23/04/2009

Place communale

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26/10/2008

Le développement de La Louvière.

La Louvière - Vendredi 10 juillet 1937.

 

A l'origine de La Louvière, des maisons de commerce en tous genres, tels Michel Thiery, Randour, Rousseau, Moutier, s'établissaient à la Chaussée. Sans rechercher la chronologie exacte de tous ces établissements, en fixant les dates des années, ce qui, en somme, est inutile ici, puisqu'ils sont antérieurs a la séparation de Saint-Vaast, et qu'un thème, développant et commentant les évènements, vaut mieux que des chiffres arides, nous avons suffisamment démontré que la situation politique et économique du hameau de La Louvière, avec ses tenants, Hocquet, Longtain, Baume, Bouvy et Mitant des Campa, et leurs nombreux habitants militait pour la séparation et l'autonomie administrative. Cependant, l'Administration communale de Saint-Vaast avait fait tout son possible pour satisfaire aux besoins religieux et intellectuels des populations de La Louvière, en construisant une église dès 1851-52, place des Martyrs, et deux classes d'écoles rue du Curé, l'église et les écoles du village étant trop loin, ainsi qu'un cimetière, près de Bouvy. A cette époque, lorsqu'il y avait un enterrement, on posait le cercueil sur un chariot de ferme à quatre chevaux, couvert de paille. La famille et les assistants y prenaient place pour aller à l'église du village. Mais cela ne suffit pas pour arrêter les partisans, avec Mairaux, de la séparation, de la scission totale, et ce fut la guerre acharnée entre les partisans de l'intégrité et de l'unité de Saint-Vaast et les séparatistes autonomistes du parti de Mairaux. (Il n'y a rien de nouveau sous le soleil...). Les vieux de Saint-Vaast faisaient à Mairaux un crime de sa trahison des intérêts communaux, et avec les gens de Baume, qui, tout en admettant la nécessité de la séparation, voulaient que le centre de la future commune fut vers Baume, et de ce fait reprochaient à Mairaux son plan d'agrandissement, qu'ils imputaient à son désir de vendre les terrains de sa famille, hérités de Nicolas Thiriar. La réalisation de ce plan, c'est La Louvière d'aujourd'hui; il fut conçu et tracé après décret royal de 1866. Donc, sans attendre la séparation, Mairaux, bourgmestre de Saint-Vaast, faisait construire, dès 1867, l'église et les écoles actuelles, et limitait la place Maugrétout; ensuite, une nouvelle Maison communale. Les maisons vinrent après, car, longtemps, le rue du Commerce, (Albert 1er), le rue de la Loi, le boulevard, la place Communale, les rues de la Concorde, de Kéramis et de Belle-Vue restèrent vides, bordées de terres et de prairies; et les rues Neuve (Joseph Wauters) et Ferrer actuelles restèrent longtemps avant d'être creusées à travers les terres. La vieille église fut démolie en 1875 par J-B. Grapin qui, avec les briques, construisit les maisons de la rue du Marché. Quant à la vieille "Since Mattée", elle ne disparut qu'en 1878 et est remplacée par l'Hôtel du Commerce et les maisons voisines. Comme Rome, La Louvière ne fut pas bâtie en un jour; mais puisque, comme Rome, La Louvière a une louve dans son blason héraldique, on peut admettre aussi qu'elle eut son Romulus et son Rémus en Thiriar et Mairaux. Ce fut principalement autour de la vieille église que les rues et les maisons se développèrent; la place des Martyrs, la rue du Curé, du Travail, la place Sainte-Barber se bordèrent de maisons ouvrières construites par les Charbonnages de La Louvière. Rue Kéramis et rue de la Poste actuelle,  M. Boch avait construit le quartier des Allemands. Il fonda aussi l ' Ecole des Soeurs, rue de Bouvy. Pendant ce temps-là, la question de la séparation et des limites se discutait au Conseil provincial; la séparation fut décidée et approuvée en 1867, mais ce ne fut qu'en août 1869 que fut admise par le Sénat et approuvée par le Roi, l'érection de La Louvière en commune autonome; mais Amand Mairaux était mort à la tâche en février. 

