05/08/2008

La circulation des piétons.

La Louvière - Jeudi 6 août 1925.

 

L'article premier du nouveau règlement général de police, mis en vigueur à Bruxelles, interdit aux piétons de stationner sur les voies carrossables ou d'y circuler, si ce n'est pour les traverser. Le nouveau règlement prescrit, en outre, aux piétons circulant sur les trottoirs, d'y tenir la droite, afin que sur chaque trottoir se forment deux courants. Jusqu'à nouvel ordre, la police s'abstiendra de dresser des procès-verbaux du chef d'infraction à ces dispositions. Il importe, en effet, tout d'abord, qu'au point de vue dont il s'agit, l'éducation du public ait pu être faite. C'est au personnel de la police qu'il incombera d'inculquer aux piétons des habitudes conformes aux règles établies dans l'intérêt de la circulation et en vue de réduire les dangers de la rue. Les personnes se trouvant inutilement sur la voie carrossable seront invitées par les agents à regagner les trottoirs. Sur les trottoirs mêmes, les passants seront priés de tenir la droite.Voilà, certes, de bonnes mesures à appliquer dans toutes les villes de Belgique. Pourquoi ne ferait-on pas de même à La Louvière.

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29/01/2007

Une distillerie clandestine.

Houdeng-Aimeries - Samedi 11 janvier 1919.

 

La perquisition que nous avons renseignée hier, chez le sieur Vital B.-C, rue Boël, a amené la découverte d'une distillerie clandestine en pleine activité: alambic, réfrigérant, etc. La fabrication était faite au moyen de sucre provenant des pillages à la gare de Bracquegnies. Le coupable a été laissé en liberté sous caution de 2.500 francs.

 

Il y a lieu de féliciter, au sujet de ces faits, notre actif commissaire de police, M. Lucien Staquet. Dut sa modestie en souffrir, nous devons ajouter que depuis son entrée en fonctions, il nous a donné maintes preuves de son esprit d'initiative.

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28/01/2007

Attentat à la dynamite.

Houdeng-Aimeries - Vendredi  14 avril  1902.

  

La nuit dernière, c'est Houdeng-Aimeries qui a eu la visite des dynamitards. Exactement à 10h.25, un bruit formidable entendu jusque Trivières mettait en émoi toute la population.

 

Dans la rue, les gens descendaient prudemment, se demandant où on avait mis de la dynamite. On sut bientôt que c'était la Maison des Ouvriers, plus communément appelée le Patronnage de Houdeng-Aimeries.

 

Sur les lieux, où M. le commissaire de police Bogaert se trouve déjà, la foule commence à arriver. On .put bientôt se rendre compte de ce qui s'était passé. Une cartouche de dynamite avait été posée dans le coin de gauche du seuil de la porte et une cartouche de poudre dans l'autre coin. Cette dernière n'avait fait que fuser en noircissant les pierres, mais l'autre, en éclatant, avait écartelé les trois pierres du seuil, fendu la porte en chêne en divers endroits et brisé tous les carreaux du bâtiment, qui s'étend sur une longueur de quarante mètres. A la maison voisine, occupée par M. Orner Dubois, un carreau a aussi été brisé. Dans la maison, il n'y a absolument rien de détérioré.

 

M. Le commissaire de police Bogaert a ramassé des débris pulvérisés de bourre des cartouches. Il a télégraphié à 5 heures du matin au parquet de Mons, qu'on attend d'un moment à l'autre. Toute la nuit, ce n'a été qu'une procession perpétuelle de gens qui venaient se rendre compte des dégâts.

 

Doit-on attribuer ce ridicule autant que condamnable attentat à de violents partisans du suffrage universel? Nous ne le pensons pas... Les actes à la Pourbaix sont encore trop présents à notre mémoire pour que nous mettions ces faits sur le dos des socialistes.

 

Il faut d'ailleurs constater une chose, c'est que jusqu'à présent, tous les attentats n'ont occasionné que des dégâts matériels, alors que la cartouche de dynamite posée hier à Houdeng pouvait faire sauter tout le bâtiment si elle avait été posée à un endroit plus propice. La situation devient grave.

 

3 heures.

Le Parquet de Mons vient d'arriver à Houdeng-Aimeries pour enquêter au sujet de l'attentat à la dynamite commis à la Maison des Ouvriers la nuit dernière. Il a fait les constatations d'usage.

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