07/08/2008

Le matériel d'incendie.

La Louvière - Mercredi 9 septembre 1925.

 

Des démonstrations de matériel d'incendie à la foire commerciale.

 

A plusieurs reprises, nous avons relaté l'actualité de cette question dans le Centre. Notre concitoyen, M. Emile Bondroit, représentant des Etablissements Wasterlain, de Bruxelles et commandant du Corps des Pompiers de La Louvière, nous avait promis quelques démonstrations avec engins modernes. C'est avec le plus vif intérêt que nous avons suivi les explications nous données par ces Messieurs. Nous fûmes réellement impressionnés du rendement considérable de la moto-pompe qui est, à tous points de vue, d'un perfectionnement irréprochable. Cette machine, actionnée par un moteur de 10 H.P., débite 800 litres d'eau à la minute; ce qui fait près de 50.000 litres à l'heure. La projection peut atteindre une hauteur de 35 mètres, tandis que quatre lances peuvent être utilement amorcées. Deux hommes tirent facilement, au pas de course, la moto-pompe, qui pèse seulement 400 kg.; on peut également la remorquer avec une auto. D'autres considérations techniques nous ont été développées, mais, n'entrons pas dans les détails, ce serait trop long. Causons un peu de l'échelle aérienne. Entièrement déployée, elle atteint une hauteur de 12M. 50. Quatre hommes peuvent, sans aucune crainte, monter aux échelons supérieurs. D'une stabilité parfaite, d'un montage sérieux, toutes les pièces sont soigneusement vérifiées lors de la fabrication qui, il faut bien le reconnaître, est une spécialité. Cette échelle est l'engin pratique et facile à manoeuvrer. Elle peut et doit figurer dans tous corps de pompiers. Elle convient indiscutablement aux services publics: électricité, gaz, communes et villes, sans compter que son emploi conviendrait parfaitement à certains entrepreneurs. 

En résumé, nous sommes heureux de souligner les efforts de  M. E.Bondroit, qui veut lancer la question "Incendie" dans le Centre et attirer l'attention publique sur la nécessité de lutter contre l'élément destructeur. Certains commerçants, dépositaires, dépôts, propriétaires de salles de spectacle, etc. devraient réfléchir à cette importante question.

 Pour terminer, il nous plaît de signaler l'intérêt qu'ont apporté certaines administrations et usiniers en assistant aux démonstrations. Des bourgmestres, des échevins, des conseillers et secrétaires communaux, des délégués et autres personnes ont tenu à venir examiner le fonctionnement du matériel. Pouvons-nous compter voir, bientôt, notre ville, capitale du Centre, posséder un matériel complet et moderne. Certaine initiative mérite d'être prise en considération au risque de nous voir handicapé par d'autres communes limitrophes et de rendre plus accablante encore la responsabilité de nos administrateurs. Espérons que la sécurité de la population sera, à brève échéance très sérieusement examinée.

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09/05/2008

L'incendie de l'Institut St-Joseph.

La Louvière - Mercredi 30 janvier 1901. 
UN MILLION DE DEGATS. 


Ce matin , par un temps plutôt calme, après une nuit au cours de laquelle la neige est tombée en très petite quantité, on apercevait, vers 6 heures, de tous les points culminants de la région du Centre, de sinistres lueurs annonçant qu 'un formidable incendie venait d'éclater à La Louvière: un sinistre d'une importance considérable se produisait soudainement, au moment où, à l'Institut Saint-Joseph, rue des Houdeng, les 350 élèves internes et les 50 pensionnaires envoyés de l'Orphelinat de Manage, avec leurs professeurs et les surveillants se trouvaient à la messe.

A cette heure matinale, un nombre considérable de travailleurs se rendent dans les usines et par les routes convergeant vers le lieu de l'incendie, ce n'étaient que clameurs, demandes anxieuses de ceux qui arrivaient à ceux qui s'en retournaient au logis, la rude besogne de nuit accomplie.

De loin, le spectacle était terrifiant et grandiose: on eut dit la cité entière embrasée.

 

Vers 6h.20, après l'exode des élèves assistant à l'office, les premiers secours arrivaient. Le réveil a lieu à 5 h. et la messe à 5h1/2. C'est un "grand" qui sortant pour une cause quelconque, donna l'alarme. On put gagner la chambre où deux petiots sommeillaient inconscients du danger qu'ils couraient, et les sauver.

