valeur archéologique et artistique.

 

5.- Je puis vous garantir qu'il n'a été cassé aucune pierre tombale, pour faire des moellons, contrairement à ce que dit l'article en question.I1 ne peut, vous en conviendrez, être question du vandalisme signalé si légèrement dans votre information.H.M.T. En réponse à la mise au point ci-dessus, nous remercions tout d'abord son auteur d'avoir bien voulu nous éclairer; en effet, nous disions que l'on ne savait pas d'où venaient ces débris d'église et de cimetière, et nous supposions qu'église et cimetière étaient de même origine locale, attendu qu'anciennement, le cimetière entourait l'église. Mais comment reconnaître, sans le savoir, que ces débris mêlés, formant un ensemble, proviennent les uns d'une porte romaine de Trèves (Porta Nigra), les autres de l'église de Houdeng-Goegnies. Notre interlocuteur reconnaît que l'idée en fut peu heureuse. Car il est bien difficile de reconnaître, soit des portails de l'église de Houdeng ou d'une porte romaine, qui, notamment, devait être de plus grande dimension que cette reconstitution. 199LL_PARC_BOCH [Web520]
Le château Boch - Le parc. Si le maître maçon a fait tout ce travail, souvent à contrecoeur, c'est qu'il voyait lui-même les défectuosités du plan de l'architecte. Peu importe, au surplus, que cette oeuvre date de 60 ans ou de 1902, ne l'ayant jamais vue auparavant. Donc, l'acquéreur a eu la bonne idée d'attirer l'attention d'un archéologue, ce dont nous le félicitons, comme d'avoir fait don d'une antique fontaine à l'Ecole industrielle. Pour ce qui est des moellons, c'est que nous avons vu deux pierres tombales entières et une brisée à côté d'un tas de pierres cassées; nous avons cru que c'était là le sort qui leur était réservé, ce que nous considérions comme du vandalisme; ce sera probablement le sort de tout le reste des colonnes, etc.; mais il y a surtout une fenêtre en pierre, style flamboyant, qui pourrait trouver un emploi décoratif dans une construction quelconque; nous nous demandons si elle ne provient pas d'une autre église que celle de Houdeng, car celle-ci était certainement dépourvue de telle fenêtre-vitrail, attendu qu'elle était du même style rustique et lourd que celle d'Aimeries, encore debout, sauf l'ancienne tour clocher qui en était séparée et qui était de l'ancien château voisin.

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15/08/2008

Une fantaisie curieuse.

La Louvière - Mercredi 10 février 1926.

Une fantaisie curieuse, qu'on peut voir par la brèche faite dans le mur de clôture du parc Boch, en face du Dépôt des Vicinaux, et qui montre à quel caprice un riche propriétaire peut recourir pour embellir son parc, en lui donnant un aspect rustique et archaïque.

On peut donc voir, avant que la démolition ne les fasse disparaître, un simulacre de "ruines" établies il y a environ 60 ans, avec les débris d'une antique église et d'un ancien cimetière, venant on ne sait d'où et qui donne l'impression que, jadis, dans ce parc, existait cette antiquité. En effet, autour de ces ruines, mal reconstituées, et qui indiquent le manque de talent de l'architecte allemand, qui en a dressé le plan, et du maître maçon, qui a fait le travail, on peut voir des débris de colonnes, des chapiteaux, des fenêtres, des rinceaux des anciens styles roman, gothique, ogival et flamboyant, ainsi que plusieurs belles pierres tombales, sculptées, portant, des effigies de prêtres et de gentilshommes, ainsi que des écussons de noblesse d'anciens seigneurs. 

