19/01/2010

Institut St-Joseph

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23/12/2009

Ecole Moyenne de l'Etat pour filles

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19/12/2009

Ecole Moyenne de l'Etat

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12/07/2008

Souvenirs d'autrefois.

La Louvière - Mercredi 16 avril 1919.

 

C'est le lundi 8 avril 1867, à 11 heures, qu'eut lieu, en présence des autorités locales, la pose de la première pierre des nouvelles écoles de La Louvière. (Il s'agit de celles de la place Maugrétout). Les membres du Conseil présents à cette cérémonie étaient: M M. Mairaux, bourgmestre. Nicaise, échevin; Fagniart, Deburges, Derbaix et Cornet, conseillers. M. le curé de La Louvière, des membres du Bureau de bienfaisance et du Conseil de fabrique, assistaient également à la cérémonie. M. le Bourgmestre, dans un discours bien senti, fit ressortir la signification de l'acte qui allait être posé et l'importance qu'il aurait pour l'avenir de La Louvière. Il revendiqua hautement pour l'Administration communale l'honneur d'avoir conçu et fait adopter le projet de travaux d'utilité publique auxquels on allait mettre la première main. Il ajouta que dans cette circonstance, le Conseil avait consciencieusement rempli son devoir et qu'il pouvait avec confiance attendre le jugement de l'opinion publique qui saurait lui rendre justice. Le procès-verbal de la pose de la première pierre signé par les assistants a été placé dans la pierre avec quelques pièces d'argent à l'effigie de Léopold II et au millésime de 1866+1867. Un banquet offert par  M. le Bourgmestre réunissait ensuite a la Maison communale, les autorités invitées. Différents toasts, dont le premier au Roi par  M. le Bourgmestre, furent vivement applaudis. 

Le 31 mars 1867, dans les fouilles que l'on effectuait pour le nivellement de la nouvelle place de La Louvière, sur la plaine de Maugrétout, la pioche des ouvriers mit à jour une quantité d'objets que l'on crût avoir été abandonnés en cet endroit par une armée romaine. Tout fait croire que César y avait voulu établir un camp et que, surpris par l'armée valeureuse des Nerviens, il dût prendre la fuite, laissant cachées sous une faible couche de terre, une partie de son matériel de guerre et d'assez fortes munitions.

 Parmi les curiosités si heureusement retrouvées, on remarque une espèce de fusil à aiguille ressemblant assez au fusil prussien qui avait joué un rôle si terrible dans les guerres d'Allemagne de l'époque. Une notice, en langue latine, renfermée dans un petit vase en verre, donnait des renseignements inédits très curieux sur le séjour des Romains dans notre pays. Plusieurs savants sont allés visiter cette intéressante collection, déposée à la Maison communale, où on pouvait la voir moyennant une rétribution de 10 centimes. Elle a dû être envoyée au Musée National d'Antiquités, à Bruxelles.

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11/05/2008

Locaux scolaires.

La Louvière - Lundi-Mardi 10-11 juin 1901. 

Des locaux scolaires vont être construits au hameau du Bois de Saint-Vaast sur un terrain d'une contenance de 22 ares environ. Le devis s'élève à 25.300 francs.

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09/05/2008

L'incendie de l'Institut St-Joseph.

La Louvière - Mercredi 30 janvier 1901. 
UN MILLION DE DEGATS. 


Ce matin , par un temps plutôt calme, après une nuit au cours de laquelle la neige est tombée en très petite quantité, on apercevait, vers 6 heures, de tous les points culminants de la région du Centre, de sinistres lueurs annonçant qu 'un formidable incendie venait d'éclater à La Louvière: un sinistre d'une importance considérable se produisait soudainement, au moment où, à l'Institut Saint-Joseph, rue des Houdeng, les 350 élèves internes et les 50 pensionnaires envoyés de l'Orphelinat de Manage, avec leurs professeurs et les surveillants se trouvaient à la messe.

A cette heure matinale, un nombre considérable de travailleurs se rendent dans les usines et par les routes convergeant vers le lieu de l'incendie, ce n'étaient que clameurs, demandes anxieuses de ceux qui arrivaient à ceux qui s'en retournaient au logis, la rude besogne de nuit accomplie.

De loin, le spectacle était terrifiant et grandiose: on eut dit la cité entière embrasée.

 

Vers 6h.20, après l'exode des élèves assistant à l'office, les premiers secours arrivaient. Le réveil a lieu à 5 h. et la messe à 5h1/2. C'est un "grand" qui sortant pour une cause quelconque, donna l'alarme. On put gagner la chambre où deux petiots sommeillaient inconscients du danger qu'ils couraient, et les sauver.

Cependant que les autres s'enfuyaient tête nue. en pantoufles, en chaussons, abandonnant tous un petit pécule, et leurs effets, leurs livres, etc. Mais à 6h.20, comme nous le disons plus haut, la pompe de la faïencerie de M. Boch, avec des agents bien équipés, survenait et commençait à fonctionner; peu après, arrivaient les pompes des Ateliers Nicaise et Delcuve de La Louvière.

