01/03/2010

Les usines Boël

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23/02/2010

Etablissements Boël

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16/02/2010

Dommages de guerre pour les Usines Boël

La Louvière - Lundi-Mardi 22-23 mars 1920.

La troisième chambre du tribunal des dommages de guerre de Mons, présidée par M. Ernest Desenfans, vice-président, a accordé lundi après-midi, aux Usines Boël, de La Louvière, une indemnité provisionnelle de trente millions, pour la destruction des établissements par les Allemands. 

Une première tranche de dix millions sera payable à l'expiration des délais d'appel; une seconde tranche après remploi de la première, et la troisième après remploi de la seconde.

Les Usines Boël étaient représentées par Mes Maistriau, avocat à Mons, et Simon Thoumsin, avocat à La Louvière.

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14/02/2010

Le sac des usines Boël

La Louvière - Dimanche 22 décembre 1918.

Pendant plus d'une année, l'on entendit, de tous les points du Centre, presque journellement, des coups sourds, ressemblant au bruit du canon: c'était aux usines Boël que, froidement, méthodiquement, l'on faisait sauter à la dynamite! 

De ces vastes installations, qui occupaient avant la guerre plus de deux mille ouvriers, il reste des trous béants, des murs branlants, du fer tordu, des ruines... Les machines ont disparu, emportées, volées - et celles qui n'avaient pu être enlevées, ont été démolies, rendues inutilisables. 

Nous avons parcouru, piétinant un tapis de tuiles brisées, enjambant des débris de fer et de bois, ce qui reste de la grande fourmilière d'autrefois... Le spectacle est désolant, lamentable.

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Les Usines Boël et le pont-levis sur le canal à la rue du Hocquet.

CHAMBARDEMENT ET VANDALISME. 

C'est en juillet 1917, c'est-à-dire environ trois mois après que Monsieur Pol Boël fut déclaré indésirable, et après avoir interdit tout travail, vidé les usines des matières premières, produits finis, pièces de rechange, petit outillage, qui s'y trouvaient, que les premiers démolisseurs allemands firent leur apparition. 

Mais c'est en septembre et en octobre que le chambardement devint général: il y eut alors trois chantiers de démolition, confiés à des entrepreneurs du pays de Charleroi et du Centre, ayant à leur solde des ouvriers recrutés un peu partout - et notamment, hélas! des gens ayant été occupés avant la guerre au service des Usines Boël. Les travaux étaient surveillés par des délégués militaires allemands. 

Entrons par la rue des Rivaux et laissons à gauche les bureaux, transformés par les Boches en étables; franchissons le petit couloir voûté donnant accès à l'usine. Immédiatement à gauche se trouvaient autrefois les Aciéries Thomas; aujourd'hui, on n'en aperçoit plus que les ferrures sur lesquelles reposait la toiture. Cornues, grues, ponts roulants, appareils divers, charpentes, tout a été démoli sur place et réduit à l'état de mitraille. Les halls où se trouvaient les trains moyens, le gros train ou train à rails, les petits trains, de même que le blooming, n'existent plus: tout a été brisé à la dynamite et enlevé. 

La machine soufflante et les pompes d'accumulateurs ont été réduites en miettes à l'intérieur du bâtiment qui les abritait. Aussi, il n'y a plus un carreau aux fenêtres, des châssis ont été arrachés par la force des explosions, les murs sont déchiquetés, la toiture est trouée. La violence des explosions fut telle q'un morceau de fer, après avoir accompli, une vaste trajectoire, alla, à cent mètres de là, se planter dans le pignon d'une maison, hors de l'usine! 

UN PROCEDE NOUVEAU DE DEMOLITION. 

Dans le hall où se trouvait le train moyen numéro 1, l'on a enlevé et transporté en Allemagne un magnifique moteur électrique. Ici, le sol est jonché de tuiles brisées, de fers tordus; ailleurs, ce sont des trous marquant remplacement des machines. Pour démolir les charpentes, on coupait à l'oxhydrique la base des colonnes; puis, l'on entourait celle-ci d'une chaîne, l'on mettait une grue en mouvement - et le tout tombait. Le procédé était simple, on le voit. On aperçoit encore les débris de charpentes et de grues accumulés dans ce qui reste des fondations des laminoirs. Le coup d'oeil ne manque pas de tragique. 