Cependant que les autres s'enfuyaient tête nue. en pantoufles, en chaussons, abandonnant tous un petit pécule, et leurs effets, leurs livres, etc. Mais à 6h.20, comme nous le disons plus haut, la pompe de la faïencerie de M. Boch, avec des agents bien équipés, survenait et commençait à fonctionner; peu après, arrivaient les pompes des Ateliers Nicaise et Delcuve de La Louvière.

L'aile droite, à ce moment, ne formait déjà plus qu'une immense fournaise, d'où les flammèches s'épandaient en une pluie de feu, et allaient s'éparpiller sur la Chaussée, ainsi que sur les toitures des habitations voisines.


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Les efforts surhumains de tous ces dévoués, dont la plupart étaient juchés dans des positions périlleuses, devaient demeurer stériles: l'incendie faisait rage et se communiquait avec une spontanéité foudroyante de l'aile droite, au corps de la façade principale et à la longue file de bâtiments qui va se terminer près du Camp de Châlons, annexe des Usines Nicaise et Delcuve, et qui s'ouvrent par une porte cochère, flanquée de deux tourelles, dont l'une s'effondra à 8 heures et l'autre à 8h.1/2.

C'est une longue traînée de flammes, de fumée noire et épaisse, jetant dans la tonalité grise et sombre de ce matin d'hiver, des lueurs à la vision impressionnante auxquelles venaient encore s'ajouter les cris des sauveteurs, les clameurs de la foule assistant émue à ce désastre, et les sourds craquements des plafonds, des pans de murs allant s'abîmer sur le sol.
 

Voici d'après ce que nous avons pu apprendre, les causes du sinistre, car il y a plusieurs versions: le feu aurait été communiqué par la cheminée en tôle de la salle d'attente qui se trouve à droite de la grande porte de l'Institut; ou bien ce serait par une fissure de la cheminée, au grenier de l'aile droite - version la plus vraisemblable -ou encore dans la salle des pianos.

On disait aussi, au premier moment que le feu avait éclaté dans la chambre d'un professeur.
 Il y a, à cet établissement, 150 élèves internes et 350 élèves externes et, en ce moment, les 50 orphelins dont nous parlions plus haut. Les sommiers qui soutiennent les plafonds sont en bois et il n'y a aucune poutrelle en fer, ce qui explique la rapidité avec laquelle le feu s'est étendu. 

A 10 heures, le parquet de Mons, représenté par M M. Les chevaliers de Borman, procureur d  roi; de Patoul, juge d'instruction, accompagnés d'un greffier, est arrivé pour indaguer sur les causes du sinistre. 

On a pu, à grand-peine, préserver l'église, et c'est grâce au sang-froid de l'abbé Buisseret qu'on a évité de voir la salle de gymnastique et la brasserie devenir la proie des flammes. Le lavoir a été détruit. Les dégâts sont évalués pour l'établissement à 600.000 francs, couverts par des assurances, mais chacun des professeurs assurant son mobilier personnellement, on peut chiffrer ce sinistre par un million, avec les autres pertes. 

L'Institut a été fondé en 1879; les installations furent terminées en 1880. C’est l’abbé Guillaume qui en fut le promoteur. 


A l'abbé Guillaume succédèrent l’inspecteur de l’enseignement Noël; Caudron, curé de Carnières; Remy, professeur à Louvain; Wautier, chanoine, aujourd’hui à Seneffe, Buisseret, le directeur actuel.

 

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L'Institut St-Joseph en reconstruction. 

Parmi les personnes qui se sont dévouées, nous devons citer les agents du corps de police de La Louvière, les ouvriers des usines Nicaise et Delcuve; de la Faïencerie Boch; M M. Decastieau Adolphe, entrepreneur; Hoyaux, charpentier; François Hector, plafonneur. 

Une mention spéciale est due à l’ouvrier de la Faïencerie Boch qui, juché sur la façade de l'église, a empêché, dans une position très périlleuse et avec un dévouement et un courage dignes des plus grands éloges, toute conflagration; également au menuisier Clinquart Ephrem, perché sur le laboratoire de chimie et qui a rempli comme le brave dont nous venons de parler, tout son devoir. 