L'aile droite, à ce moment, ne formait déjà plus qu'une immense fournaise, d'où les flammèches s'épandaient en une pluie de feu, et allaient s'éparpiller sur la Chaussée, ainsi que sur les toitures des habitations voisines.


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Les efforts surhumains de tous ces dévoués, dont la plupart étaient juchés dans des positions périlleuses, devaient demeurer stériles: l'incendie faisait rage et se communiquait avec une spontanéité foudroyante de l'aile droite, au corps de la façade principale et à la longue file de bâtiments qui va se terminer près du Camp de Châlons, annexe des Usines Nicaise et Delcuve, et qui s'ouvrent par une porte cochère, flanquée de deux tourelles, dont l'une s'effondra à 8 heures et l'autre à 8h.1/2.

C'est une longue traînée de flammes, de fumée noire et épaisse, jetant dans la tonalité grise et sombre de ce matin d'hiver, des lueurs à la vision impressionnante auxquelles venaient encore s'ajouter les cris des sauveteurs, les clameurs de la foule assistant émue à ce désastre, et les sourds craquements des plafonds, des pans de murs allant s'abîmer sur le sol.
 

Voici d'après ce que nous avons pu apprendre, les causes du sinistre, car il y a plusieurs versions: le feu aurait été communiqué par la cheminée en tôle de la salle d'attente qui se trouve à droite de la grande porte de l'Institut; ou bien ce serait par une fissure de la cheminée, au grenier de l'aile droite - version la plus vraisemblable -ou encore dans la salle des pianos.

On disait aussi, au premier moment que le feu avait éclaté dans la chambre d'un professeur.
 Il y a, à cet établissement, 150 élèves internes et 350 élèves externes et, en ce moment, les 50 orphelins dont nous parlions plus haut. Les sommiers qui soutiennent les plafonds sont en bois et il n'y a aucune poutrelle en fer, ce qui explique la rapidité avec laquelle le feu s'est étendu. 

A 10 heures, le parquet de Mons, représenté par M M. Les chevaliers de Borman, procureur d  roi; de Patoul, juge d'instruction, accompagnés d'un greffier, est arrivé pour indaguer sur les causes du sinistre. 

On a pu, à grand-peine, préserver l'église, et c'est grâce au sang-froid de l'abbé Buisseret qu'on a évité de voir la salle de gymnastique et la brasserie devenir la proie des flammes. Le lavoir a été détruit. Les dégâts sont évalués pour l'établissement à 600.000 francs, couverts par des assurances, mais chacun des professeurs assurant son mobilier personnellement, on peut chiffrer ce sinistre par un million, avec les autres pertes. 

L'Institut a été fondé en 1879; les installations furent terminées en 1880. C’est l’abbé Guillaume qui en fut le promoteur. 


A l'abbé Guillaume succédèrent l’inspecteur de l’enseignement Noël; Caudron, curé de Carnières; Remy, professeur à Louvain; Wautier, chanoine, aujourd’hui à Seneffe, Buisseret, le directeur actuel.

 

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L'Institut St-Joseph en reconstruction. 

Parmi les personnes qui se sont dévouées, nous devons citer les agents du corps de police de La Louvière, les ouvriers des usines Nicaise et Delcuve; de la Faïencerie Boch; M M. Decastieau Adolphe, entrepreneur; Hoyaux, charpentier; François Hector, plafonneur. 

Une mention spéciale est due à l’ouvrier de la Faïencerie Boch qui, juché sur la façade de l'église, a empêché, dans une position très périlleuse et avec un dévouement et un courage dignes des plus grands éloges, toute conflagration; également au menuisier Clinquart Ephrem, perché sur le laboratoire de chimie et qui a rempli comme le brave dont nous venons de parler, tout son devoir. 

L'agent de police Denaeyer Pierre, un zélé, aussi, a vu une échelle se briser sous lui, et a été blessé, très légèrement heureusement. Il convient également de signaler la courageuse conduite du nommé Culot Joseph du Mitant des Camps, qui, en courant les plus grands dangers, est entré dans le grenier de la maison n°6, rue du Camp de Châlons, occupée par M. Bertouille et a éteint le feu qu'avaient communiqué à un paquet de linge et à une porte, des flammèches tombant sur le toit qu'elles avaient embrasé.

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23/04/2008

Nos écoles.

La Louvière - Lundi-Mardi 23-24 mai 1896.

Les écoles primaires communales du quartier de La Croyère vont être agrandies. On va construire une classe gardienne à l'école primaire de filles et deux préaux couverts aux écoles primaires de filles et garçons.

Le devis s'élève à 12.100 francs. L'adjudication aura lieu le 27 mai, au gouvernement provincial à Mons.

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