A la section de la Boulonnerie, les murs sont éventrés : les démolisseurs essaient les machines sur place, puis, pour en sortir les débris, ils abattaient les murs, tout simplement.

Nous voici à l'atelier de réparations. La grande porte qui, de l'extérieur, y donnait accès, gît sur le sol. Il ne reste plus rien. Il en est de même dans la salle où se trouvaient les tours à cylindres. Arbres de transmission, consoles, etc., tout a disparu. 

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Les hauts-foourneaux des établissements Boël.

UN VOL DE 221 MOTEURS, 166 MACHINES-OUTILS ET DE 19 PONTS-ROULANTS. 

La rafle des moteurs électriques mérite d'être soulignée: l'on en a enlevé 221! L'on a aussi réquisitionné 166 machines-outils et 19 ponts-roulants. 

Les câbles électriques, tant aériens que souterrains, ont été emportés. Trois sur cinq des câbles qui reliaient la Centrale des anciennes usines à la nouvelle Centrale des Hauts-Fourneaux ont été arrachés; et pour accomplir cet exploit, les vandales ont dû creuser une tranchée profonde sur une distance de 350 mètres.

Des douze grosses chaudières qui alimentent la tréfilerie, il reste un tas de briques informe. Les bâtiments qui abritaient les pompes sont en ruines. 

La Tréfilerie, qui était meublée d'appareils nouveaux, installés depuis la guerre, est maintenant complètement nue: on a tout démoli, on a tout enlevé. Les fours à réchauffer des petits trains sont en démolition. 

Un moteur électrique de 1.500 HP n'ayant pu être enlevé, on l'a démoli et les débris jonchent la cour. 

Des massifs informes de maçonnerie rappellent qu'il y eut ici autrefois le refroidissoir du petit train. La charpente a disparu. Elle a été enlevée trois mois avant la cessation des hostilités pour être remontée à Valenciennes, où elle devait couvrir un hangar pour avions. 

De la fonderie d'acier, il reste les murs et la charpente. Des machines-outils, la plupart ont été expédiées soit en Allemagne soit dans des établissements installés de-ci de-là pour les besoins de l'armée allemande. 

Celles qui ne convenaient pas étaient brisées sur place. Et voici comment l'on procédait: du haut du pont roulant, on jetait une masse de fer sur la machine à détruire et on  la réduisait en miettes! 

Les fours et les séchoirs ont été démolis et il ne reste plus trace des machines. Il en est de même pour l'atelier de parachèvement. 

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Les hauts-fourneaux des Usines Boël.

UN PROPOSITION SAUGRENUE. 

Passons à la section où l'on fabriquait les essieux et les bandages... Les installations: pilons et laminoirs avec leurs machines motrices, presses hydrauliques, compresseurs, matériaux des fours etc., etc., ont été envoyés aux Usines de Rothe-Erde, près d'Aix-la-Chapelle. Le directeur général de ces établissements, un sieur Vehling, vint lui-même l'été dernier assister au vol de cette partie des Usines Boël ; il demanda à parler au personnel, auquel il eut l'outrecuidance de proposer d'aller en Allemagne faire des essieux et des bandages avec le matériel enlevé. On devine la réponse qui lui fut faite. 

On aperçoit ici parfaitement le vol, le vol organisé, l'usine de Rothe-Erde n'ayant jamais, avant, fabriqué ni essieux, ni bandages; cette firme voulait simplement ajouter à ses fabricants - et à fort bon compte - une spécialité nouvelle... 

Les Aciéries Martin. Des deux fours, il reste un monceau de briques et des trous tels qu'on les croirait creusés par la chute d'un obus de 42. Il est d'ailleurs des trous dans l'usine où l'on pourrait aisément loger une maison. Donnons ce détail que des matériaux provenant des fours Martin ont été transportés dans d'autres usines dont la fabrication était destinée aux Boches.