L'agent de police Denaeyer Pierre, un zélé, aussi, a vu une échelle se briser sous lui, et a été blessé, très légèrement heureusement. Il convient également de signaler la courageuse conduite du nommé Culot Joseph du Mitant des Camps, qui, en courant les plus grands dangers, est entré dans le grenier de la maison n°6, rue du Camp de Châlons, occupée par M. Bertouille et a éteint le feu qu'avaient communiqué à un paquet de linge et à une porte, des flammèches tombant sur le toit qu'elles avaient embrasé.

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22/03/2008

Un violent incendie.

La Louvière - Jeudi i9 novembre 1931. UN VIOLENT INCENDIE DETRUIT EN PARTIE LA BRASSERIE BOURGOIS -500.000 FRANCS DE DEGATS. Mardi, vers 7 heures du soir, alors que le personnel de la Brasserie-Malterie Bourgois, rue Gustave Boël, avait quitté le travail, M.Bourgois, sortant de son habitation, vit de la fumée s'échappant des bâtiments de la malterie. 

Il prévint M.Quenon, le directeur de l'établissement, qui se trouvait dans les bureaux contigus à la Brasserie. M. Quenon vint se rendre compte et alerta immédiatement le Central téléphonique qui, lui, suivant ses instructions, avisa la police et la gendarmerie.


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 La nouvelle sirène, installée à l'Hôtel de ville et qui a vraiment son utilité, lança ses appels aux pompiers; ceux-ci, avec une rapidité louable furent vite sur les lieux, mais le feu gagnait en intensité et menaçait de se propager avec une rapidité déconcertante. Aussi, les pompiers des environs furent également mandés et, avec une célérité remarquable, les pompiers des Charbonnages de Bois-du-Luc vinrent se joindre à leurs confrères de La Louvière. La police et la gendarmerie organisèrent un service d'ordre: la foule, prévenue par la sirène, se portant vers les lieux du sinistre. De nombreuses lances furent mises en batterie et l'on attaqua le brasier, avec vigueur. L'effort des pompiers fut impressionnant; montés sur les toitures, ils risquaient leur vie pour épargner un terrible malheur, le vaste bâtiment de la Brasserie-Malterie étant contigu aux installations du Comptoir Général d'Approvisionnement, qui, renferment de nombreuses réserves, qui auraient aidé puissamment à la propagation du foyer et tout le quartier aurait été anéanti, le vent, assez fort, poussant les flammes vers la rue de l'Abattoir. D'un autre côté, une cabine électrique à haute tension – 11.000 volts environ - qui dessert la brasserie et tout le quartier est encastrée dans le mur des bâtiments. On craignait qu'elle ne soit atteinte, ce qui nécessita que, après avoir coupé le courant, plongeant le quartier dans l'obscurité, on protégea avec succès cette installation dangereuse qui, si elle avait subi les atteintes du feu aurait peut-être provoqué une catastrophe, par suite de la proximité d'un réseau de fils électriques partant du Dépôt des Vicinaux tout proche. L'eau fut déversée à torrents, grâce aux réserves du Bassin de Natation Bourgois, situé à quelques mètres du brasier. Des gendarmes furent postés près du passage à niveau de La Louvière, et près de la rue des Rivaux, afin de détourner la circulation des autos, très intense à cette heure, sur cette chaussée importante. La circulation des trams fut complètement interrompue sur la ligne La Louvière-Houdeng. Une foule considérable postée rue Gustave Boël et rue de l'Abattoir, suivait les évolutions des pompiers qui, sous la direction du commandant Nopère, ont donné toute la mesure de leurs moyens avec le matériel qu'ils possèdent. Les réserves de malt ont été complètement détruites; la malterie ne présente plus que des murs calcinés, ainsi que la touraille, qui rougie par le brasier, s'effondra. Les silos à malt et les magasins à houblon sont également anéantis, ainsi que les concasseurs, démergeurs, dépoussiéreurs. Les bureaux ont pu être préservés, ainsi que la bouteillerie, nouvelle construction en béton, qui n'a pas non plus souffert. On put aussi sauver les germoirs et les magasins à grains verts. Les caves, protégées par des voûtes solides, n'ont subi aucune atteinte. Le feu s'éteignit vers minuit. Les dégâts sont couverts par l'assurance. On estime le préjudice à environ 500.000 francs. Le service des clients sera assuré par les réserves de la brasserie. Il n'y aura donc aucun chômage; les tonneaux et camions se trouvant hors d'atteinte. Ajoutons que les bâtiments sont installés sur une longueur d'environ quarante mètres et une largeur de 15 mètres.  UN POMPIER BLESSE. Le pompier Fleurice Duray, habitant rue de la Flache, à La Louvière, appartenant au corps des pompiers de La Louvière, a été blessé au cours des travaux de sauvetage. Il a eu le menton écartelé, la lèvre supérieure sectionnée et les poignets foulés. Fleurice Duray fit une chute de 1m.50. Quelques jours de repos suffiront pour rétablir le courageux sauveteur. 