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Le château Boch, côté sud. Avec ces pieux et curieux débris, on a construit, on a voulu reconstituer, le contour' en ruines d'une église: entrée et absides, mais, malheureusement, les pièces et les morceaux entiers de toutes ces colonnes et voûtes ont été si mal rassemblés et placés, que cela n'a aucun caractère d'ensemble, ni de beauté artistique. Autour de cette vieille église, on a comme voulu reconstituer un cimetière, en élevant quelques tombeaux et chapelles, avec les vieux matériaux et les pierres tombales; on a ainsi simulé les arcades d'un cloître; mais tout cela manque totalement de goût artistique. Cependant, ces vieux débris ont une réelle valeur artistique et archéologique et ce serait réellement dommage de les laisser détruire et briser, pour en faire des moellons, comme on l'a déjà fait de quelques pierres tombales. C'est du vandalisme! Cela pourrait et devrait être conservé dans un musée d'archéologie, et nous voudrions que le Cercle archéologique de Mons en ait connaissance et délègue quelqu'un de compétent pour venir apprécier et voir si on ne pourrait conserver quelques-uns de ces respectables matériaux.

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10/06/2007

L'église.

Houdeng-Goegnies - Samedi 25 novembre 1905.

 

Aujourd'hui vendredi, à midi, au gouvernement provincial, à Mons, a eu lieu l'adjudication publique des travaux de construction dé l'église paroissiale.

 

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L'entrée de l'ancienne église de Houdeng-Goegnies. 

 

Les travaux étaient estimés à 99.349fr. 92.

 

Les cinq soumissions suivantes ont été déposées: Louis Lemaire, à Tintignies (Tournai), 105.150fr.; Jenet Frères à Seneffe: en pierres bleues avec voûtes en briques de Boom, 105.488fr.; en pierres blanches, 113.478fr.; Félicien Flamant de Braine-1'Alleud, 106.882fr.; Fernand Desraette, de Soignies, 109.880fr.; Jules Vico, de Mons, 124.000fr.

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09/06/2007

Construction d'une nouvelle église.

Houdeng-Goegnies - Lundi - Mardi 1-2 février 1904.

 

La nouvelle église paroissiale sera construite au milieu de l'ancien cimetière. Le projet adopté, de style gothique, est celui de M. l'architecte Bodson, de Saint-Ghislain. On va mettre en adjudication la fabrication d'un million de briques nécessaires à ce travail.

 

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L'ancienne église de Houdeng-Goegnies.

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07/06/2007

Construction d'une nouvelle église.

Houdeng-Goegnies - 6-7 avril 1903.

 

Notre église paroissiale, construite il y a cent ans environ, est lézardée en différents endroits et les voûtes sont dans un état déplorable. La tour qui servait de portail à l'ancienne église datant du XVe siècle, mais ne présente aucun intérêt archéologique, nécessiterait une dépense considérable pour sa mise en bon état, la charpente étant vermoulue et la flèche menaçant de s'effondrer.

 

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L'ancienne église paroissiale de Houdeng-Goegnies après la démolition du mur clôturant le cimetière.

 

Le Conseil de fabrique et le Conseil communal sont en pourparlers pour mettre fin à cette situation. La réparation de l'édifice entraînerait une dépense de 30.000 francs environ; la construction d'une nouvelle église sur un nouvel emplacement occasionnerait sans doute une dépense plus considérable, mais celle-ci serait compensée par la vente des terrains occupés actuellement par le temple, terrains qui seraient achetés à des prix très élevés.

 

C'est cette dernière solution qui a prévalu. La nouvelle église paroissiale serait édifiée sur les terrains de l'ancien cimetière, qui avoisine la place Communale. Des fouilles et des déblais ont déjà été exécutés pour la désaffectation du cimetière. Un chemin sera créé autour du nouveau temple et les rues voisines seront nivelées.

 

Une centaine de mille francs sera nécessaire à ces travaux. Trois projets ont été reçus par l'Administration communale, pour la construction de la nouvelle, église. Ils ont pour auteurs: MM. Paul Saintenoy, architecte à Bruxelles; Hector Gérard, architecte à Bruxelles et Bodson, architecte à Saint-Ghislain.

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