Signalons aussi que des halls - ne couvrant d'ailleurs plus que des ruines - sont dégarnis de leur toiture en tôle galvanisée; elle fut enlevée par des pionniers et transportée au camp de concentration de Meirelbeke et de là envoyée dans les tranchées pour servir d'abri. 

UNE INSTALLATION MODERNE SACCAGEE. 

Rendons-nous maintenant à la division des Hauts-Fourneaux - ce que l'on appelle la nouvelle usine... Les voies ferrées ont été enlevées. La charpente couvrant les accumulateurs à minerai a été soigneusement démontée avec les lattes, chevrons, etc. pour être remontée ailleurs, on ne sait où... 

Tous les appareils servant à la manutention des cokes, de la charge et des additions de la charge, ont été complètement enlevés. Toute la tuyauterie à air chaud et à vent froid a disparu. 

Des fourneaux proprement dits, il ne reste debout que les monte-charges et la charpente métallique les soutenant. Des appareils Cowper, il reste des tronçons de tôle et des amoncellements de briques. La maçonnerie des fourneaux est encore debout, mais elle devra être complètement démolie en raison de l'enlèvement des appareils qui garnissaient les fourneaux. Il reste aussi les accumulateurs à minerai  qui n'ont pas été démolis parce qu'ils sont en béton armé! 

De quelque côté que l'on tourne les regards, on ne voit ici que briques et démolitions. Des briques, les Boches en ont mis partout: fatigués d'en emporter, ils en ont semé le long des remblais, sur les cours, partout. A certain moment, toute une armée de femmes était occupée à enlever des briques. 

Il s'agissait d'une installation neuve, moderne, ne marchant que depuis février-mars 1913, date ou les deux fourneaux furent mis en activité. Les vandales teutons n'ont pas hésité à la saccager. Et cependant, la quantité de matériel recueilli est absolument hors de proportion avec les dégâts causés. Ce qui prouve à nouveau que les Boches s'acharnèrent sur la firme Boël; ils voulaient d'abord s'efforcer de nuire à celui qui leur avait si magnifiquement résisté, et ensuite supprimer pour après la guerre un gros concurrent. Le mot d'ordre était d'ailleurs donné dans toutes les administrations teutonnes, dans tous les bureaux. 

Une autre preuve du désir de nuire, réside dans ce fait qu'à certain moment les Boches entamèrent la démolition de la nouvelle usine alors qu'ils n'avaient pas fini d'enlever le matériel en partie démoli de l'ancienne. 

Voici un mélangeur de fonte, absolument moderne. Ils en ont démoli le grand réservoir - il ne reste plus que la cheminée! 

Le temps leur ayant fait défaut, les Allemands ont à peu près respecté la salle des machines, vaste hall extrêmement intéressant à visiter. Ils se sont bornés à enlever des groupes de transformation, deux compresseurs dont l'un se trouve à Charleroi; ils ont aussi emporté le tableau de distribution électrique, magnifique installation s'étendant sur 35 mètres de longueur, en deux étages. Ajoutons à ce propos -détail intéressant - que l'on a enlevé aux Usines Boël environ 200.000 kilos de cuivre! 

Le pont roulant de la Centrale a été enlevé; il se trouve dans le Grand-Duché, à l'usine de Steinfort, aux mains des Allemands, cette usine a installé aciéries et laminoirs exclusivement avec du matériel chapardé en Belgique et en France. 

Le problème de la reconstitution de l'usine est posé. M. Pol Boël, dès son retour de captivité, est venu visiter ce qui restait de ses anciennes installations. Ce nouveau désastre ne l'a pas abattu. Homme d'énergie, il a pris le taureau par les cornes: il reconstruira ses usines, étape par étape. Voilà la réponse à la question que se sont souvent posée les habitants de La Louvière et du Centre. 

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Vue aérienne des établissements Boël.

LA CONCLUSION. 