 

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19/03/2008

Un incendie.

La Louvière - Dimanche-Lundi 22-23 mars 1931.  La firme "S.A. Accumulateurs Erdé", dont les ateliers sont situés rue J-B. Ballas, à Bouvy (près de la gare), a eu ses installations complètement détruites par un incendie, dans la nuit de vendredi à samedi. 

L'alarme a été donnée vers 10h.40 et les pompiers de La Louvière, ainsi que la gendarmerie, furent promptement sur les lieux, avec le matériel communal.

 

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L'on dût cependant se borner à circonscrire l'élément destructeur, qui avait tôt fait d'embraser les ateliers aux parois de planches et les marchandises inflammables y entreposées ou en voie de fabrication. Une maison voisine fut également atteinte, mais dans des proportions bénignes.Les dégâts sont considérables: au remplacement des installations et des marchandises rendues inutilisables, il faut ajouter une valeur de 200.000 francs de matières premières hors d'usage. Il y a assurance. 

Les causes de l'incendie sont encore inconnues: il n'y avait aucun poêle allumé; aucun membre du personnel, veilleur de nuit ou autre, n'était dans les locaux.

 La firme Erdé occupait 11 personnes. 

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07/04/2007

Le feu à la ferme Tout-y-Faut.

Houdeng-Goegnies - Mardi 10 mars 1931.

 

Dimanche, vers 10 heures du matin, le Central téléphonique louviérois alertait les postes locaux de pompiers, les permanences de police et les brigades de gendarmerie.

 

Un incendie s'était déclaré à la ferme de Tout-y-Faut, l'une des plus vieilles fermes de l'ancienne Louvière.

 

Cette ferme est située derrière les hauts-fourneaux des usines Boël et est occupée par le fermier Armand Garitte et sa famille.

 

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La ferme Tout-y-Faut qui disparut en 1968, écrasée par un terril de laitier des Usines Boël.

 

Le feu s'était, en effet, déclaré dans les vastes bâtiments contigus à la maison d'habitation du fermier. Ce bâtiment, d'une longueur de vingt mètres environ sur dix de haut, a des murs de côté d'une épaisseur de nonante centimètres? Le feu, trouvant un aliment facile dans le foin, détruisit complètement l'étage du bâtiment, mais n'eut pas raison des murs.

 

La maison de M. Garitte a pu être préservée, grâce aux secours promptement apportés par les pompiers de La Louvière.

 

Les pompiers avaient branché leurs tuyaux sur le canal.

 

Malheureusement, deux tuyaux de la pompe sautèrent peu après, par le froid intense qui régnait à ce moment.

 

L'on fit appel à la pompe électrique des Usines Boël, dirigée par les ingénieurs Demerbe et Falgas, aidés d'ouvriers de l'usine et des pompiers de La Louvière, sous les ordres de M. Nopère.

 

Les dégâts sont couverts par l'assurance; ils sont assez élevés.

 

Les gendarmes de La Louvière, de Houdeng, et la police de cette dernière commune étaient également sur les lieux.

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23/03/2007

Incendie dans une usine.

Houdeng-Goegnies - Lundi - Mardi 6-7 novembre 1911.

 

Dimanche vers 6h.30 du matin, un incendie se déclarait dans le magasin des établissements de M.Gustave Bardiaux, près de la gare de Houdeng-Goegnies.

 

L'alarme fut aussitôt donnée et les pompiers communaux, commandés par l'agent Parée, ne tardèrent pas à arriver. Heureusement, un vent violent chassait les flammes hors du chantier et, à 9h.30, on était maître du sinistre. Les dégâts se chiffrent à environ 5000 francs. Il y a assurance. Les causes du sinistre n'ont pu encore être déterminées, mais l'on suppose que l'incendie aurait été allumé par les étincelles d'une locomotive de l'Etat.

 

Une enquête est ouverte.

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