La vie d'Amand Mairaux fut une vie de lutte, non seulement pour cette question de séparation, mais aussi sur le terrain des idées politiques; ardent libéral, il professait les idées des libéraux de 1789 et de 1830, de Voltaire, de Rousseau, dont les oeuvres composaient sa bibliothèque; et comme, à cette époque les partis, à La Louvière, étaient déjà classés, les luttes étaient parfois ardentes entre les hommes aussi, nonobstant le fait que les électeurs étaient peu nombreux. Il y avait donc aussi des catholiques militants, parmi lesquels on peut citer le notaire Coppée, le docteur Pourbaix, Fagnart, qui étaient, sur le terrain des partis, adversaires de Mairaux, ainsi que M. le Curé.

C'est ainsi que ce dernier avant fait un jour un sermon contre la danse et les bals, Mairaux - avait-il lu le pamphlet de Paul-Louis Courrier sur le "Droit de danser"? - publia un manifeste y répondant et autorisant les bals publics;  M. le Curé y répondit encore et, inspiré plus par l'esprit sectaire et fanatique, que par celui de la charité chrétienne, il appela sur Mairaux et sa famille la malédiction divine. C'était le désespoir et la douleur de Mme Mairaux, qui vit mourir d'abord ses jeunes enfants, son mari, puis son fils Emile, à 25 ans. Fatalité! (Ce manifeste a été placé récemment à l'exposition du Tourisme, à La Louvière). Pour terminer, disons encore que les partis avaient déjà aussi leur Société de musique: les catholiques, les Fanfares de Sars-Longchamps, dont le local était au Cron Pie, place des Martyrs; les libéraux, l'Harmonie - l'actuelle Harmonie Libérale - chez Mainil, en face; et les Fanfares de Kéramis, à la Faïencerie. Depuis lors, La Louvière n'a fait que grandir et prospérer dans tous les domaines, selon son destin. Si Napoléon n'avait pas fait le canal, et si le chemin de fer, au lieu de Mons, avait pris sa direction vers Binche, Saint-Vaast n'aurait pas été sacrifié.  PAUL CONREUR.

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10/07/2008

La Louvière autrefois.

La Louvière - Lundi 14 avril 1919. Puisqu'on vient de fêter, dans les colonnes des "Nouvelles", le demi-siècle d'existence de La Louvière, c'est le moment semble-t-il, de conter des histoires du passé. 

En 1865, les divorces étaient assez rares à la campagne; il n'y en avait jamais eu à Saint-Vaast, notre berceau. Le premier se produisit en août 1865 et provoqua maints commérages.

 La cérémonie comportait certaines formalités que rapporte un journal de l'époque... "Les deux parties intéressées -ont fait bonne contenance et paraissaient, l'une et l'autre, désireuses d'en finir le plus tôt possible. Après lecture faite des pièces assez nombreuses que nécessite cet acte civil, le magistrat avait prononcé la dissolution du mariage, on a quitté la salle sans forfanterie et sans émotion..". Et comme, à cette époque, la Maison communale était installée à l'étage d'un cabaret, tout le monde se retrouva au comptoir: les ex-époux, leurs avocats, les témoins.

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08/07/2008

Un anniversaire historique.

La Louvière - Vendredi 11 avril 1919.

 

Il y a aujourd'hui cinquante ans - le 11 avril 1869 - que fut promulguée la loi érigeant La Louvière, un des hameaux de l'antique village de Saint-Vaast, en commune. Cette loi avait été votée par la Chambre des représentants le 27 février 1869 et adoptée par le Sénat le 13 mars suivant. Rendons hommage avant tout, à M. Amand Mairaux, homme aux conceptions larges et généreuses, dont l'intelligence et le dévouement aux intérêts de la commune ont contribué si puissamment et si efficacement au développement et à la prospérité de la nouvelle commune. Ce fut lui le vrai créateur de La Louvière. C'est lui qui conçut le plan des travaux d'agrandissement à exécuter dans le hameau désert qui devait, plus tard, s'intituler "La Capitale du Centre". On sait que Mairaux est mort subitement, en siégeant au Conseil de milice à Soignies, le 26 février 1869, la veille précisément du jour où la législature consacrait son oeuvre. Quelles furent les origines de la séparation de La Louvière d'avec Saint-Vaast? On pense généralement que la première, avide de liberté et d'indépendance, a demandé elle-même le morcellement de la commune de Saint-Vaast. C'est une erreur, le divorce fut prononcé à la demande des habitants du vieux Saint-Vaast mêmes. 