Nous l'empruntons à notre consoeur la "Gazette de Charleroi". Les Boches ont systématiquement détruit notre industrie. Ils ont, jusqu'au dernier jour, vidé nos usines, nos ateliers, nos fabriques de leurs machines et de leur matériel. Quant à nos hauts-fourneaux, ils n'existent plus. Cet acte de brigandage, qui a duré des années, a été exécuté par un personnel spécial d'ingénieurs et de techniciens, et l'on a vu ce spectacle inouï de chefs de l'industrie allemande se transformer en une bande de voleurs organisée, appuyée par la force brutale. Nous avons été dépouillés, le revolver sur la tempe et le couteau sur la gorge. Jamais l'histoire n'avait enregistré ainsi l'exemple d'une nation entière, depuis les dirigeants et les classes supérieures jusqu'au dernier des paysans, érigée en cambrioleurs à main armée, et se glorifiant devant les neutres, intimidés ou mal informés. 

Nous aurons l'occasion d'étudier les procédés employés pour rendre cette infâme besogne plus répugnante encore. On joignait la plaisanterie plate et féroce à l'insulte et à la menace. Essayer de dissimuler à ces bandits en uniforme quelque chose de son propre bien à soi, du cuivre, du manganèse, des pièces mécaniques précieuses, était considéré comme une sorte de détournement et puni avec la dernière rigueur: le voleur jugeait malhonnête le volé tentant de garder au moins quelques restes de son avoir! Dans une usine, le directeur exprimant ses doléances de voir ses machines "réquisitionnées"" les unes après les autres, et demandant ce qu'il pourrait bien faire de son établissement dévasté, l'officier préposé à l'enlèvement répondit, avec un sourire: -"Ce sera un splendide local pour un cinéma!"

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08/02/2010

Aux usines Boël

La Louvière - Dimanche 5 mai  1912.

Les installations colossales que la firme Boël effectue à La Louvière, avancent rapidement.

On sait qu'il s'agit de la construction de vastes hauts fourneaux, qui seront complétés par l'édification d'une centaine de fours à coke à récupération des sous-produits. 

Au moyen de gaz des fours à coke, on alimentera les aciéries Martin, qui existent actuellement, et les cokes serviront à alimenter les hauts fourneaux. Un bloc de vingt-cinq hectares a été acquis pour les installations. L'auteur du projet est M.Thuillier, ingénieur civil à Longuyon (France).

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28/01/2010

Répartition des bénéfices chez Boël.

Mercredi 4 mars 1908.   

On sait que M. Gustave Boël, accorde à son personnel des importantes usines de La Louvière, une part dans les bénéfices de l'exploitation. Il a inauguré ce système en 1888, année où il a distribué 13.431 francs. Ce matin, des affiches placardées dans les ateliers annonçaient qu'une somme de 30.000 francs, répartie au prorata des appointements et salaires, serait distribuée le samedi 28 mars, après le travail. La nouvelle a été accueillie avec joie, on le conçoit, par tous les ouvriers. C'est une bonne aubaine pour eux, surtout en cette période où la vie est si chère.

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Le canal et les établissements Boël.

Le subside de cette année porte la somme à 536.223 fr. 27 distribuée à ce jour à son personnel par M. Boël.

On ne saurait assez louer cet exemple de générosité, unique en Belgique. Là est le secret de la grande sympathie et de la vénération dont le nom de Boël est entouré à La Louvière. Nous sommes certes l'interprète de la population en rendant un nouvel et éclatant hommage à notre distingué sénateur.

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20/01/2010

Les usines de Terneuzen

La Louvière - Dimanche 2 septembre 1905.

Nous apprenons que M. le sénateur Gustave Boël vient d'acheter les Usines de Terneuzen pour un million 350.000 francs, un million et demi avec les frais. Cette Société, qui était constituée en Société anonyme, était dirigée par M. Riche, ancien directeur des Aciéries Boël, de La Louvière. 

C'est une bonne aubaine pour les travailleurs du Centre et de La Louvière, qui trouveront là-bas la besogne qui pourrait leur manquer ici.

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