22/06/2008

La vie chère.

La Louvière - Samedi 2 septembre 1911.

  

Les manifestations ont continué jeudi soir dans tous les quartiers de La Louvière. Des femmes armées de bâtons, sont allées stationner en face de la demeure des fermiers et des laitiers, empêchant les clients d'entrer ou sabotant les marchandises de celles qui sortaient. Au quartier du Hocquet, des bagarres se sont produites. Un groupe de femmes était précédé d'une grosse caisse et d'un tambour. Vendredi matin, les scènes de la veille se sont renouvelées. De nombreux laitiers ne sont plus sortis et les Louviérois qui ont voulu blanchir leur café ont dû, grâce à des ruses d'apaches, faire prendre leur lait dans les fermes. Certaines de celles-ci sont gardées par la gendarmerie. Vers 10 heures du matin, un cortège de femmes est remonté la rue Hamoir et aurait fait un mauvais parti à une charrette de laitier sans la présence de gendarmes et de policiers. Cesfemmes, qui ne le prenaient pas trop au tragique, ont alors posé devant... l'objectif. Ce groupe ne sera pas... laid, il sera en tous cas pittoresque.

10:30 Écrit par La Petite Louve dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : prix, lait |  Facebook |

20/06/2008

Le prix du lait.

La Louvière - Jeudi 21 août 1911.

  Une manifestation contre le prix du lait.Les ménagères barrent la route aux laitières.La police et la gendarmerie interviennent.

 

Le mouvement des ménagères contre l'augmentation du prix des produits alimentaires nous apporte chaque jour de nouvelles surprises. Mercredi matin, c'est contre le prix du lait que nos "cordons bleus" ont protesté. Une grande partie des émules de Perrette qui alimentent La Louvière en lait nous viennent de Saint-Vaast et de Trivières, et, pour entrer en ville, elles doivent nécessairement emprunter le pont de Bouvy. Dès six heures du matin, ce pont est gardé par des femmes qui ferment le passage aux équipages de laitières. A 7 heures, une "viole" est requise et aux accents de ses accords ultra harmonieux, les ménagères, en ce moment plus de quatre cents, dansent un gigantesque cramignon. Le spectacle est des plus pittoresque. Un drapeau rouge a été amené et une dizaine de femmes brandissent des pancartes clamant leurs revendications. L'un d'elles représente une charrette de laitier; un agent de police a pris le cheval par la bride; et en dessous cette devise: "Halte-là! Le lait à dix centimes!" Cette pancarte, plus tard, a été saisie par la police. Des laitières peuvent toutefois passer, mais elles sont suivies par les ménagères qui ne cessent de crier: "Le lait à dix centimes!" Et Perrette doit finalement s'y résoudre. En arrivant sur le pont, un marchand de lait a fait demi-tour et est reparti avec son lait. D'autres, prévenus sans doute, n'ont pas osé venir. Et voilà pourquoi de nombreux Louviérois ont dû prendre aujourd'hui leur café noir. La police et la gendarmerie sont intervenues. Mais les femmes se proposent de recommencer demain matin pour obtenir satisfaction complète. Puis elles iront au marché manifester en faveur de la diminution du prix de la viande. Cette révolution féminine en miniature provoque dans tout le Centre un vif émoi.

10:30 Écrit par La Petite Louve dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : prix, lait |  Facebook |

12/06/2008

Le prix du pain.

Lundi-Mardi 6-7 juillet 1909. En suite de la décision prise par la Coopérative de Jolimont de ramener le prix du pain de 60 à 55 centimes, l'Association des patrons boulangers du Centre, comprenant une centaine de membres, s'est réunie hier. Après une longue discussion, il a été décidé que l'on suivrait l'exemple de la Coopérative. C'est ainsi que ce matin, nos ménagères ont payé 55 centimes le pain de deux kilos. 

18:30 Écrit par La Petite Louve dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : prix, pain |  Facebook |