En 1830, le hameau dit de La Louvière ne comprenait qu'une vingtaine d'habitants, quatre maisons et une ferme, la ferme Mathée (là où se trouve actuellement l'hôtel Pourtois). Ces quelques habitations étaient échelonnées le long de la route de Soignies à Mariemont, où se trouvent également les installations du charbonnage de La Louvière, fusionné plus tard avec celui de Sars-Longchamps. En 1839, les embranchements de La Louvière et de La Croyère, du canal de Charleroi à Bruxelles furent livrés à la circulation.

 

Onze ans plus tard, en 1850, la construction du chemin de fer de Mons à Manage, avec gare à La Louvière, fournit des moyens de communications rapides avec l'étranger. Ces facilités de transport amenèrent la création d'établissements industriels et, en 1865, nous comptions onze établissements industriels, qui occupaient environ quatre mille ouvriers. Une statistique établie à l'époque nous révèle que les établissements Evrard à La Croyère avaient un effectif de 450 ouvriers, les Hauts-Fourneaux Cambier 285, les Laminoirs Boucquéau 180, Nicaise et Delcuve 290, Boch Frères 300, Daubresse Frères 100, Houtart et Cie 80, les verreries Saint-Laurent 150, Charles Nicaise 40, les charbonnages de Sars-Longchamps 1000 et ceux de La Louvière 1000.

 

Le développement de l'industrie s'accrut dans des proportions telles que l'édilité communale, à la tête de laquelle se trouvait  M. Mairaux, fut amenée à examiner les moyens propres à loger tout ce' monde de travailleurs qui affluaient dans nos murs. De là naquit l'idée de l'agrandissement du hameau et le dépôt du projet qui fut approuvé par arrêté royal du 22 août 1866.

 

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Le chemin de fer de Mons à Manage - La gare de La Louvière (lithographie de Canelle) Ce projet provoqua une vive effervescence parmi les habitants de Saint-Vaast et de Baume. La désunion était dans le ménage. Baume et Saint-Vaast, sous l'influence d'instigateurs mus par un sot amour de clocher, ou par une rivalité mesquine, élevèrent une tempête d'opposition. Ils se réunirent pour demander une séparation de corps et de biens avec La Louvière, non pour incompatibilité d'humeur, mais parce que cette soeur cadette avait la prétention d'être prévoyante, et qu'elle voulait donner aux nombreux membres de sa famille, les moyens de se créer une demeure, et d'y prospérer. La loi vint consacrer cette séparation de fait. En réalité, Saint-Vaast, section exclusivement agricole, voyait d'un mauvais oeil les dépenses que les projets d'agrandissement conçus au profit exclusif de La Louvière, occasionneraient. Les habitants de la commune mère estimaient qu'ils ne devaient pas équitablement y participer. A cette époque - 1869 - Saint-Vaast comptait 1055 habitants, La Louvière 7075. La première avait 210 feux, la seconde 1436. La somme des contributions payées à l'Etat s'élevait à 43000 francs. Le vieux Saint-Vaast y contribuait pour 5500 francs et La Louvière pour 37500 francs. Un détail intéressant à noter: la commune mère comptait 35 électeurs communaux; la jeune cité en avait 189. La séance d'installation du premier Conseil communal eut lieu le 20 novembre 1869, à la suite des élections du 12 octobre précédent. Voici la composition de ce conseil: Nicaise Charles, De Burges Eugène, Duby Désiré, Van Praet Jean-François, Guyaux Sylvain, Lecat Léon, Nocquet Victor, Fagnart. Alfred, Botte Nestor, Derbaix Théophile et Triffet Alexandre. Nous sommes heureux de posséder encore un de ces concitoyens en la personne de  M. Triffet, que nous saluons et que nous félicitons pour son éternelle verdeur. Ce Conseil et ceux qui suivirent eurent à coeur de continuer l'oeuvre ébauchée par le regretté  M. Mairaux. Malgré de vives oppositions, ils parvinrent à doter La Louvière de belles et larges rues, de vastes places publiques et de bâtiments communaux en rapport avec les nécessités du moment. Rappelons que les plans d'agrandissement de la commune et de la plupart des monuments ont été dressés par les architectes Cluysenaer et Beyaert, de Bruxelles, et Hubert, de Mons. Que de chemin parcouru en ces cinquante années d'existence! Que d'améliorations apportées dans tous les domaines! Pavage des rues et des trottoirs, construction d'un vaste réseau d'égouts, établissement de la distribution d'eau, etc. Ce n'est pas sans raison que La Louvière a reçu et continue à justifier le titre de "Capitale du Centre".

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